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Spécialiste de la personnalisation de robot d’accompagnement

Description du métier
Le companobot est un assistant de vie qui :

  • Évalue les besoins d’une personne en matière de robotique.
  • Propose un ou plusieurs robots adaptés.
  • Personnalise ce robot en fonction du handicap, des besoins et des habitudes de vie de la personne.
  • Forme la personne et ses proches à l’utilisation du robot.
  • Assure l’assistance à distance.

C’est déjà demain

Pendant longtemps, les robots ont été cantonnés dans les usines. Depuis quelque temps, on les envoie sur des planètes, ou dans les fonds sous-marins : là où l’homme ne pourrait pas aller. À relativement court terme, des robots vont faire partie de notre environnement quotidien et plus particulièrement de celui de personnes âgées ou en souffrant d’un handicap.
On trouve sur le marché nombreux robots d’assistance. Exemples :
Toyota vient de lancer le « Human Support Robot » (HSR) qui aide son hôte dans la vie de tous les jours. Il ramasse un objet, tire les rideaux, apporte le repas… Contrôlé par une tablette ou à distance par un membre de la famille ou un aide-soignant, HSR réagit à tous les ordres qu’on lui donne.
Roméo, humanoïde de 1,30 m, a vu le jour chez Aldebaran robotics, en région parisienne. Sa mission : relever une personne qui serait tombée.
Kompaï et Nao, deux robots actuellement à l’essai en France, seront bientôt capables de détecter un corps allongé sur le sol et d’alerter les secours si la personne ne parvient pas à se relever.
Des institutions ont décidé d’investir dans la robotique d’assistance. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a financé la création du Centre d’expertise national en robotique (CEN Robotique), ouvert en mars 2011 à Montpellier. Les industriels peuvent déposer leurs produits au centre d’expertise pour les faire connaître et s’assurer qu’ils sont adaptés au public visé.

Prospective du métier

En 2000, la France comptait 800 000 personnes âgées dépendantes. Selon l’Insee, elles seront 1,2 million en 2040, tandis que le nombre d’aidants baissera. Un double défi s’annonce :
maintenir plus longtemps les personnes à leur domicile ;
faire face à une possible pénurie de main-d’œuvre.

Les robots d’assistance sont donc un moyen de relever le défi dans la mesure où nous serons prêts à accueillir ces robots dans notre quotidien. L’acceptabilité des robots « est une question de société, pas une question réservée aux malades », précise Philippe Vallet, directeur adjoint chargé des actions auprès des familles pour l’Association française contre les myopathies (AMF) : « Le jour où un robot viendra mettre de l’essence dans votre voiture à la station-service, nous accepterons les robots dans les hôpitaux et chez nous. »

Ce problème résolu, on aura donc besoin de nombreux companobots. On espère qu’ils veilleront aussi à ce que les robots ne se substituent pas totalement aux auxiliaires de vie et aux aidants. Le handicap isole et les personnes en perte d’autonomie ont avant tout besoin de présence humaine.