Spécialiste du bonheur dans l’entreprise

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C’est déjà demain

DEMAIN

Les managers nous mettront au régime bonheur

  • Ronald Mc Donald est nommé en 2003 au poste de Chief Happiness Officer (CHO) au sein du groupe Mc Do. À cette fonction il a pour objectif d’apporter « joie et bonheur » au sein de l’entreprise et encourager l’activité physique du personnel.
  • Quand Tony Hsieh rachète la société de vente de chaussures en ligne Zappos, le CHO, Jenn Linn, créé en 2005 un « Culture Book » qui deviendra la bible de la culture de l’entreprise basée sur le bonheur des salariés et des clients. Zappos qui voit son chiffre d’affaires passer de 1,6 million en 2000 à 1 milliard de dollars en 2008  est revendu à Amazon. Jenn Linn et Tony Hsieh décident alors créent Delivering Happiness, une société spécialisée dans le conseil bonheur en entreprise. Leur mantra est qu’il est très difficile de fournir un bon service si les employés qui en ont la charge ne sont pas heureux ! Tony Hsieh explique que chez Zappos, ils n’avaient pas de règles spécifiques ou d’instructions. Par exemple, dans le centre d’appel, les salariés ne lisent pas de script. Les temps qu’ils passent avec un client ne sont pas minutés. Ils doivent utiliser leur imagination, être vrais et faire preuve de bon sens pour répondre.
  • En France, à la Fonderie Favy, Jean-François Zobrist a supprimé les pointeuses pour les ouvriers. Il leur a expliqué qu’ils n’étaient pas là pour faire des heures, mais pour satisfaire un client, quitte à rester un quart d’heure de plus.
  • Chez Starbucks, la mission n’est pas de vendre ni de servir un café, mais de faire plaisir au client. Pour cela, ils disposent d’une autonomie. Par exemple, s’ils pensent que le café est mauvais, ils peuvent en refaire un autre.

Le salaire sera indexé sur l’indice bonheur de l’entreprise

  • Le Bhoutan a été le premier pays à partir de 1972 à mesurer son Bonheur National Brut. Le premier ministre britannique David Cameron a annoncé vouloir mesurer « le Bien-Être national »
  • Au Brésil, Fiat a placé à l’entrée de son usine des tableaux de présence ornés de feux tricolores : feu vert : plein d’élan – feu orange : pas tout à fait motivé – feu rouge : problème. L’encadrement et les RH peuvent consulter les tableaux et rencontrer ceux qui sont dans la zone rouge pour savoir s’ils peuvent les aider. La majorité des salariés utilisent ce moyen pour signaler un problème.

On valorisera les petits bonheurs intimes

  • À Dublin, les salariés de Google peuvent profiter d’un petit cabanon rempli d’ouvrages et de photos X. Cet espace dédié à la masturbation contient aussi un frigo rempli de smoothies. Les managers justifient cet investissement en disant : « “Travailler pour Google est tellement incroyable que la plupart de nos collaborateurs sont dans un état d’excitation sexuelle permanent”

Descriptif du métier

Le bonhteur travaille au service des ressources humaines.

  • Il met en place des dispositifs permettant d’augmenter le bonheur des salariés de l’entreprise.
  • Il élabore différents indicateurs permettant de mesurer le taux de satisfaction individuel et collectif et évaluer les impacts du bonheur sur la productivité.
  • Considérant que le bonheur n’existe pas “en” soi, mais “entre” soi, il dynamise les relations entre collègues et le partage.
  • Il encourage la bouffonnerie, voire les excentricités des employés afin que, exprimant leur vraie personnalité, les employés pensent davantage “hors du cadre » et trouvent des solutions innovantes.

Prospective du métier

Frederick Taylor a été l’instigateur du modèle d’organisation scientifique du travail qui se répand entre 1900 à 1965. Il s’agit d’un management ‘scientifique’, fondé sur la mesure chiffrée de ce qui est quantifiable (les temps et les coûts) et la définition écrite des autres éléments (nomenclatures, descriptions de tâches…). La motivation au travail n’est pas le bonheur, mais l’argent. À partir de 1965, le taylorisme tente de s’humaniser en intégrant les pratiques de formation, de délégation, de participation, de décentralisation, d’encouragement à l’esprit d’équipe…

Élévation du niveau de vie et de l’éducation, conscience planétaire, changement de valeurs, crises… Une série d’éléments ont contribué à décrédibiliser les traditionnels préceptes politiques, religieux, hiérarchiques et idéologiques. De ce fait, le management d’hier est obsolète et celui d’aujourd’hui doit intégrer des notions comme la satisfaction, le bien-être au travail ou encore le besoin d’accomplissement.

Pour y arriver, la gageure est d’arriver à conjuguer liberté et rigueur en évitant tant de se priver de la motivation incomparable que suscite le sentiment de liberté que de proposer la liberté sans la cadrer avec rigueur.