Langue internationale des affaires constituée d’un mélange d’anglais, hindi, chinois.

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Le chindish est un mélange d’anglais, d’hindi et de chinois cantonais. Elle s’est imposée vers 2015 comme la langue internationale des affaires.Le chindish est une langue prothèse qui est le résultat de savants compromis. Elle doit son succès à :

  • Nombre de mots restreints qu’elle comporte : environ 500.
  • La brièveté des mots (au maximum quatre lettres) qui permettent une écriture rapide.
  • L’absence de grammaire. Les mots sont posés les uns à côté des autres.
  • L’intégration d’émoticons qui donnent le ton général de la phrase.

Conçu pour les échanges commerciaux, le chindish ne comprend aucun mot pour parler de sentiments. Si le mot « amour » n’existe pas, il existe en revanche des dizaines de mots pour désigner les échanges financiers. (Par exemple, le mot Koi définit le système économique qui consiste à vendre du gratuit.)

 

  • C’est déjà demain

Shakespeare va se retourner dans sa tombe. Quelques langues de vipères prédisent que l’Anglais perdra sa suprématie sur le Net au profit du chinois, du hindi et de l’Arabe. Ce qui n’empêchera le dramaturge de faire répéter à son Othello : « Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un autre. »
  • En quelle langue se parle Internet ?

Au fil du temps, l’anglais perd sa suprématie. Les mois suivant la création des premières pages Internet en 1992, la langue anglaise occupait probablement près de 100 % de l’espace Internet.En 1998, l’anglais concerne 75 % de la toile et juste 45 % en 2005. Selon les experts, cette perte profitera demain à trois langues – le chinois, l’hindi et l’urdu et l’arabe qui devraient occuper la majorité de l’espace Internet dans l’avenir.

 

  • Shakespeare au placard

Pour 57% des sondés par l’institut Pew, la langue de Shakespeare ne supplantera pas les autres langages. « Beaucoup de gens n’auront aucun besoin de communiquer globalement dans d’autres langues que la leur, ne choisissant de ne se connecter qu’avec leur communauté locale », estime l’un d’eux. Plusieurs prédisent qu’une nouvelle « lingua franca » fera son apparition, composée d’anglais mal prononcé, de mandarin, d’espagnol, et de mots spécifiques au Web : blog, wiki, pod. Autre hypothèse : un module de traduction automatique et universel permettra à chacun de parler dans son propre langage et d’être compris de tous.

 

  • Il n’y a pas que l’anglais

« Do you speak Chinese ? » Dans le milieu des affaires, la question, se pose de plus en plus souvent. Si l’anglais reste, encore et toujours, « l’espéranto » du monde économique actuel, il ne suffit pas. Il faut se faire comprendre en plusieurs langues et en particulier en chinois.

Cette sensibilité aux nouvelles langues est également perceptible en entreprise. Dans les cabinets de formation, on propose désormais aux cadres de s’ouvrir au chinois, mais aussi au russe ou au japonais. Dans ces modules hyper spécialisés, les managers doivent en 40 heures apprendre à maîtriser les rudiments nécessaires pour une conversation ou une négociation.

Un véritable feu d’artifice linguistique avec lequel, on l’aura compris, les CV risquent de gagner quelques lignes supplémentaires. À côté de l’anglais, il sera de bon ton de mentionner des connaissances en chinois, en russe ou en hindi.

 » Credit photo FlickR