Site de mise aux enchères d’organes.

Sur eBay et autres sites du même acabit,  on peut tout vendre. Des internautes plus désespérés que d’autres ont décidé de gagner de l’argent en mettant en vente ce qu’ils ont de plus précieux : leur corps. Cette braderie se nomme une corpuserie.

Les  sites de corpuserie sont apparus de manière anecdotique sur le Net à la fin de la première décennie du siècle, mais se sont développés à partir de 2015.  Le principe est de vendre aux enchères un organe ou sa virginité.

Cet engouement est à mettre au crédit des progrès de la médecine  qui permet de greffer facilement tous types d’organes. Et au débit de la conjonction paupérisation et mondialisation. Un grand nombre d’individus n’ont que cette solution pour survivre.

L’organisation mondiale de la santé a tente de réguler le phénomène mais a été dépassé par ce trafic.

  • C’est déjà demain

On aimerait que les corpuseries restent dans le domaine de la fiction. Malheureusement, la braderie d’organes a toujours existé et les facilités offertes par Internet ne vont pas ralentir le mouvement.
  • Ils mettent à prix leur virginité

Internet. Une jeune femme résidant en Espagne met son hymen aux enchères pour « pouvoir payer un spécialiste à sa mère malade ».

Depuis plusieurs mois se développent sur internet des enchères d’un nouveau genre. Des jeunes filles négocient leur virginité au plus offrant, sous couvert d’une « mère à soigner » ou « d’études à payer ». L’hymen est mis à prix pour une somme de quelques milliers jusqu’à plusieurs millions d’euros. Dernière en date, l’histoire d’Evelyn (lire ci-dessous) rappelle à bien des égards celle de l’Américaine Nathalie Dylan. Un pseudo pour cette bachelière de 22 ans qui, l’an dernier, a mis sa première nuit aux enchères sur le site d’une maison close du Nevada. Prix de départ : un million de dollars « pour ses études » avec, en prime, des photos sexy, histoire d’appâter le chaland. Plus proche de nous est Alicéa Percea. En février dernier, la jeune Roumaine de 18 ans en mal de fonds, aussi pour ses études, avait posté une offre pour sa virginité sur le Net, certificat médical à l’appui. Sauf que la jeune femme s’évaluait sept fois plus chère que les 10 000 € offerts par un homme d’affaire de Bologne à qui elle aurait fini par céder. Info ou intox ? L’histoire ne le dit toujours pas. Seule est restée l’histoire supposée de sa dernière nuit de vierge racontée et certainement monnayée avec le « Daily Mail ».

Suite sur la Dépêche du midi

  • Business macabre : la vente d’organes de prisonniers exécutés

Depuis plusieurs années, des journaux et ONG dénoncent le trafic d’organes de prisonniers exécutés en Chine. Les témoignages se multiplient, qui semblent montrer que les autorités exécutent en fonction de la «demande» d’organes.
Sous le pont Marco Polo, à l’Ouest de Pékin, un trou est creusé dans le sol. Les prisonniers s’y écroulent quelques secondes après avoir reçu une balle dans la tête. Quand leur cœur s’est arrêté de battre, leur corps est glissé dans un sac, puis enfourné dans une camionnette médicale. Dans le fourgon, qui file en direction de l’hôpital, les instruments sont déjà prêts. Tandis que le foie ou les reins du prisonnier lui sont extirpés à grands coups de bistouri, un patient s’endort lentement à l’hôpital. Il a payé cher pour obtenir rapidement cet organe dont il a besoin pour rester en vie. Souvent sans savoir qu’une autre personne a perdu la sienne pour cela. Les tests de compatibilité entre le «donneur» et le receveur ont été faits avant l’exécution. Il aura suffit d’une balle dans la tête, pour les autorités chinoises, l’essentiel est préservé.
On voudrait ne pas y croire, et pourtant… Les preuves se multiplient et convergent. En Chine, les exécutions de prisonniers deviendraient un véritable «business» pour le gouvernement. Alors que partout dans les pays occidentaux, les organes humains manquent pour sauver des patients, la Chine, elle, n’hésite pas à faire recette en vendant les organes des prisonniers exécutés. Le scandale est connu depuis plusieurs années. Le récit qui précède se base sur les révélations d’un ancien policier chinois, Sun Liyong, prisonnier pendant sept ans pour avoir trop parlé, et aujourd’hui en exil en Australie. Mais avant lui, en 1994, l’association Human Rights Watch publiait déjà un rapport sur le sujet. Elle reprenait des documents classés secrets par le gouvernement chinois, mais récupérés par Amnesty International, et qui évoquaient déjà le prélèvement d’organes sur les corps de prisonniers exécutés au début des années 1980.
Depuis, beaucoup de témoignages sont venus s’ajouter. En 1998, le Parlement européen dénonçait par une résolution la transplantation d’organes de condamnés à mort, en se basant sur le rapport de l’organisation China Watch. Les parlementaires européens se disaient alors « profondément bouleversés » par le commerce d’organe auquel se livrait l’armée populaire chinoise. Il aura pourtant fallu attendre 2006 pour que l’information soit relayée dans la presse internationale. 

Foies et reins en vente sur le web
C’est notamment grâce à la Société britannique de transplantation que l’opinion aura été alertée. A force de voir des patients en attente de don d’organe s’envoler pour la Chine, les chirurgiens britanniques se sont posé des questions. En quelques «clics» sur Internet, ils ont découvert qu’en Chine existait un véritable marché des organes : 62 000 dollars le rein, 150 000 dollars le poumon, ou encore 30 000 dollars pour une cornée. Qui dit mieux ?

Suite de l’article sur la curieuse histoire de ce monde