Sacamilou

Sacamilou

Un croisement chien-valise

Le sacamilou est à la fois un chien-robot et une valise :

– Comme toutes valises, il contient des affaires et est doté de roulettes.

– Chien, il suit son maître, reconnaît sa voix, grogne contre les inconnus qui s’approchent, accourt quand il l’appelle.

Les sacamilous ont deux pattes situées à arrière qui leur permettent de monter et descendre les escaliers. Ils existent en version quotidienne ou voyage.

Les sacamilous sont achetés par des amoureux de chiens mais qui, après avoir connu quelques désamours avec des quatre pattes en chair en os, ont adopté un chien-robot. De plus étant des globe-trotters, ils se déplacent rarement sans leur valise à roulettes.  Les sacamilous les ont séduits parce que cela leur évite de tirer en même temps une valise et un chien.

Au fil du temps la gamme des sacamilous s’est étendue. On trouve :

– Le  biblioteckel : un chien robot doté d’un écran permettant la lecture de livre.

– Le poulebull : un chien qui va faire la cour au sacamilou d’une personne attrayante.

 

  • C’est déjà demain

 

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  • Est-ce une idée désirable ?

  • Oui

Les maladroits qui n’arrivent jamais à éviter les déjections canines et qui, en prime, posent le pied droit dans ces magmas puants, disent oui. Ils imaginent que les roboticiens auront l’intelligence de programmer leurs animaux  pour qu’ils évacuent leurs surplus dans les caniveaux. De ce fait, ils pourront marcher dans la rue le nez en l’air,  voir quand la lune accouche d’étoiles qui dansent, profiter de ce chaos pour innover.

  • Non

Les amoureux des quatre pattes à crocs et crottes rétorquent, que les sacamilous vont détruire le subtil lien qui unit les humains au bout des laisses lors des promenades nocturnes.

A vous de juger

Distripacité

Distripacité

logement-cecile-duflot-sdf-locaux-ministre-logement-670x270Capacité supplémentaire disponible qu’une entreprise ou un particulier propose à une communauté.

L’entreprise a par exemple :

– Des locaux vides certains jours ou tous les jours,

– Une flotte automobile avec des véhicules non utilisés certains jours,

– Une capacité d’accueil à la cantine qui dépasse les besoins de son personnel,

– Des disques durs en sous-utilisation chronique…

Un particulier a par exemple :

– Une chambre disponible,

– Une voiture ou autres outils peu utilisés,

– De nombreux restes dans son réfrigérateur.

La distripacité consiste à faire savoir qu’on a ces capacités en excédents et les proposer à une communauté.

La distripacité est un concept qui vient de la culture numérique. Introduisant le partage de l’information, musique, films, elle  a distillé dans les esprits et rendu possible le partage.

La distripacité s’inscrit dans une logique développement durable. Elle considère que les ressources naturelles sont limitées donc il ne faut pas les gâcher.

  • Actualité du mot

  • La Poste réfléchit au partage de sa flotte automobile. L’idée est de proposer les voitures non utilisées.
  • Buzzcar est un service communautaire de partage de voiture. Elle permet aux propriétaires de voitures de louer leur voiture quand ils ne l’utilisent pas.

  • CouchSurfing propose des hébergements gratuits. Un hôte indique que l’on a de la place pour accueillir. Un voyageur le contacte. Couchsurfing créé depuis 2003 propose 1,2 million de canapés chez l’habitant et a déjà enchanté 5,4 millions de participants.

 

Dépanotage

Dépanotage

chantierAmélioration de la sécurité routière par la suppression de tous les panneaux de signalisation.

Avec la prolifération des feux tricolores, des aménagements routiers et des panneaux de signalisation, des experts ont constaté que l’automobiliste adoptait le comportement du  chien de Pavlov. Il réagit de manière aussi machinale qu’animale aux stimuli sécuritaires.

Cette « animalisation » fait surgir deux types de problème qui augmentent les risques d’accidents :

– L’automobiliste voulant se démarquer de l’animal prend un malin plaisir à ne pas respecter les injonctions à la prudence.

– Le respect de la consigne met en jachère leur conscience et leur sens de la responsabilité.

Pour diminuer les accidents, des expériences de dépanotage ont été tentées. Elle consiste à supprimer toutes les consignes routières. L’automobiliste doit, pour sa sécurité et celle des autres, faire appel à sa vigilance. L’objectif visé est un comportement plus courtois et une responsabilisation de chacun.

