Caméra embarquée sur un satellite servant à espionner les individus.

Vous vous promenez dans la campagne en charmante compagnie. Le soir, quand vous rentrez chez vous, votre femme a posé vos affaires sur le palier. Ne cherchez pas à savoir qui vous a dénoncé, vous êtes sans doute victime d’un cielateur.

Les ciélateurs sont des caméras embarquées sur des satellites qui, à la demande, zooment sur une personne et prennent des photos.

Le repérage géographique de la personne espionnée s’effectue à partir d’une puce invisible ou d’un téléphone portable. Le rendu photographique est impeccable et ne laisse pas de doute sur l’activité de la personne. Hors de prix lors de son lancement, le service est devenu gratuit. Il est utilisé principalement d’une part par les personnes qui craignent l’infidélité de leur partenaire, d’autre part par des employeurs.

 

“Même si ton adversaire te semble une souris”, surveille-le comme s’il était un lion, conseille Luigi Manfredi. Et quand la technologie s’en chargera complètement, les souris devront rester chez elles si elles ne veulent pas faire piéger comme des rats.

Google nous espionne

Google Street, une nouvelle option de Google Maps permet d’arpenter avec un champ de vision de 360 degrés et un niveau de zoom très impressionnant les rues de quelques villes américaines..

Immersive Media, la société canadienne retenue par Google pour mettre au point la technique de prises de vues panoramiques, a équipé un « Google Bus » d’une caméra sphérique « Dodeca 2360 » qui permet, tout en roulant, de capturer presque intégralement les paysages parcourus. Sur ces clichés, on a des scènes de rue permettant de reconnaître sans peine des personnes, des numéros de plaques minéralogiques, des propriétés privées…

Les scènes les plus étonnantes sont depuis peu recensées sur des sites Internet spécialement créés pour l’occasion (l’américain Streetviewr.com ou le français Geo-trotter.com), comme le sont les clichés et lieux remarquables débusqués sur Google Maps ou Google Earth depuis sa création.

Le bus a parcouru une base militaire américaine au Texas demandé à la société de retirer l’ensemble de ces clichés. Pour l’armée, ces images représentent un véritable risque pour la sécurité des installations car on voit où sont tous les gardes, comment les barrières se lèvent et se rabaissent ou les manières d’entrer et sortir du bâtiment. Google a accédé à cette demande et retiré ces images de son service de cartographie locale.