Verdâtrie

Traduction de l’anglais greenwashing et officiellement javellisé en écoblanchiment, la verdâtrie c’est un faux vert.

Un principe qui vous laisse juste vert de rage.

@haut_francais

VisualiTicien

VisualiTicien

Expert de la visualisation des données numérisées

Description

Le visualiTicien imagine, conçoit et assure le suivi des différents systèmes de visualisation des données.

Il met en scène des données pour :

  • Faire comprendre des concepts complexes. Il croise des données et met en perspective un élément. Il leur donne un visage.
  •  Cartographier l’information.
  • Sensibiliser à un phénomène personnel ou collectif.

C’est déjà demain

La visualiIc regroupe  les systèmes et applications qui visualisent des données informatisées. Exemples:
– Visualisation  de données numériques fixes sur des cartes
Avec les Google maps, les applications de géolocalisation d’informations se sont multipliées. On voit sur une carte, les informations et notes fournies par  les internautes sur un lieu, un hôtel, un magasin, un circuit rando, un resto… Tous les recoins de la planète commençant à être évalués, on assiste à l’émergence de baromètres des lieux avec parfois la visualisation des émotions.

– Visualisation de données en mouvement

Cette forme de visualiTic permet le développement d’innovations dans tous les domaines :

  • Santé : visualisation des personnes qui ont interrogé le web sur une maladie afin de voir la progression d’une épidémie ; visualisation des donneurs potentiels de sang ou autres afin de pouvoir les contacter en cas d’urgence…
  • Commercial : visualisation d’objets d’une même marque (exemple, un vêtement mode).
  • Média : visualisation des personnes qui regardent un même programme.
  • Finances : visualisation des personnes qui proposent et demandent des crédits. Avec la crise, ce système s’avéra très utile en permettant d’emprunter de l’argent à son voisin.
  • Communauté : visualisation des déplacements et interactions de sa communauté.
  • Transport  : visualisation des places de parkings libres (parking souterrain et dans la rue) avec possibilité de paiement et réservation.
  • Energie : visualisation de la consommation énergétique individuelle ou collective.
  • Ecologie : visualisation de la pollution. Exemple : création d’un nuage vert à Helsinki plus ou moins étendu en fonction de la pollution.

Prospective

90 % des données numériques n’existaient pas il y a deux ans ! Les experts pensent que dans cinq ans, on pourra affirmer que 90 % des données numériques n’existaient pas il y a deux mois. Cette explosion résulte principalement sur  des données numériques en surfant sur le Net, échangeant sur les réseaux sociaux, envoyant nos photos personnelles sur le réseau.

Les données sont le nouvel or noir« Les données sont une matière première vitale de l’économie de l’information, comme le charbon ou le minerai de fer l’étaient pendant la révolution industrielle », écrit Steve Lohr dans le New York Times. Pour les exploiter, les visualiTiciens et la visualiTic ont des beaux jours devant eux.

Plus :

expoviz.fr Une exposition, un site, des outils… Un travail remarquable et à remarquer sur la datavisualisation.

VoisiNeteur

VoisiNeteur

Travailleur social utilisant le Net pour créer des liens  entre voisins

FETE DES VOISINS

Description

Le voisiNeteur a pour mission de créer des liens entre voisins. Son objectif est le zéro solitude subie.

Le voisiNeteur :

– Repère les besoins dans un quartier et s’aide du Net pour   les satisfaire ;

– Incite à utiliser les dispositifs numériques proposés ;

– Médiatise les relations en cas de litige.

Le voisiNeteur est un travailleur social qui travaille avec tous types de population d’un quartier : du plus âgé au plus jeune, du plus au moins nanti culturellement et financièrement…

Si le voisiNeteur utilise des dispositifs virtuels pour créer du lien social, il est aussi  en contact direct avec la population du quartier.

La voisiNeteur a une double compétence. Il est à la fois expert du Net, voire développeur d’applications. Il  a une formation de travailleur social.

Etat des lieux

Les sites favorisant des relations utiles entre voisins sont de plus en plus nombreux et certains ne manquent d’originalité.

Sortir les poubelles, réparer la porte du garage, faire la vaisselle, assembler un meuble Ikea ? Le service Taskrabbit, propose d’embarquer vos voisins dans cette folle aventure des tâches ménagères.  On peut aussi déléguer des tâches virtuelles, comme de faire une recherche sur des restaurants à Paris ou l’aider à écrire une lettre d’amour pour reconquérir son ex-copine.

