Pour cette première lettre de l’année, je vous souhaite tout d’abord une année créative et souriante qui contribue à nous propulser dans un monde plus solidaire et désirable.

IMG_0754

Dans mes cartons aux bonnes intentions, il y a bien entendu la parution hebdomadaire de la lettre du vendredi. Même s’il a 100% de risque (voir plus) que je ne tienne pas mes promesses, l’actualité 2013 du dico du futur est chargée. Elle se décline au mode collaboration ludique et créative. Pour aller dans  ce sens, il y a dans les casseroles d’une part une application mobile pour inventer ensemble les mots de demain et d’autre part un dispositif d’animation et de réflexion autour des métiers du futur.

Ce deuxième travail commençant par la constitution d’un corpus de métiers du futur, j’en ai sélectionné trois. À mon sens, ils dénotent d’un changement radical de la manière de penser.

Participapulseur… Des réunions participatives

Le participapulseur  est un concepteur et animateur de manifestations participatives.

  • Internet change les manières de faire et de penser dans tous les domaines. Même si cela peut surprendre, celui du séminaire, réunion, conférence est concerné :
  • la connaissance universelle est désormais en libre accès sur le Net. Envisager des manifestations qui se limitent à la diffusion d’expertises s’avère moins pertinent.
  • favorisant les interactions entre des éléments hier distincts, le monde s’est complexifié. Pour résoudre les nouvelles problématiques, faire appel à l’intelligence collective s’impose de plus en plus.
  • les nouveaux outils numériques et les réseaux sociaux ont familiarisé les participants au partage d’informations et à l’échange d’idées et de réflexions. Devenus acteurs, ils aspirent à participer activement aux débats et acceptent moins d’être réduits au rang de spectateur.
  • les réunions s’ouvrent au monde. Un message Facebook ou Twitter envoyé depuis un téléphone mobile fait sauter les frontières.
  • les échanges virtuels se multipliant, les rencontres physiques deviennent de plus en plus nécessaires. Elles permettent de consolider les liens virtuels et d’organiser des métissages d’approches et d’idées propices à l’innovation.

Cette prise de conscience n’est pas effective. La preuve on assiste tous encore à des séminaires, réunions, conférences où le degré de somnolence des auditeurs est en phase avec la longueur des interventions. Sans doute parce que plus les prestations sont médiocres, plus longues sont-elles.

Pour vous aider à impliquer les participants, les Propulseurs vous proposent « Secouez-les. Dix principes pour réussir un événement participatif »
Au menu, la version numérique gratuite et une version papier plus complète (Prix 10 euros)..

Funébriste… La mort au mode techno

Dans le domaine du funéraire, les traditions persistent, car peu s’aventurent à les bousculer. On assiste néanmoins à quelques évolutions. L’enterrement devient plus écolo avec le cercueil en carton et l’urne biodégradable. Plus techno aussi avec des QR code sur les tombes ou des diffusions en ligne des cérémonies.

Mais la question nouvelle qui se pose lors de la mort d’une personne est la gestion de ses  différentes identités numériques.  Facebook a créé un formulaire permettant de passer au statut « mémorial ». Aux États-Unis, des avocats viennent de lancer une croisade pour que les données personnelles digitales soient considérées comme une partie du testament d’un défunt, dont le contrôle pourra ainsi être transmis aux héritiers. Avec les funébristes, on résoudra quelques problèmes métaphysiques en sachant qu’on aura une vie virtuelle après la mort !

Legisboteur… Spécialiste des droits des robots

Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour que la loi reste figée et ne s’adapte pas aux évolutions sociétales. Demain, elles se mobiliseront peut-être contre l’instauration du statut juridique de personne virtuelle. À l’instar du statut existant de personne morale, il donnerait des droits aux robots. Des chercheurs considèrent que, vu le développement des robots de compagnie et des relations qui peuvent se créer, il faudra envisager un droit spécifique et donc des légisboteurs. Certes aujourd’hui, un droit pour les robots paraît surréaliste. Mais cela l’est juste autant qu’hier lorsqu’on a envisagé de condamner pour mauvais traitements aux animaux !

À la semaine prochaine… ou celle d’après. En attendant, propulsez-vous bien !

Anne-Caroline Paucot