 

C’est déjà demain ?

Cette option ne fait pas partie du domaine de l’absurde. Dans certains pays, on réfléchit depuis une dizaine d’années dans ces termes.  La Hollande qui se distingue déjà par son approche particulière vis à vis de la drogue et de la prostitution, s’est mise à déshabiller ses routes ! Plusieurs villes, comme Drachten, ont décidé purement et simplement de supprimer les feux des signalisations et autres marquages. « Quand il y a trop de signalisations, les gens perdent tout sens de responsabilité et ils se comportent comme des abrutis, explique Koop Kerskstra. Quand on supprime les panneaux, ils redeviennent responsables ! »  Ce  concept porte le nom de « Shared Space », soit l’espace de rencontre entre tous les utilisateurs de la route.

En savoir plus : Shared Space

Est-ce un oscide ?

Oui

Avec le dépanotage, les automobilistes, désirant rester en vie, vont adopter une conduite courtoise. A la peur du gendarme succèdera l’audace de la sérénité. Les conducteurs pesteront désormais contre ceux qui sont abimés par la voiture et non plus contre ceux qui abiment leur voiture. On peut toujours rêver !

Non

Un trafic livré à lui-même risque de mettre de nombreux automobilistes au point mort avant de créer un embouteillage de corbillards.

A vous de juger

Gratte-jardin

Gratte-jardin

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Gratte-ciel qui comprend des espaces verts

Un gratte-jardin est un immeuble écologique qui a des espaces verts  (plantes, arbres, potagers…) sur le toit et les balcons.
Outre être indépendant sur le plan énergétique grâce à des panneaux solaires et des éoliennes, le gratte-jardin produit au minimum 50 % des fruits et légumes nécessaires à l’alimentation des habitants de l’immeuble. Chaque logement dispose de son mur végétal dans la cuisine, avec des légumes et des fruits frais à portée de main
Un système de régénération des eaux usées permet d’obtenir l’eau irrigant les potagers.
La récupération de l’énergie produite par les occupants de l’immeuble permet de chauffer les serres. Dans certains gratte-jardin, l’énergie vient des salles de gym attenantes. Les occupants de l’immeuble s’engagent à aller pédaler ou ramer un nombre d’heures par semaine.
Les balcons potagers des gratte-jardin se nomment des « balverts » et les toits des « couverdures ». Ce type d’architecture se nomme écotecture.

  • C’est déjà demain

La folie verte gagne les balcons. Pouvoir jardiner alors qu’on ne possède pas de jardin est une nouvelle tendance urbaine. Même sur un balcon où l’espace est limité, l’important est de prendre plaisir à jardiner et de rester en contact avec la nature.
L’architecte Vincent Callebaut rêve de réintroduire la campagne au cœur de la métropole new-yorkaise. Il a imaginé une ferme de 600 mètres de haut autosuffisante et entièrement naturelle. Nommé Dragonfly, en raison de la structure du bâtiment inspirée d’une aile de libellule, son projet de ferme hybride à la verticale abriterait un laboratoire de recherche, une résidence verte et un élevage d’animaux de ferme.La ferme subviendrait aux besoins alimentaires de sa population totale, soit 50 000 habitants, plus 100 000 autres personnes vivant à proximité du bâtiment.

A Milan, une tour de 27 étages avec des arbres à tous les étages est en cours de construction. C’est pour ses auteurs, la première forêt verticale. Source

Les jardins ne cessent de pousser sur les toits de New-York, jusqu’à Manhattan. A terme, les 5000 hectares de toits aptes à l’agriculture pourraient fournir en légumes toute la métropole.

Gotham Greens’ est un projet qui se traduit par la création de serres sur des toits de Brooklyn.  Source

  • Est-ce une idée désirable ?

Oui
Ce type l’architecture s’inscrit dans un programme qui tente d’apporter des réponses inventives aux nécessités énergétiques de notre époque. Si en prime ce vert met du printemps dans nos villes et nous fait oublier le béton, on a tout à y gagner.
Non
Sous prétexte d’écologie, on va sournoisement nous empêcher de partir en vacances. L’été, il faudra s’occuper de son jardin. Des assassins en herbe vont tuer notre liberté.
A vous de juger

Béchamiel

Béchamiel

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Activité bénéfique tant pour l’individu que la société

Le béchamiel est une activité qui a un double effet :

  • Individuel : elle fait du bien à la personne qui la pratique.
  • Social : elle apporte un plus à une collectivité.

