Désicroqueur

Désicroqueur

Baked-by-Formafantasma

Désigner spécialisé dans la fabrication d’objets qui se mangent

Plats, assiettes, couverts, bouteilles, serviettes… Les désicroqueurs fabriquent des objets alimentaires.  Avec eux, on ne contente pas de finir ton  assiette, on la mange.

Les désicroqueurs considèrent l’aliment comme un matériau. Le pensant comme la matière des matières, ils l’utilisent pour fabriquer divers contenants et objets de la table.

Le premier objectif des désicroqueur fut  de limiter les déchets plastiques occasionnés par l’utilisation de vaisselle jetable. Dans le même temps, ils ont diminué l’impact écologique négatifs de la vaisselle. Les désicroqueurs contribuent aussi à la suppression des canettes. Ou les assoiffés les mangent ou ils s’en servent pour nourrir des poissons qui ne s’en portent que mieux.

Les désicroqueurs  doivent concevoir des objets à la fois beaux et bons. Pour exercer ce métier, il faut donc suivre un double cursus de formation : la cuisine et le design.

  • C’est déjà demain

La Cookie Cup d’Enrique Luis Sardi pour Lavazza, le couvercle de tasse en biscuit de Florence Doléac, ainsi que la cuillère à café en sablé d’Apollonia Poilâne témoignent d’un début de réflexion sur le remplacement d’une matière synthétique par une matière naturelle,

Le duo italien FormaFantasma s’est inspiré par les décorations traditionnelles en pain moulé que l’on trouve en Sicile  pour réaliser de la vaisselle en farine.

David Edwards du Wyss Insitute, à l’université de Harvard a imaginé des bouteilles qui se mangent.

Le chercheur a mis au point des membranes au parfum d’orange, pour les bouteilles de jus de fruits et à la saveur de tomate, pour la soupe au gaspacho.

Tractopen

Tractopen

Marcin-Jakubowski-dobraideaTracteur fabriqué par soi-même à partir de plans en libre accès

Le DIY (do-it-yourself) est née dans le sillage d’Internet et du numérique. Il s’étend à la fabrication de machines-outils dont les plans ont été rendus publics afin que chacun puisse les utiliser et les modifier. Nommé open source hardware, ce mode de conception s’inscrit dans le courant du logiciel libre.

L’open source hardware est à l’origine des tractopens. Les tractopens sont des tracteurs bien moins chers que les tracteurs fabriqués par les industriels. Un réseau de fermiers, d’ingénieurs et de bricoleurs contribue en permanence à son amélioration.

  •  C’est déjà demain

Je fabrique mon tracteur

Your project is amazing. Thrilling, actually…It’s people like you who really give me hope for the future. Chris Anderson, TED Curator

Marcin Jakubowski est un ingénieur en chimie qui opéra un retour à la terre. Saigné à blanc par l’achat d’un tracteur, il a découvert non seulement l’endettement, mais la piètre qualité des machines vendues sur le marché. Après un nombre incalculable de pannes, il mise sur le système-D : il construit en 6 jours, et pour un budget plus que raisonnable, son propre tracteur. Il partagea plans et tutoriaux permettant à tout un chacun de faire comme lui.

Dans la suite logique, Marcin Jakubowski a fondé Open Source ecology, un réseau de fermiers, d’ingénieurs et de bricoleurs, plus une plateforme dédiée à la fabrication de machines agricoles low-cost et open source : le Global village construction set.

Le réseau planche sur 40 prototypes (trayeuses, bulldozers, fours à pain…), et publie les schémas de fabrication et les devis estimatifs de chacun. Selon les membres du collectif, construire une machine agricole open source est à peu près aussi simple que d’assembler des legos, et coûte 8 fois moins cher que du matériel classique…

http://opensourceecology.org/

 

 

Craverter

Craverter

Enlever sa cravate  pour économiser de l’énergie

sin-corbatas

Comme le  vert se consomme mieux au mode décontracté, il est conseillé en été  d’enlever sa cravate ou de craverter.

