Film réalisé à partir d’une caméra piercing

Avec les caméras insérées dans les téléphones mobiles et l’augmentation des capacités de stockage, filmer le quotidien est devenu une pratique très répandue. Considérant que sortir un objet de sa poche afin de filmer était une perte de temps, ces preneurs de vue ont sollicité les entreprises afin qu’elles créent une puce-caméra qu’on peut se clipper sur le corps.Mesurant quelques millimètres, ces biocams sont la plupart du temps posé sur le front et se confondent avec d’autres piercings. Certains préfèrent la clipper sur une de leur main afin de pouvoir mieux la manipuler et sophistiquer les prises de vue.

Ces caméras stockent les données et dès qu’elles repèrent une connexion (Wifi, 3G, bluetoooth…) elles les envoient au réseau. On peut donc filmer en continu.

Les biofilms réalisés posent de nombreux problèmes d’éthique en divulguant des informations d’ordre privé ou en rendant public des propos réservés à un groupe donné :

  • Les professeurs ont demandé l’interdiction des biocams : les élèves filment leurs cours et effectuent des montages les ridiculisant.
  • Les juges se sont interrogés sur la prise en compte des biofilms lors de litiges liés au travail ou pour les procédures de divorces : les parties effectuent des montages défendant leur vision des choses qui donnent une tournure peu saine aux débats.
  • Des hommes et des femmes ont obligé leur partenaire à porter une biocam afin de surveiller leurs fréquentations.
  • Des salariés d’une entreprise ont assigné leur patron en justice alors qu’il voulait faire de même. Les débats ont été houleux mais les salariés ont obtenu gain de cause.
  • Les psychologues se sont alarmés contre le nombreux croissant de parents qui greffent une biocam à leurs enfants. Ils considèrent que cette laisse électronique, empêchant de jouer avec les interdits, va créer une génération d’aliénés.

Mot connexe : biocam

 

  • C’est déjà demain

L’homme aux lunettes augmentées

Steve Mann vit depuis plusieurs années en portant des lunettes de réalité augmentée de son invention, connectées sans fil à l’internet. Grâce à elles, il “voit” des choses que ses voisins ne voient pas, il remplace les panneaux publicitaires dans la rue par des images de son choix. Cyber-extrémisme ?Pour Steve Mann, il s’agirait plutôt d’une forme de résistance : sa “technologie existentielle” aurait pour objet de permettre à l’individu de reprendre le contrôle de sa vie face à la technologie qui l’environne.

The final Cut

« The final cut » est un film de sciences-fiction d’Omar Naim avec Robin Williams.Grâce à un implant, toute votre vie est filmée. Au moment du décès de la personne, un film de sa vie est réalisé. Le monteur choisit les séquences en fonction bien entendu des attentes de la famille.