 

Quelques exemples illustrent le principe du béchamiel.
– Vous courez en ayant un but : apporter le journal à une personne âgée ;
– Vous dansez sur une piste de danse qui produit de l’énergie servant à des personnes démunies.
– Vous invitez un sénior ou un handicapé à visiter des lieux publics fréquentés : vous gagnez en squeezant la queue et en même temps faites un heureux.

Pratiquer le béchamiel est se mettre à la sauce de la conjugaison des plaisirs.


A Los Angeles, on peut pratiquer la Good Gym. On court en allant portant son journal à une personne isolée. www.thegoodgym.org

A Rotterdam, un night-club qui se veut écologiquement correct a installé une piste de danse à récupération d’énergie. Plus on s’agite plus on produit. Cette piste de danse, mise au point par mise point par Sustainable Dance Club, une entreprise néerlandaise, est composée de vérins qui bougent au rythme des mouvements des danseurs. L’énergie récupérée est convertie en électricité.

Est-ce un oscide ?

  • Oui

Un plaisir bien ordonné qui commence par soi-même et profite ensuite aux autres, il n’y rien de plus sain.  On évite le décadent judéo-christianisme qui veut que seule la souffrance est généreuse et qu’il est de bon ton de tendre l’autre joue pour récupérer un coup supplémentaire.

  • Non

Si ce principe se généralise, il va rapidement supprimer le principe du plaisir gratuit et inutile. Quand il faudra réfléchir aux effets Kiss cool de ses plaisirs, même le plaisir risque d’être ennuyeux.

A vous de juger
Colautage

Colautage

covoiturage-festival-mielan-musique-midi-pyrc3a9nc3a9es-c3a9tc3a9-2012-ecofestival-gers1Partage de voiture personnelle

Vous n’utilisez votre voiture qu’une ou deux fois par mois, vous pouvez la « colauter ». Pour pratiquer le colotauge, le propriétaire d’une voiture indique les disponibilités de son véhicule et le lieu où elle est habituellement garée. Les personnes intéressées par son usage se manifestent sur un site.

Le système est géré  en temps réel par des applications mobiles. Une puce de géolocalisation collée à la voiture permet de savoir où se trouve la voiture. On peut donc colauter dès que son automobile est disponible quelques heures.

Le colautage  permet de disposer à moindre prix d’une voiture pour partir en week-end ou pour aller à une soirée se trouvant en banlieue. Lors de l’utilisation on paye au propriétaire un tarif qui intègre l’achat et l’entretien du véhicule.  Un prix est proposé par le site aux propriétaires qui le valident ou non.

Le colautage a mis à mal les loueurs professionnels de voitures qui ont riposté en proposant des prix plus bas et des nouveaux services.

  • C’est déjà demain

Des nouveaux systèmes d’utilisation de la voiture se développent.

Les sites de covoiturage deviennent extrêmement performants. Sur les téléphones mobiles, des applications permettent de localiser les personnes ayant de la place dans leur voiture. Demain, on va donc pouvoir sortir de chez soi et repérer immédiatement les voitures qui peuvent nous amener là où l’on désire se rendre. Le règlement s’opérera par virement compte à compte automatique.
Les associations proposant de l’auto-partage se multiplient. On paye un abonnement mensuel et on dispose d’une voiture accessible en libre-service, pour la durée qui vous convient (minimum 1 heure, maximum 7 jours).

Pour plus d’informations, voire distripacité.

Est-ce un oscide ?

Oui

Avec le colautage, la voiture n’est plus le symbole de sa virilité et de sa réussite sociale. En la prêtant, elle redevient un objet utilitaire qui doit être utilisée de manière économe et socialement judicieuse. Un coup de klaxon plus tard, on va pouvoir rêver que ces nouveaux automobilistes aimeront plus leur prochain que leur voiture.

Non

Le chauffeur est de loin la partie dangereuse de l’automobile. Si en prime, il conduit un véhicule ne lui appartenant pas, on risque tous d’être rapidement au point mort.

A vous de juger

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