Dans les pays chauds, ce geste diminue singulièrement la consommation énergétique des climatiseurs.

  •  C’est déjà demain

Au Chili, ils enlèvent leur cravate pour économiser l’électricité

Au Chili,le ministère de l’Énergie a lancé une campagne incitant le personnel de bureau à abandonner la cravate afin  de limiter le recours à la climatisation. Cette mesure  permettrait d’économiser 10 millions de dollars entre janvier et février, lors des fortes chaleurs.

À en croire le spot publicitaire, le port de la cravate implique un refroidissement de l’air beaucoup plus important pour atteindre une température de confort. Les experts ont calculé que grâce à cette mesure la température de sortie des climatiseurs  peut être augmenté de 1°C à 3°C et qu’on fait ainsi baisser de 3% la consommation d’électricité.

Des initiatives similaires ont eu lieu en Espagne et au Japon.

emol.com

Arbipuce

Arbipuce

3083098105_1_13_bX3T9vlxPuce RFID greffée sur un arbre

Après le pucage des animaux, on puce les arbres ou on leur installe des étiquettes électroniques radio de type RFID.

Les objectifs sont :

– Faciliter la gestion des arbres. et aider les bucherons à repérer les arbres.

– Prévenir les actes de déforestation sauvages et  faire respecter la législation en vigueur sur les conditions d’arrachage et de ventes des arbres

Ces étiquettes peuvent être en bois.

  

  • C’est déjà demain

  •  95 000 arbres pucés


Les 95 000 arbres de la ville de Paris sont équipés de puces RFID.

Ces puces, insérées à 2 cm de profondeur dans les troncs, se présentent sous la forme d’un cylindre de 3 cm de long intégrant une seule information: le numéro d’identification de l’arbre. En passant le lecteur portable à 15 cm de distance, l’agent peut accéder à la fiche de chaque arbre sur une base de données embarquée.

Les bûcherons se déplacent désormais avec une tablette graphique sur laquelle il renseignent la fiche de l’arbre.

  •  En Malaisie, la RFID permet d’arrêter l’exploitation forestière illégale

Le Département des forêts de Malaisie teste la technologie RFID pour détecter des activités illégales d’exploitation forestière.

La décision d’utiliser la RFID a été stimulée par la pression de l’Union européenne pour garantir que les produits du bois exportés ont été récoltés de manière durable et écologique. Cette technologie permettra de trouver et d’arrêter les bûcherons illégaux qui détruisent les réserves forestières.

Site Web: www.forestry.gov.my
Contact: www.forestry.gov.my/index.php/ms/component/artforms/?formid=2

  •  Des puces en bois

Les chercheurs de l’institut  Fraunhofer ont créé des puces RFID en bois.  Si la puce a besoin d’une antenne  métallique pour recevoir et transmettre les données, la quantité de métal est négligeable. Le reste de la puce est composée de bois et de la lignine, un composé complexe dérivé de la paroi cellulaire des cellules végétales. Source

Toitager

Toitager

ToitVert2

Jardin potager installé sur le toit d’un immeuble

Un toitager est un lopin de terre sur le toit d’un bâtiment situé en ville. La plupart du temps, il est entretenu par les habitants de l’immeuble. L’objectif est de produire des légumes destinés à leur consommation.

On trouve aussi des serres, des fermes aquaponiques et des ruches.

Outre produire des légumes locaux, le  toitager est  un excellent isolant thermique. Il  réduit  les coûts de chauffage et de climatisation

Synonymes : toiterre, végétoilien.

 

C’est déjà demain

A New York, le PlaNYC 2030 -plan de développement durable-, lancé en 2007 par le maire, Michael R. Bloomberg, a stimulé les initiatives en offrant des abattements fiscaux pour l’installation des toiterres.

