image.axdResponsable de la consommation collaborative entre entreprises.

Descriptif du métier

Le collaboracteur

  • Identifie toutes les ressources que l’entreprise peut partager : la production invendue, les outils de production disponibles, le temps des salariés « non utilisé », la surface immobilière excédentaire, le parc automobile, la trésorerie, « dormante », services (exemple la cantine ou équipements sportifs)
  • Repère les entreprises permettant d’envisager des synergies et collaborations.
  • Met en place des trocs avec ces entreprises.
  • Calcule les économies réalisées avec la mise en place des systèmes de consommation collaborative.

C’est déjà demain

Quelques initiatives montrent que l’idée a poussé la porte de l’entreprise.

Bureaux A Partager est une place de marché qui permet aux entreprises de mettre à disposition leurs espaces non utilisés. BAP est en quelque sorte, un site de rencontres pour entreprises désireuses de partager leurs bureaux.

b2b-en-trade est une plateforme qui permet à une entreprise de faire du barter (ou troc) sur sa production invendue ou sa surcapacité de production.

Eqosphere développe des logiciels permettant à un producteur de connaître en temps réel l’état de sa production. Le producteur peut donc en temps réel modifier l’affection de cette production.

Zenpark propose aux entreprises qui disposent de parkings pour ses salariés de les partager avec des personnes résidant aux alentours.

La Poste a développé une plateforme de covoiturage interne et dispose d’une activité de collecte de papiers de bureaux avec des PME partenaires. Les responsables sont en train de recenser toutes les capacités excédentaires du groupe afin de les utiliser. Le Groupe s’interroge par exemple sur la mise à disposition de son parc automobile.

Le New York Times a lancé un programme nommé TimeSpace qui vise à proposer à des startups de s’installer dans ses locaux pendant quatre mois. Les locataires sont des entrepreneurs et startups dans le milieu du journalisme ou dans les médias numériques.

Prospective du métier

Le barter n’est pas nouveau. Il naît aux États-Unis dans les années 1930. Au début les échanges interentreprises ne concernent que le financement d’émissions radio ou télé (les « soap opera ») contre de l’espace publicitaire. Ils se sont petit à petit étendus à l’ensemble des biens et des services produits par les entreprises, quels que soient leur taille, leur structure ou leur

secteur d’activité. Internet permettant une mise en relation immédiate des offreurs et des demandeurs, on peut s’attendre à une explosion dans les prochaines années.

Le partage des locaux rencontre encore des résistances. Les décideurs craignent la divulgation de secrets. Ils commencent néanmoins à constater que l’argument est fallacieux, car l’entreprise doit s’ouvrir et métisser les approches pour innover. Les échanges interentreprises augmentent la culture de réseau dans l’entreprise et constituent un formidable terreau d’expérimentations et un gisement de collaborations futures avec de nouveaux partenaires, également porteurs de croissance commerciale.