Génomicien

Génomicien

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Éthicien qui anticipe les dérives liées au décryptage du génome.

Descriptif du métier

Le génomicien est un spécialiste des problématiques de santé ayant des compétences juridiques et sociologiques.

Santé

  • Il cadre les modifications génétiques. Exemples : inactivité des gènes responsables de maladies ou du vieillissement, ajout de gènes « protecteurs » contre le cancer par exemple.
  • Lors de l’analyse du génome du fœtus, il dresse la liste des dysfonctionnements génétiques qui peuvent entraîner un avortement.
  • Il préconise des systèmes de surveillance pour les patients ayant des prédispositions génétiques pour l’une ou l’autre maladie.
  • Il favorise la mise en réseau des génomes et l’émergence d’une médecine citoyenne permettant aux personnes atteintes de maladies génétiques tant d’échanger des quantités d’informations avec leurs pairs que de témoigner de leurs expériences avec tel ou tel médicament.
  • Il réfléchit en partenariat avec divers professionnels à des moyens de diminuer le stress et l’anxiété liés à l’analyse du génome.

Société

  • Employeur, banquier, assureur ? Il dresse la liste de ceux qui ont accès au génome d’un individu et ceux qui n’ont pas le droit de le demander.
  • Il vérifie qu’on ne marginalise pas et ne pénalise pas les porteurs de certains gènes.
  • Il examine par les faits et gestes des compagnies d’assurance afin qu’elles ne pénalisent pas des clients en ayant accès à ces informations. Il repère celles qui surtaxent les clients qui portent des gènes indiquant qui vont développer une maladie incurable.
  • Il encadre la transmission du génome dans une même famille et canalise ainsi les conflits.
  • Il définit les modalités pour assurer la sécurité de ces données.

C’est déjà demain

2000, le biologiste Craig Venter et le consortium scientifique international du Human Genome Project annoncent en même temps avoir décrypté les 6 milliards de lettres qui composent le génome humain. En 2004, on a la première publication d’un génome humain. Les travaux ont coûté 3 milliards de dollars et duré plus de dix ans.

Huit ans plus tard, le coût du séquençage d’un génome humain a considérablement diminué et il sera d’environ 1000 dollars dans deux ou trois ans. L’opération se fera en moins de 24 heures. Un dispositif pas plus gros qu’une clef USB permettra de lire la séquence d’ADN de n’importe qui en quinze minutes !

Comme la recherche sur les liens entre certaines maladies et les gènes fait de grands pas, on va pouvoir savoir si l’on a des prédispositions à développer — entre autres — un cancer ou une maladie d’Alzheimer.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est déclaré favorable à des tests génétiques fœtaux pour le dépistage de la trisomie 21. Ces analyses de l’ADN fœtal permettent de réduire fortement le recours aux examens telles les amniocentèses, potentiellement à risque pour le fœtus. Au-delà de la trisomie 21, cet avis ouvre la porte au diagnostic génétique du fœtus.

Prospective du métier

Le décryptage du génome pour tous va sans aucun doute révolutionner la médecine. Comme après l’analyse, on va passer aux modifications génétiques, ce saut quantique mérite d’être sérieusement préparé et encadré.

L’affaire pose aussi de nombreuses questions sociétales. Que se passera-t-il si de telles informations tombaient entre les mains de compagnies d’assurance, d’employeurs ou de futurs conjoints ? Va-t-on exiger des bébés garantis anti-cancer ?

Il est donc urgent de former des génomiciens qui vont aider la société à bien réfléchir à ces diverses problématiques et à prendre des bonnes décisions.

Gamificateur

Gamificateur

Concepteur de dispositifs ludiques favorisant le changements des comportements.

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Descriptif du métier

  • La gamificateur
  • Repère toutes les situations qui nécessitent un changement d’habitudes.
  • Propose différents dispositifs ludiques pour faire accepter ces changements.
  • Valide l’efficacité du recours à ces principes.
  • Communique sur les résultats ;
  • Crée une feuille de route open source permettant de dupliquer et adapter le principe.

Le gamificateur est un joueur. Il connaît  tant les mécaniques des jeux que ses processus addictifs.

Le gamificateur  utilise le jeu pour changer le monde. Il ne faut pas le confondre avec le gamiketeur qui utilise le jeu pas pour faire consommer plus.

