Créateur d’applications qui permettent aux citoyens de prendre en charge un objet de la ville.

adobjeur

Si hier les municipalités géraient tous les problèmes de la ville, les technologies numériques ont permis aux citoyens de contribuer à l’entretien. L’adobjeteur conçoit des applications qui permettent de contribuer au bien collectif en adoptant un objet ou une partie de l’espace urbain.

Le citoyen peut adopter un banc, une bouche à incendie, une sirène, un morceau de trottoir. Il vérifie le bon fonctionnement de l’objet ou l’état de l’espace et  il envoie aux services compétents.

Dans certaines municipalités, l’adoption est rémunérée. L’adoptant reçoit une place pour un spectacle ou un abonnement gratuit pour des services municipaux.

C’est déjà demain

À Boston les chutes de neige posent souvent problème aux pompiers locaux : en cas d’incendie, ils perdent de précieuses minutes à retrouver les bouches à incendie recouvertes sous un épais manteau blanc, puis à les dégager. Un génie du code a eu l’idée de développer l’application « Adopt-A-Hydrant » (J’adopte une bouche à incendie). Les volontaires s’inscrivent en ligne et s’engagent à déneiger la bouche à incendie de son quartier.

A Honolulu, comme on craint plus les tsunamis que la neige, des sirènes préviennent du danger. Les batteries étant souvent volées, l’application a été déclinée avec « J’adopte une sirène anti-tsunami ». D’autres villes, elles, ont aussi adapté l’application à leurs besoins, en créant « Adopt-a-Storm-Drain » (J’adopte un caniveau), pour maintenir les réseaux d’écoulement d’eau des rues en état, ou encore « Adopt-A-Tree » (J’adopte un arbre), pour entretenir les espaces verts locaux.

L’application initiale a été développée à travers Code for America, un programme qui a sélectionné 19 geeks pour créer gratuitement des applications pour les villes. Ce programme est financé par des donateurs privés. Google a offert 1,5 million de dollars (1,2 million d’euros) Omidyar Network, 1 million de dollars (800 000 euros), la Knight Foundation, 750 000 dollars (600 000 euros)…

Prospective du métier

La génération  qui arrive au pouvoir est capable de remodeler et de bricoler tous les systèmes qu’elle rencontre. On peut donc imaginer que la gestion municipale va changer et que la technologie va la rendre plus collaborative.

Il faut juste espérer que les adobjeteurs vont aussi envisage des systèmes performants, voire ludique pour résoudre des problèmes cruciaux que rencontrent les habitants d’une ville comme l’absence de logement ou la solitude.