Euthanalogue

Euthanalogue

191625-6 Xt0vC elderly-people-on-computer2 dsc_0576 admin_bureau_XXL 2859480267_be038f7b91_z 9339000-algorithme-complexe-pour-trouver-des-modeles-de-donnees Films-On-Fridges-Refrigerators-6 3107202867_1_3_pf0mpQof slide12 minorityreal brocha2sss_23_rotador Euthanasie-menottes

Médecin assurant la gestion des demandes d’euthanasie

L’euthanasie est légale dans différents pays européens.  Les Pays-Bas ont  été le premier pays du monde à la légaliser en avril 2001. En Belgique, le suicide assisté est permis par la loi depuis septembre 2002. La loi belge oblige le patient à être majeur, «capable et conscient» et à formuler sa demande de façon «volontaire, réfléchie et répétée». Il doit en outre se trouver «dans une situation médicale sans issue et faire état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».  Le Grand-Duché est le dernier des trois pays du Benelux, et le troisième pays de l’UE, à légaliser l’euthanasie. Le texte légalisant l’euthanasie sous certaines conditions a été promulgué en mars 2009. Ce dispositif, interdit pour les mineurs, concerne les patients en situation médicale «sans issue».

L’euthanasie étant un geste grave, irréparable, où des abus sont tragiques,  des thérapeutes se sont formés afin de répondre à toutes les demandes.  On les nomme des euthanologues.

Les euthanalogues conseillent les patients et les familles et pratiques les euthanasies.

Les euthanalogues doivent suivre un processus les obligeant à avoir des connaissances en psychologie, gestion d’informations, lecture de diagnostics et droit : ils doivent interpréter la loi et se demander si le patient a simplement une «fatigue de vivre» – l’euthanasie serait illégale dans ce cas – ou s’il veut mourir en toute connaissance de cause.

  • Actualité du mot

La loi Leonetti

Votée en 2005, elle permet un accompagnement de la fin de vie du patient en situation incurable. Elle proscrit l’acharnement thérapeutique, autorise l’arrêt des traitements quand le patient le demande et permet le soulagement de la douleur par des sédatifs, au risque d’entraîner la mort. Elle instaure la possibilité de rédiger des directives anticipées pour le cas où une personne serait, un jour, hors d’état d’exprimer sa volonté.

A la suite de la loi Leonetti, une accélération du développement des soins palliatifs a été décidée. Désormais, chaque région dispose au moins d’une unité de soins palliatifs. On en compte 107 au total. Mais celles-ci sont surtout concentrées dans cinq régions (PACA, Rhône-Alpes, Bretagne, Nord – Pas-de-Calais et Ile-de-France), et certains départements n’en comptent toujours pas. Les équipes mobiles de soins palliatifs sont désormais 350 et 4 700 lits spécialisés dans des services divers sont ouverts. Mais un manque d’effectifs dans les structures est constaté par rapport à ce qui avait été programmé. Résultat : l’essor est encore trop faible pour qu’en France tous les patients puissent bénéficier d’une réelle prise charge.

 

Euthanasie en France: la loi est-elle en décalage avec la société ?

La justice a placé le docteur Bonnemaison sous contrôle judiciaire mais il reste libre ! Cet urgentiste avait été mis en examen pour 4 cas d’euthanasie sur ses patients. Le contrôle judiciaire lui impose de déménager de sa région et surtout de plus exercer la médecine. Aucune des familles de malades n’avait cependant porté plainte contre lui. Le voilà donc sanctionné, mais le médecin échappe à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette nouvelle affaire autour de l’euthanasie relance la délicate question de la fin de vie en France.

A suivre sur Rfi

123