C’est déjà demain

La poubelle sans fond

Vous jetez un papier dans une poubelle publique et vous entendez un son signalant que votre déchet est parti faire un voyage au centre de la Terre. Et si demain, les poubelles nous étonnaient serions-nous prêts à mieux recycler ?

Le radar loterie

Sur le périphérique, vous roulez à 42 à l’heure. Un radar vous signale que vous avez gagné un gigot. Votre téléphone clignote. Vous pouvez aller chercher votre lot au supermarché du coin. Et si demain, les radars s’amusaient à récompenser les conducteurs respecterions-nous mieux les limitations de vitesse ?

L’escalator-piano

Vous montez un escalier. À chaque marche, vous actionnez une note de musique. Musicien talentueux, vous vous épuisez à rejouer dans le métro, la symphonie pastorale. Et si demain, des escaliers musicaux, vous donnez envie d’abandonner les escalators ?

Un toboggan-escalier

Volkswagen a installé un toboggan dans les escaliers d’un métro berlinois. Selon ses promoteurs, les toboggans ont changé la routine quotidienne de ceux qui les ont essayés et modifié leurs modes de transport et leur conception de ce qui est socialement approprié. Au beau milieu de l’espace public, en voyageant grâce à un toboggan comme un enfant sur une aire de jeux, on perd toute notion de contrôle, exactement ce que l’on redoute dans un environnement collectif.” Et si demain, il y avait plus de toboggans est-ce que l’on glisserait moins dans la routine ?

Prospective du métier

Avec l’avènement aux postes de décision de la génération des gamers, il y a des grandes chances que demain on joue pour vendre, gérer, décider, imaginer, s’entraider, faire adopter de bons comportements…

Le jeu aura tant d’importance, que les parents demanderont sans doute à leurs enfants

Dans ce contexte, il pourrait avoir des jeux pour arrêter de fumer, maigrir, trouver un boulot, changer de partenaire, faire ses courses voire élever ses enfants. On entendra les parents leur demander : « Tu t’es lavé les dents? Tu as fait tes devoirs ? Tu as joué ? ». Former des gamificateurs de qualité s’avère urgent si l’on ne veut pas que ces jeux soient sérieusement ennuyeux.

 

Gratte-jardin

Gratte-jardin

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Gratte-ciel qui comprend des espaces verts

Un gratte-jardin est un immeuble écologique qui a des espaces verts  (plantes, arbres, potagers…) sur le toit et les balcons.
Outre être indépendant sur le plan énergétique grâce à des panneaux solaires et des éoliennes, le gratte-jardin produit au minimum 50 % des fruits et légumes nécessaires à l’alimentation des habitants de l’immeuble. Chaque logement dispose de son mur végétal dans la cuisine, avec des légumes et des fruits frais à portée de main
Un système de régénération des eaux usées permet d’obtenir l’eau irrigant les potagers.
La récupération de l’énergie produite par les occupants de l’immeuble permet de chauffer les serres. Dans certains gratte-jardin, l’énergie vient des salles de gym attenantes. Les occupants de l’immeuble s’engagent à aller pédaler ou ramer un nombre d’heures par semaine.
Les balcons potagers des gratte-jardin se nomment des « balverts » et les toits des « couverdures ». Ce type d’architecture se nomme écotecture.

  • C’est déjà demain

La folie verte gagne les balcons. Pouvoir jardiner alors qu’on ne possède pas de jardin est une nouvelle tendance urbaine. Même sur un balcon où l’espace est limité, l’important est de prendre plaisir à jardiner et de rester en contact avec la nature.
L’architecte Vincent Callebaut rêve de réintroduire la campagne au cœur de la métropole new-yorkaise. Il a imaginé une ferme de 600 mètres de haut autosuffisante et entièrement naturelle. Nommé Dragonfly, en raison de la structure du bâtiment inspirée d’une aile de libellule, son projet de ferme hybride à la verticale abriterait un laboratoire de recherche, une résidence verte et un élevage d’animaux de ferme.La ferme subviendrait aux besoins alimentaires de sa population totale, soit 50 000 habitants, plus 100 000 autres personnes vivant à proximité du bâtiment.

