Attitude politique qui consiste à présenter ses excuses pour les propos et les actes de ses adversaires.


La scuzitude est l’utilisation de l’excuse comme arme politique. Le principe est de repérer les propos et actes susceptibles d’avoir blessé les interlocuteurs de ses adversaires et de s’excuser pour eux.

Pour pratiquer la scuzitude, il faut imaginer avoir un ego qui lave plus blanc que blanc et de ce fait efface le mal commis.

La scuzitude a pour même origine que la bravitude.

La bravitude a été inventé le 7 janvier 2007 par Ségolène Royal . Lors d’une visite de la muraille de Chine, elle s’est exclamé : « Comme le disent les Chinois : qui n’est pas venu sur la Grande muraille n’est pas un brave, et qui vient sur la Grande muraille conquiert la bravitude »


Au printemps 2009, Ségolène Royal a été prise d’une frénésie d’excuses. A deux reprises, elle s’est excusée des propos de Nicolas Sarkozy. Ses adversaires ont alors parlé de ridiculitude.


Des excuses Royal

On attend que Ségolène Royal s’excuse pour les propos de Frédéric Lefebvre qui a accusé le journal Libération de « ressembler de plus en plus à un tract ». Selon lui, le quotidien, « après avoir perdu ses lecteurs, perd sa crédibilité ».


Royal s’excuse pour les propos « injurieux » de Sarkozy sur Zapatero Les propos imputés à Nicolas Sarkozy sur le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, relayés par Libération en fin de semaine, n’ont pas manqué de provoquer un tollé dans la presse internationale. Le chef de l’Etat aurait notamment déclaré que M. Zapatero « n’est peut-être pas très intelligent. Moi, j’en connais qui étaient intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle ». Des déclarations rapidement démenties par l’Elysée.
Comme elle l’avait fait pour le discours du chef de l’Etat prononcé à Dakar en 2007, Ségolène Royal est monté au créneau afin de s’excuser publiquement pour des propos qualifiés d’ »injurieux ». Mme Royal a envoyé une lettre au premier ministre espagnol lui assurant que « ces propos n’engageaient ni la France, ni les Français », selon un communiqué publié sur le site de Desirs d’avenir. « Ségolène Royal estime qu’exercer le mandat de président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter atteinte aux intérêts de la France », poursuit le communiqué.
La formule utilisée par Mme Royal dans sa missive au chef du gouvernement espagnol est la même que celle utilisée pendant son voyage au Sénégal, le 6 avril. Elle s’était alors excusée pour les « paroles humiliantes » de Nicolas Sarkozy, assurant qu’elles n’engageaient « ni la France, ni les Français ». Elle s’était alors attirée un soutien discret du Parti socialiste et une pluie de critiques de la majorité.
Ses excuses à M. Zapatero, samedi, ont à nouveau suscité l’irritation et la colère dans les rangs de la droite. Parmi les premiers à réagir aux déclarations de Mme Royal, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, qui a estime qu’il est « navrant (…) d’en arriver à de telles méthodes au seul prétexte de rester dans l’actualité ». « On voit bien aujourd’hui qu’elle est la spécialiste de la manipulation puisqu’elle se permet de manipuler des propos qui n’ont même pas été tenus par le président, pour faire parler d’elle », a-t-il estimé. 

Le centriste Jean Arthuis, présent lors du déjeuner au cours duquel M. Sarkozy aurait tenu ces propos, a répété que les déclarations avaient été « rapportés en contradiction avec son expression ». « Par quel aveuglement Ségolène Royal peut-elle prendre appui sur un contresens aussi grossier pour se livrer à pareille gesticulation ? », s’est-il interrogé.

Même son de cloche chez Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’outre-mer. A ses yeux, Ségolène Royal « semble avoir trouvé le filon pour exister dans les médias ». « Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires, ajoute M. Jégo. Après la bravitude, faute contre la langue française n’ayant pas fait l’objet d’excuse de son auteur, Mme Royal invente la ridiculitude, désormais symbole de sa dimension politique ». Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a recommandé une « aide psychologique » à l’ancienne candidate présidentielle, estimant qu’elle avait « visiblement oublié » qu’elle « n’a pas été élue présidente de la République et elle ne peut pas parler au nom de la France, ni au nom des Français ».

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de M. Zapatero s’est refusé à tout commentaire sur l’initiative de Mme Royal, comme il l’avait fait la veille sur les propos prêtés à M. Sarkozy.
Source le Monde
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