Paula Crossfield qui édite Civil Eats, un  blog consacré à la politique alimentaire américaine, a construit un potager communautaire sur le toit d’un immeuble de six étages. « En 2008, j’étais une pionnière à Manhattan, aujourd’hui, il y a au moins 10 fermes de plus de 1 hectare à New York et, à chaque coin de rue ou presque, on trouve des potagers sur les toits », dit-elle.

Gotham Greens’ est un projet consistant à installer des serres sur des toits de Brooklyn.  Dans ces serres, on utilise le principe de la culture hydroponique. La terre est irriguée par une solution  qui apporte des sels minéraux et des nutriments essentiels à la plante.

Un reportage sur des toiterrien de Brooklyn.

Tokyo, du bio sous les toits

A Kanda, quartier universitaire de Tokyo, Kenji Takashio, directeur de projet d’environnement vert de l’entreprise Kuboco in Harmony et fondateur de l’association non lucrative Oedoyasai (“légume d’Edo”)  plante des végétaux et du gazon sur les dalles de béton couvrant les édifices. Il s’occupe aujourd’hui d’une trentaine de jardins en hauteur.

Dans ces potagers qui flirtent avec le ciel et qui s’étendent sur de petites superficies (entre 40 et 60 m2), asperges, épinards, poivrons, tomates, aubergines, courgettes, poireaux, potirons, maïs, shiso et basilic, mais aussi pastèques, mûres et myrtilles poussent en surplombant le macadam. La moitié de la récolte est vendue à une boutique voisine d’onigiris (boulettes de riz). L’autre est dégustée sur place lors des visites ou donnée au personnel.

Sans-abris sur le toit

Un  ancien sans-abri, épaulé par une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, a créé un jardin partagé sur le toit du Southbank Centre, afin d’œuvrer pour la réinsertion d’anciens détenus ou toxicomanes.

Le jardin anglais a été conçu par l’architecte paysagiste Eden Jane Knight en collaboration avec le designer Paul Stone.

Plus qu’un sanctuaire urbain pour les fleurs, plantes, insectes ce jardin est pour Paul Pulford et son équipe une véritable fierté. Ces plantations permettent   pour des personnes en situation de détresse de faire germer un possible avenir plus souriant.

A Paris, un jardin est installé  sur le toit d’un gymnase, 89 rue des haies, dans le vingtième arrondissement de Paris.  (Néoplanete)

Distripacité

Distripacité

logement-cecile-duflot-sdf-locaux-ministre-logement-670x270Capacité supplémentaire disponible qu’une entreprise ou un particulier propose à une communauté.

L’entreprise a par exemple :

– Des locaux vides certains jours ou tous les jours,

– Une flotte automobile avec des véhicules non utilisés certains jours,

– Une capacité d’accueil à la cantine qui dépasse les besoins de son personnel,

– Des disques durs en sous-utilisation chronique…

Un particulier a par exemple :

– Une chambre disponible,

– Une voiture ou autres outils peu utilisés,

– De nombreux restes dans son réfrigérateur.

La distripacité consiste à faire savoir qu’on a ces capacités en excédents et les proposer à une communauté.

La distripacité est un concept qui vient de la culture numérique. Introduisant le partage de l’information, musique, films, elle  a distillé dans les esprits et rendu possible le partage.

La distripacité s’inscrit dans une logique développement durable. Elle considère que les ressources naturelles sont limitées donc il ne faut pas les gâcher.

  • Actualité du mot

  • La Poste réfléchit au partage de sa flotte automobile. L’idée est de proposer les voitures non utilisées.
  • Buzzcar est un service communautaire de partage de voiture. Elle permet aux propriétaires de voitures de louer leur voiture quand ils ne l’utilisent pas.

  • CouchSurfing propose des hébergements gratuits. Un hôte indique que l’on a de la place pour accueillir. Un voyageur le contacte. Couchsurfing créé depuis 2003 propose 1,2 million de canapés chez l’habitant et a déjà enchanté 5,4 millions de participants.