Dronaliste

Dronaliste

3842780-16x9-700x394Journaliste qui utilise un drone pour effectuer ses reportages.

Descriptif du métier

Les drones sont des avions sans pilote avec

Le dronaliste utilise un drone dans de multiples occasions :

  • Filmer une manifestation ou un lieu interdit.
  • S’approcher de la scène d’un accident.
  • Participer à des recherches de personnes disparues.
  • Déjouer des interdictions de tournage
  • Donner une autre vision des choses
  • Aller sur des endroits inaccessibles
  • Vérifier la fiabilité des informations (Exemple : nombre de participants à une manifestation).

Outre un savoir-faire journalistique, le dronaliste doit acquérir plusieurs compétences  :

  • Caméraman-pilote : il sait piloter un drone par tous les temps et est capable de lui faire prendre des images intéressantes et exploitables.
  • Concepteur d’application : il imagine des applications qui l’aideront à traiter les images prises par le drone.

C’est déjà demain

La première vidéo à avoir popularisé le « drone journalisme » est la couverture des manifestations durement réprimées par la police en novembre 2011 à Varsovie, en Pologne. Les images, fortes et inédites, ont rapidement fait le tour des chaînes de télévision à travers le monde.

En Australie, la chaîne de télévision Channel Nine se voyant refuser l’accès à l’île Christmas, où sont détenus des immigrés en situation irrégulière, a décidé de contourner l’interdiction en survolant le site.

Une équipe de football du Tenessee a testé l’utilisation d’un drone pendant un match.

L’Express a lancé un projet de drone journalisme intitulé « Drone It ». Pendant deux mois, cinq équipes munies d’un drone réalisent des reportages photos et vidéos. Les reportages seront diffusés le 4 juin sur un blog de l’Express.

MicroDrone est un drone low-cost (100$), avec une caméra HD, qui a un rayon d’action de 120 mètres, et, à terme, la possibilité de streamer en direct. Il pourrait être utilisé par les journalistes en cas de catastrophes naturelles par exemple.

Prospective du métier

Depuis que les drones permettent de capter des images stables et en haute définition, ils débarquent dans les rédactions.

Des écoles de journalisme américaines proposent à leurs étudiants des cours de pilotage de drones alors que cette pratique est encore interdite.

L’avenir de l’information passe par les drones, affirme Scott Pham, directeur des programmes de la radio publique KBIA. Ce reporter radio américain a lancé un programme de drone journalisme en partenariat avec l’université du Missouri et avec le département technologies de l’information de l’université. Une voie déjà ouverte par l’université du Nebraska. Ces écoles considèrent ces classes comme expérimentales et prônent l’utilisation des drones pour des couvertures d’incendies ou d’inondations.

Si les drones peuvent enrichir le travail journalisme, deux écueils doivent être évités :

–  L’outil doit donc rester au service du journaliste et non l’inverse. Une précision importante, car la technologie fait souvent perdre le bon sens aux plus sensés.

–  Se servir des drones pour violer la vie privée. On imagine que des paparazzi, par l’odeur de l’argent alléché, vont les utiliser pour piéger les people.

Plus

www.dronejournalismlab.org

www.diydrones.com

http://diydrones.com/

Nomophobcteur

Nomophobcteur

 

nonophobiePraticien spécialisé dans le traitement de la nomophobie ou la peur d’être séparé de son téléphone mobile

État des lieux

La nomophobie  est un mot qui vient de la contraction de l’expression anglaise no mobile-phone phobia. Ce  mot a été inventé au cours d’une étude menée en février 2008 par la UK Post Office qui observait les angoisses subies par les utilisateurs de téléphones mobiles. Cette étude a révélé que 53 % des utilisateurs de téléphones mobiles (76 % chez les jeunes de 18 à 24 ans) en Grande-Bretagne sont anxieux quand leur téléphone est perdu, à court de batterie ou de crédit, ou qu’ils n’ont pas de couverture réseau.

Cette angoisse se traduit tant par la vérification permanente de la présence du téléphone  dans sa poche ou dans son sac que par une consultation permanente de l’objet. Si une alerte avertit de l’arrivée d’un message, le propriétaire en prend connaissance sur-le-champ. Si le téléphone est inerte, il vérifie que le réseau est en état et que son appareil a encore de la batterie.

Les accros au mobile ne quittent  pas leur appareil d’une semelle. Ils l’emportent quand ils vont aux toilettes ou prendre leur douche. Il peut aussi devenir un amant virtuel bien encombrant en prenant place dans le lit conjugal.

Ce phénomène a augmenté avec l’apparition des smartphones. Avec le boom des réseaux sociaux, on attend maintenant des signes d’amis aussi virtuels qu’inconnus.

Détourné en permanence de son quotidien réel par une sollicitation virtuelle constante, l’usager oublie de vivre l’instant présent.

Missions

Le nomophocteur est un thérapeute. Il aide son patient à se débarrasser de son mobile.

Il lui fait prendre conscience des dégâts que peut commettre son addiction : sursaut à chaque alerte, impossibilité à communiquer avec les personnes présentes, zapping entre différents sujets, absence de concentration, de continuité dans la réflexion…

Il lui propose  une méthode pour se désaccoutumer. Ils choisissent les méthodes volontaires ou les régimes sans mobile imposés. Il s peuvent aussi prescrire des patchs anti-mobiles qui distilleront un flot de messages provoquant la saturation.

Prospective et perspectives

La crainte de perdre son téléphone ou qu’il ne soit plus état risque de disparaître avec l’évolution des technologies. Cet objet va être remplacé par des lunettes et ensuite pas des puces insérées dans différents objets quotidiens voire sous la peau.