Ces relations sont simplifiées. On peut prendre une photo ou enregistrer un mémo vocal pour décrire sa demande. Pour payer, on utilise l’appareil photo de l’iPhone pour scanner votre carte de crédit, et l’application extrait les informations – numéro de carte, date… Les voisins sont alertés dès qu’une nouvelle tâche existe.

La vague du partage s’étend désormais jusqu’au buanderie. Pour quelques euros, le voisin vient laver son linge chez vous. Pendant que la machine fait son œuvre  de salubrité, on peut partager une tasse de café avec son voisin. On peut même en profiter pour lessiver quelques idées noires.

http://www.lamachineduvoisin.fr/

Colisduvoisin aide à la réception de colis entres voisins.

Prospective

La déferlante des nouvelles technologies fait évoluer tous les métiers. C’est en toute logique qu’elles vont venir soutenir le travail des acteurs sociaux des quartiers.

Avec le vieillissement de la population et l’explosion de la famille, la solitude est un problème qui va devenir de plus en plus prégnant. Pour éviter qu’elle gangrène la société, les vosiNeteurs seront nécessaires.

On peut juste espérer que les voisiNeteurs feront prendre conscience aux habitants que, pour sourire et donner un coup de main à son voisin, la technologie n’est pas très utile.

#100metiersfutur (3)

 

Végétaliticien

Végétaliticien

brocha2sss_23_rotadorQualiticien qui effectue le bilan carbone d’objets dits « verts » et, si nécessaire,  les déqualifient

La planète va mal, il faut la sauver. Tout le monde se met au vert. Profitant de l’engouement de green attitude, le végétal est servi à toutes les sauces.

On fabrique des murs, publicités, tableaux, objets à base de plantes. Cette mode se nomme la végétalite. Comme toutes les modes, cet engouement a son lot d’abérrations comme  les voitures « greenVertes »,  voitures dont la carrosserie est végétalisée, les livres feuilles de chêne (le texte est imprimé sur des feuilles tombées des arbres), les habits taillés dans des feuilles de nénuphar…

Le végétaliticien fait le bilan carbonne de la production de ces objets verts.

Ses missions sont :

  • Repérer les objets dits verts ou non polluants.
  • Calculer l’énergie consommée par la production de ces objets.
  • Montrer du doigt les objets verts voraces en énergie.
  • Accorder le label « Vert-vert » aux objets réellement non polluants.
  • Actualité du mot

Les  péchés du GreenWashing

Le greenwashing (anglais), l’écoblanchiment (français) ou la mascarade écologique (québécois), est le fait de tromper les consommateurs sur les pratiques environnementales d’une société ou les avantages environnementaux d’un produit ou d’un service. » Frédéric Lohier propose les  péchés du greenwashing illustrés d’exemples dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication:
1. Péché du compromis caché : toute prétention indiquant qu’un produit est « vert » mais n’étant fondée que sur un nombre déraisonnablement restreint d’attributs en occultant d’autres enjeux environnementaux importants. Exemple : les publicités d’appareils électroniques dits « écologiques » car économes en énergie occultent le plus souvent l’impact environnemental de la fabrication (énergie grise et pollutions chimiques) et de la fin de vie (le produit est peut -être plus compliqué à recycler et contient des matières dangereuses). Dans l’étude menée par Terrachoice en 2009, 73% des produits évalués sont coupables de ce péché.

2. Péché d’absence de preuve : toute prétention environnementale qui ne peut être étayée par une information facilement accessible, ou par l’agrément d’une tierce partie. Exemple : les équipements électroniques ou informatiques qui avancent « une économie d’énergie de 50% » sans preuve de leur prétention ou agrément.

3. Péché d’imprécision : toute prétention mal définie ou dont la
définition est si vague qu’elle peut prêter à mauvaise interprétation par le consommateur ciblé. Exemple : l’expression « sans substances nocives » ne veut rien dire, selon la quantité, toute substance peut devenir nocive. les expressions « vert, « sans danger pour l’environnement » ou « préserve l’environnement » ne veulent rien dire sans explications détaillées. Nous vous présenteront prochainement l’analyse d’une publicité d’un mobile Samsung concerné par ce péché.

4. Péché de non pertinence : toute prétention environnementale qui, bien que vraie, est inutile ou insignifiante pour le consommateur eco-responsable, le détournant ainsi d’un meilleur choix. Exemple : Les produits qui mettent en avant leur conformité ROHS (avec par exemple un logo comme celui ci-contre aperçu sur une publicité d’alimentation électrique), cette précision est inutile puisque pour commercialiser un produit en Europe, le respect de cette directive est obligatoire depuis 2003.

