Désignaliser
- à 4 juin 2011
- dans Tansport
Avec la prolifération des feux tricolores, des aménagements routiers et des panneaux de signalisation, des experts ont constaté que l’automobiliste était devenu un chien de Pavlov. Il réagit de manière aussi machinale qu’animale à ces stimuli sécuritaires.
Cette « animalisation » fait surgir deux types de problème qui augmentent les risques d’accidents :
- L’automobiliste voulant se démarquer de l’animal prend un malin plaisir à ne pas respecter ces injonctions.
- Le respect de la consigne met en jachère leur conscience et leurs responsabilités.
Pour diminuer les accidents, des expériences de désignalisation ont été tentées. Elle consiste à supprimer toutes les consignes routières. L’automobiliste doit, pour sa sécurité et celle des autres, faire appel à sa vigilance.
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C’est déjà demain
Cette option étonnante ne fait pas partie du domaine de l’absurde. Dans certains pays, on commence à réfléchir dans ces termes.
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Les rues se déshabillent
Koop Kerkstra n’a pas froid aux yeux. Pour prouver qu’il a raison, cet urbaniste traverse la chaussée en marchant en arrière, sans regarder où il va. Les voitures s’arrêtent immédiatement. « Je n’ai pas peur, je sais que les gens sont civilisés ici, et qu’ils interagissent avec les autres utilisateurs de la route. » Nous sommes à Drachten, une petite ville aux Pays-Bas.
La Hollande se distinguait déjà par son approche particulière vis à vis de la drogue et de la prostitution, la voilà qu’elle…déshabille ses routes ! Plusieurs villes, comme Drachten, ont décidé purement et simplement de supprimer les feux des signalisations et autres marquages. « Quand il y a trop de signalisations, les gens perdent tout sens de responsabilité et ils se comportent comme des abrutis, explique Koop. Quand on supprime les panneaux, ils redeviennent responsables ! »
De nombreuses villes ailleurs en Europe commencent à supprimer les feux. En Suisse, de nombreux politiciens suivent avec intérêt ces expérimentations. A Genève, la députée verte Sylvia Leuenberger a déposé une motion pour réduire les signalisations, tandis qu’à Vevey, le syndic socialiste Laurent Ballif veut supprimer d’avantages les marquages.




