En revanche, le besoin d’être en permanence connecté  avec des personnes éloignées risque d’augmenter et de devenir encore plus maladif.  Des technologies comme la réalité augmentée permettant de visionner ce que voit un autre rendront sans doute encore plus dépendants.

Les nomophocteurs devront agir pour que les individus vivent et dégustent leur vie et ne se contentent pas de vies morcelées par substitution.

Egotwitting

Egotwitting


egoL

Narcissisme exacerbé qui utilise Twitter pour s’exprimer

L’égotwitting consiste à envahir ses abonnés de messages dont le principal objectif est d’attirer l’attention sur soi.

Plusieurs types de messages caractérisent l’egotwitting :

  • Les messages narrant les grandeurs et insignifiance de ses activités quotidiennes. Le twittos envahit le fil avec des informations palpitantes du style : « je viens de terminer mon café et je vais me brosser les dents » Ne résistant à aucune médiocrité, l’egotwitteur peut dans l’élan photographier son bol de café et sa brosse à dent.

Viens de rebooter le Mac et de faire quelques installations. Eh bien, il en avait besoin le pauvre. Ca tourne mieux. 🙂

  •  Les messages publics destinés à ne rien dire à des individus précis. On aura par exemple une longue liste de qui se terminera par Bonjour ! Hello ! ou un smiley.
  • Les messages qui se situent entre le néo-artistique décadent et le subliminal consternant. On peut les traduire par : « Je n’ai vraiment rien à dire et cela me fait tellement mal, qu’il faut que l’ouvre. »

L’égotwitting peut aussi se déceler dans les adeptes de Twitter qui passent leur journée à retweetter des messages (retweeter : renvoyer un message qu’un autre a rédigé) . Leur espoir est qu’on leur rendre la pareille si un jour ils venaient à avoir quelque chose à dire.

L’egotwitting est très pratiqué par ceux qui veulent développer leur « Personal branding » ou considèrent leur personne comme une marque à valoriser.

Nielser

Nielser

Lancer un pavé dans un marché qui crée la sidération et oblige un secteur à changer ses pratiques.

Alors qu’un secteur ronronne, vous :
– Lancez un service ou un produit qui détint les lois du secteur ;
– Modifiez radicalement les us et coutumes d’un domaine d’activité ;
– Inventez une autre manière de faire.
Vous nielsez.

On nielse quand on oblige la concurrence  à réagir.

Origine du mot :le verbe nielser vient de Xavier Niel. Ce patron de Free a lancé un pavé dans la marre du téléphone mobile en proposant un forfait tr ois fois moins cher que la concurrence.

  •  C’est déjà demain

Xavier Niel a nielsé

Différents éléments montrent qu’il a créé la sidération .

  • Le service client est peu aimable quand il répond à ses clients sur Facebook.

La hotline cherche à noyer le client.

http://www.ubest1.com/?page=video/34650

Source www.nikopik.com

  • Il y a quelques années Google a nielsé en changeant les pratiques des gains publicitaires sur Internet. Alors qu’on avait des bandeaux, Google a lancé les addwords (les liens commerciaux dans la colonne de droite de votre moteur de recherche). Son idée était de considérer qu’il gagnerait plus d’argent en touchant 1 pour mille que 10 pour 100. En clair, les micro-recettes seraient gagnantes.

 

  •   Est-ce une idée désirable ?

Oui
Dans de nombreux secteurs, les entreprises s’entendent pour tondre leurs clients dans le sens de leurs profits. L’entrée d’un mouton noir dans la bergerie les oblige à béler d’une  manière plus courtoise à l’égard de leurs clients.

Non
Dans un système complexe, le pavé dans la marre peut avoir des conséquences dramatiques. On peut assister à l’écroulement d’un château de cartes qui, s’il était fragile et bancal, avait le mérite d’exister. Les moutons risquent alors de payer le prix fort la casse de leur bergerie.

A vous de juger

Zombiquité

Zombiquité

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Capacité à être présent physiquement et absent mentalement car en lien avec des personnes distantes.

L’individu atteint de zombiquité a des  attitudes caractéristiques :

– Il a le nez dans son smartphone et envoie des SMS, tweets, messages à sa communauté.

– Son écoute est flottante. Il cherche juste à agripper des propos qui vont intéresser des individus de ses réseaux.

– Sans demander, il prend des photos des personnes physiquement présentes et les envoie sur le réseau.

– Il place dans la discussion une remarque décalée émanent de personnes distantes.

– Il parle de son nombre de followers, d’amis Facebook et de son Klout.

– Il considère être un individu généreux qui œuvre pour le bien d’une communauté et non un rustre impoli.

Le terme vient du latin ubique qui veut dire partout et de zombie, un mort-vivant dans la mythologie Vaudou et les mondes imaginaires.

Synonyme : la présabsence

Sensophone

Sensophone

02-scmTéléphone qui respire et embrasse

Les sensophones sont des téléphones qui ajoutent des sensations aux échanges téléphoniques intimes. Ils font sentir le souffle de l’interlocuteur, la fougue d’une étreinte ou la l’émotion d’un baiser.

Plusieurs techniques sont utilisées :

  • Pour le souffle, des capteurs enregistrent la respiration de l’amoureux et transmettent des petits jets d’air.
  • Pour l’étreinte, une sangle transmet les pressions que l’interlocuteur exerce sur son portable.
  • Pour les baisers, des capteurs d’humidité mesurent l’intensité des baisers de l’interlocuteur et restituent la passion grâce à une éponge humide motorisée qui exerce une pression sur une membrane semi-perméable. Le mouvement de l’éponge permet de distinguer entre une simple bise et un baiser torride.
  • Actualité du mot

Quatre prototypes de sensophone ont été présentés par le chercheur Fabian Hemmert à la conférence Mobile HCI (Human-Computer Interaction with Mobile Devices and Services), à Stockholm.

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