5. Péché du moindre des deux maux : toute prétention environnementale qui peut se vérifier dans une catégorie de produits, mais qui pourrait détourner l’attention du consommateur sur les impacts environnementaux de l’ensemble de la catégorie. L’exemple que donne Terrachoice est celui de la cigarette à base de tabac provenant de l’aggriculture biologique qui pourrait sous-entendre que le produit est sain alors que globalement la cigarette est nocive pour la santé. Dans le secteur des technologies de l’information, on pourrait citer l’exemple de Microsoft qui, pour la promotion de Windows 7, met en avant ses meilleures capacités de gestion d’énergie, alors que globalement, ce système d’exploitation nécessite un ordinateur 243% plus performant que pour faire tourner Windows XP ou certaines distributions Linux qui suffisent pour un usage bureautique.

6.Péché du faux ecolabel : lorsqu’un produit, par le biais de mots ou d’un logo, veut faire croire qu’il est agréé par un éco-label. Les exemples sont nombreux dans le secteur des technologies de l’information : Fujitsu Siemens avec son label « Green IT » ou encore NEC avec son label EcoGreenIT ou même ECOSustainability.

Source

Comment identifier le greenwashing ?

  1. Un langage approximatif. Les mots utilisés n’ont pas une signification très claire. Vous savez, vous, ce que signifie concrètement « éco-responsable »?
  2. Des produits verts produits par une compagnie « sale ». Comme par exemple des ampoules à faible consommation produites dans une usine qui polluent des rivières.
  3. Des images suggestives. Des fleurs qui sortent d’un pot d’échappement, vous trouvez ça normal?!
  4. Des revendications hors de propos. Mettre l’accent sur un petit aspect « vert » alors que tout le reste ne l’est pas.
  5. Le meilleur de la classe? Dire que l’on est un peu plus vert que les autres, même si les autres sont catastrophiques.
  6. Juste pas crédible. Qui veut une voiture qui respecte l’environnement?
  7. Du Gloubiboulga! On vous fournit des informations sous forme de jargon, que seul un scientifique pourrait vérifier.
  8. L’ami imaginaire. Labels ou une attestation semblant venir d’une tierce partie, mais ce n’est pas le cas.
  9. Pas de preuves. Ca pourrait être vrai, mais où sont les preuves?
  10. Des mensonges. Affirmations ou données totalement fabriquées.

Source

Ventome

Ventome

Vêtement qui rend invisible

Les ventomes sont des vêtements qui rendent invisibles. Lorsque l’on les enfile, on ne voit plus que les parties du corps non couvertes par ces habits originaux.

C’est Sonia B, célèbre créatrice de mode, connue pour son art du dépouillement vestimentaire qui a lancé les ventomes. Lors du défilé, sa combinaison intégrale a fait fureur en ne laissant visible que les yeux et les bouts des doigts des mannequins. Sonia B. explique qu’elle a été profondément marquée dans son enfance par les films d’Harry Potter : « Sa cape d’invisibilité m’a toujours semblé le plus beau vêtement que l’on puisse imaginer. », explique Sonia B.

Sous la pression des profs qui ne supportaient plus de faire cour à des élèves invisibles, les ventomes sont désormais interdits dans les lycées. Une extension de cette interdiction à tous les lieux publics est en projet.

  • C’est déjà demain

Demain, l’invisible sera-t-il de nous émouvoir et séduire ? Une discrète piste à suivre.

De Harry Potter à la cape d’invisibilité

Des chercheurs japonais ont présenté une cape d’invisibilité. Ce non vêtement est un système de camouflage optique qui fonctionne avec une caméra et un projecteur. La caméra capte l’image située en arrière du sujet qui porte la cape. Le projecteur diffuse l’image saisie sur le devant du vêtement. Le procédé donne l’illusion que le manteau est transparent.

Un ordinateur corrige l’image saisie et l’adapte au vêtement. La cape est recouverte de microbilles transparentes qui réfléchissent la lumière selon l’angle d’incidence.

Un métamatériau qui rend invisible

Des chercheurs ont créé un « métamatériau » qui réfracte la lumière de façon négative. Cette propriété permettrait, en théorie, de diffracter la lumière entièrement autour d’un objet, le rendant ainsi invisible. Le film, composé de polymères et de silicones, procure une invisibilité à un objet en «courbant» les rayons lumineux se dirigeant vers lui. De cette façon, la lumière contourne l’objet plutôt que d’y être absorbé, ce qui lui procure son invisibilité.

Pour l’instant, l’utilité d’un tel matériau reste à prouver, car il ne fonctionne que pour le spectre infrarouge. Même si cela limite considérablement l’usage, c’est un bon début.

 

12