A Milan, une tour de 27 étages avec des arbres à tous les étages est en cours de construction. C’est pour ses auteurs, la première forêt verticale. Source

Les jardins ne cessent de pousser sur les toits de New-York, jusqu’à Manhattan. A terme, les 5000 hectares de toits aptes à l’agriculture pourraient fournir en légumes toute la métropole.

Gotham Greens’ est un projet qui se traduit par la création de serres sur des toits de Brooklyn.  Source

  • Est-ce une idée désirable ?

Oui
Ce type l’architecture s’inscrit dans un programme qui tente d’apporter des réponses inventives aux nécessités énergétiques de notre époque. Si en prime ce vert met du printemps dans nos villes et nous fait oublier le béton, on a tout à y gagner.
Non
Sous prétexte d’écologie, on va sournoisement nous empêcher de partir en vacances. L’été, il faudra s’occuper de son jardin. Des assassins en herbe vont tuer notre liberté.
A vous de juger

Gazonnul

Gazonnul

Qualificatif de la mesure interdisant aux vieux de fréquenter les jeunes et par extension toutes lois et mesures aussi stupides que discriminatoires.

 

2025, 30 % des Français ont plus de 60 ans… L’augmentation du nombre de personnes âgées étant problématique, diverses mesures ont été prises pour tenter de limiter la pression de cette classe d’âge. Toutes celles allant vers une discrimination par l’âge furent qualifiées de gazonnul. Le mot est au fil du temps utilisé pour désigner toute mesure aussi stupide que discriminatoire.

Avec le développement des contacts par réseaux virtuels , on a assisté à la multiplication de relations entre les générations. Des études ont montré que ces échanges avaient un effet bénéfiques sur la santé et donc la longévité des personnes les plus âgées. Les personnes en métissage générationnel fréquent ont une espérance de vie de cinq ans supérieure à celle de ceux qui vivent entre leurs pairs d’âge.

Avec les difficultés liées au vieillissement de la population, cet élixir de jouvence a commencé à poser problème aux autorités qui ont envisagé d’interdire aux plus âgés d’être en contact avec des plus jeunes.

Avant d’être mise en place, cette mesure a été qualifiée de gazonnul. D’une part parce qu’elle était justifiée par une étude sur les soft fly (mouches de gazon), d’autre part parce qu’elle se situait vraiment à hauteur de gazon.

 

Les jeunes plus efficaces que la DHEA

Selon une étude américaine réalisée sur des mouches, le secret de la longévité tient dans la fréquentation de la jeune génération. Pour leur étude parue dans les annales de l’Académie nationale des sciences, les chercheurs ont élevé une espèce de toutes petites mouches à l’espérance de vie très courte (sod fly) : un bocal contenait un groupe témoin, et un autre un groupe placé en compagnie d’un autre groupe de mouches plus jeunes, d’une espèce identique mais vivant plus longtemps. Les mouches élevées avec leurs cadettes ont vécu en moyenne deux fois plus longtemps que les autres. Et des tests ont ensuite montré qu’elles se trouvaient dans un meilleur état physique et étaient plus à même de survivre à des situations de stress dans leur environnement que les mouches témoins.

Ces résultats montrent que les interactions sociales avec des membres plus jeunes de l’espèce ont un effet bénéfique sur le plan physiologique, au moins pour ces petites mouches, a déclaré le principal auteur de l’étude, Chun-Fang Wu, professeur de biologie à l’université de l’Iowa.

L’expérience n’a cependant pas permis de comprendre les mécanismes en cause. Une réponse à cette question pourrait avoir des implications pour la santé humaine, et notamment dans la connaissance des maladies liées à l’âge comme celles de Parkinson, Huntington ou Alzheimer. « Cette étude montre que l’espérance de vie des “sod flies” est malléable et qu’elle peut être conditionnée par des interactions sociales, ce qui corrobore l’idée que l’environnement social peut avoir un impact bénéfique pour les personnes qui souffrent de maladies neurologiques liées à l’âge », écrivent les auteurs de l’étude.

Touche pas à mon vieux

Le chercheur Jérôme Pélissier dénonce « l’âgisme »


Comment est parti ce mouvement ?

