La vie n’est que de l’ennui et de la crème fouettée

L’ennui n’est pas mortel. La preuve, je suis toujours en vie après avoir assisté à une réunion intitulée « Imaginer les nouveaux métiers du patrimoine ». Pendant un temps aussi long qu’une journée sans amour, j’ai écouté parler ceux qui avaient le moins à dire et coché le nombre de fois où j’entendais les « moins pensants » affirmer que l’avenir était  dans « la percolation du numérique dans les musées ». 

Voltaire racontait que  : « La vie n’est que de l’ennui et de la crème fouettée ». Dans cette réunion, il manquait pour fouetter les intelligences, cet ingrédient essentiel qu’est l’imagination. Sans cette compagnie de transport, non polluante et terriblement efficace, il est toujours difficile de sortir de l’ornière de l’existant. Bref, si vous voulez imaginer les métiers de demain dans un domaine, je vous invite à cliquer par ici. Vous pourrez acheter le Dico des métiers de demain ou découvrir le programme des ateliers.

Après ces quelques lignes qu’on pourrait qualifier de critico-promotionnelles, je reviens à mon radotage hebdomadaire : les métiers de demain.

Cette semaine, j’ai repéré dans l’actualité trois informations qui m’ont fait gamberger.

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1. Un utilisateur de Airbnb  a été condamné à 2400 dollars pour avoir loué son logement à New York. L’homme avait loué son appartement pendant trois jours alors qu’une loi sur les « hôtels illégaux », votée en 2010, et en vigueur à New York depuis mai 2011, précise que des particuliers ne peuvent tirer de revenus d’une location de moins de vingt-neuf jours, à moins de se déclarer hôteliers ou d’être présents dans l’appartement le temps de la location. Cette condamnation résulte du succès d’Airbnb et des autres plateformes permettant à des particuliers de louer leur appartement. Le secteur hôtelier pratique un fort lobbying pour éviter cette concurrence et continuer à faire ses choux gras du tourisme.

De cette actualité, je déduis qu’il y a un fort besoin de juristes qui vont faire évoluer les lois en fonction des nouveaux usages issus du numérique. Il faudra par exemple des légisboteurs ou spécialistes des droits des robots qui s’interrogeront sur les responsabilités en cas d’accident provoqué par un robot. Qui est responsable ? Le propriétaire, le constructeur, le développeur… On aura aussi de plus en plus besoin de spécialistes de la propriété intellectuelle numérique. Ils réfléchiront sur la propriété des données que produisent des particuliers dans un espace numérique gratuit (Ex : Facebook). Appartiennent-elles à l’individu ou au gestionnaire de la plateforme ? Le dataviseur ou spécialiste de la création de valeurs générées à partir des données numériques de l’entreprise aura bien entendu son mot à dire.

2. La compagnie aérienne australienne Qantas propose des romans et polars dont la taille est adaptée au temps de vol. Ils se basent sur les statistiques d’Hachette qui stipulent qu’un lecteur moyen peut lire entre 200 à 300 mots, ou une page, chaque minute.

Ayant écrit dernièrement une lettre ouverte aux éditeurs en noir ( Sortez de vos casseroles et innovez ! ) et  blanc qui racontent les freins et les nouvelles possibilités de l’édition, j’apprécie particulièrement ce type d’idée.

En prime, je crois qu’au lieu de réinventer en permanence la roue, les entreprises devraient réhabiliter le cambriolage d’idées et engager des percolateurs  ou spécialistes du copier-coller intelligent et de l’adaptation d’idées innovantes.

3. Un magasin australien fait payer 5 dollars les clients qui n’achètent pas. Cette approche anti-commerciale a pour objectif de lutter contre l’afflux des clients qui viennent se renseigner sur un produit avant de l’acheter sur Internent.

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Cette actualité montre avec cette pratique qu’on nomme le « Ropo » (Research Online Purchase Offline ») qu’une page a été tournée. On va de moins en moins dans les magasins pour effectuer l’acte de l’achat. Si des nouveaux métiers vont émerger avec les évolutions de la vente virtuelle (Exemples : Dronadaire : Spécialiste de la livraison de colis par drone. RAbouteux : Concepteur d’applications de réalité augmentée qui dopent les ventes) il faudra surtout imaginer ensemble une autre manière d’animer la ville.

Futureusement vôtre.

Anne-Caroline Paucot

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Vous voulez :
  • Réfléchir aux métiers de demain.
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