En 2007, deux grandes enquêtes ont été publiées. L’une par l’Institut national des études démographiques (Ined) sur la sexualité des Français, l’autre sur les violences dont sont victimes les gens en France. La première n’interrogeait pas les plus de 70 ans. L’autre, qui concernait 17 000 ménages, ne comportait aucune donnée sur les plus de 60 ans. Deux ans plus tôt, une étude sur la violence et la maltraitance s’était cette fois arrêtée à 75 ans. La Cour des comptes s’était interrogée sur le pourquoi de cette limite d’âge. Il y a eu un ras-le-bol. Des chercheurs, des professionnels, qui travaillent sur les problématiques des personnes âgées, ont décidé d’écrire à la Halde pour dénoncer le fait que les organismes de recherche se rendent coupables de discrimination.

Suite de l’article sur le blog de Michaël Boutines.

Gratonomique

Gratonomique

Modèle économique basé sur la gratuité

 

Lorsque vous prenez votre douche, le robinet diffuse outre de l’eau un filet ininterrompu de publicités. Votre grille-pain commence à griller vos tartines lorsqu’il a vanté pendant trois minutes les mérites d’huiles 0% de graisse. Votre machine à laver ne fonctionne que si vous utilisez une marque précise de lessive. Vous notez et commentez chaque programme de télévision que vous voyez… On peut conclure que vous êtes un adepte du gratonomique.

En d’autres termes, vous achetez des produits gratuits.

Vous ne payez pas l’eau, vos appareils ménagers ou votre télévision. Ils vous sont fournis gratuitement en contrepartie de publicité ou de travail. La gratonomique s’est développée avec la génération Internet ou ceux qui ont été élevés avec Internet à haut débit. Très jeunes, ils ont été habitués à ne pas payer pour leurs musiques, films et plus généralement leurs loisirs. Ils ont imaginé par la suite des systèmes qui permettraient de vivre sans argent.

La gratonomique est fortement critiquée par les adeptes de la décroissance qui considèrent qu’elle fait augmenter la consommation et contribue à la destruction de la planète.

 

La gratuité est-elle l’avenir de l’économie ?

La gratuité est l’avenir de l’économie clame Chris Anderson, rédacteur en chef de la revue Wired. Outre la gratuité légendaire proposée avec succès par des entreprises comme Gilette en offrant ses rasoirs et en faisant payer ses lames, une nouvelle gratuité s’est développée avec Internet. Elle s’appuie sur des coûts de reproduction nuls du fait de la numérisation et une multiplication de l’offre qui tire les prix vers le zéro absolu.
Selon Anderson, le fossé psychologique entre “le presque zéro” et “le zéro” a sauté et il va être impossible de revenir en arrière.
Anderson met en scène 6 grands modes de financement de la gratuité

  • le modèle fremium : une version gratuite grand public couplée à une version payante, plus chère et plus évoluée pour un public restreint de plus exigeants.

Lire la suite sur  Internet actu

Gratuit

Chris Anderson, 47 ans, est depuis 2001 rédacteur en chef de Wired (lire son blog), un magazine doublé d’un site internet créé en 1993 consacré aux nouvelles technologies. Physicien de formation, il a travaillé au laboratoire de Los Alamos, avant de devenir journaliste au magazine britannique The economist, où il a été l’un des premier à « couvrir » le monde de l’internet. Wired milite pour la liberté d’entreprise, et pour limiter le plus possible l’intervention du gouvernement dans la vie publique.

Ancré dans la culture de la côte ouest des Etats-Unis, Wired sert de bréviaire aux « techno-utopiens » qui voient dans la loi du marché et le progrès technologie, un moyen de libération de l’individu, et l’avènement d’une société post-industrielle d’abondance transcendant les clivages politiques.

Votre livre s’intitule « gratuit », mais bien sûr vous ne voulez pas dire qu’un jour tout deviendra gratuit ?
Je n’ai jamais dis ça. Je pèse mes mots. Je dis simplement que de plus en plus de choses deviendront gratuites. J’ai tout un chapitre qui traite de l’abus du mot « gratuit » pour égarer le consommateur, et je dresse un distinction très nette entre les arnaques et la réelle gratuité.

Vous dites qu’on est en train d’entrer dans une ère où la gratuité sera de plus en plus considérée comme la norme, et non l’exception. Comment est-ce possible ?
Il y a trois type de gratuité.

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