Choisir une personne au hasard et l’accuser d’un crime.

Coupater est une pratique sociétale qui consiste à prendre un bouc émissaire et l’accuser d’avoir commis un ou plusieurs délits.

Pour coupater, il faut d’une part médiatiser le prétendu crime. Cela permet d’attirer tous les regards vers une personne et d’éviter qu’on trouve les vrais coupables.

Il est aussi nécessaire que la personne ne puisse se défendre. On coupate vraiment lorsque la personne est emprisonnée ou mieux encore enfermée dans un hôpital psychiatrique. Si elle prétend que c’est de la folie de la considérer comme coupable, on peut mettre ses dénégations sous le compte de sa folie.

Lorsqu’on coupate, on choisit souvent le coupable pour son non conformisme aux normes sociétales en vigueur. Si un temple de consommation a été saccagé, on accusera du crime un individu qui refuse de mener sa vie au mode consommation-consolation. Rien n’interdit pour autant de coupater en tirant au hasard le coupable d’un crime.

En 2012, « Qui veut coupater des millions » fut l’émission télévisée préférée des Français. Le principe était d’à partir un reportage sur une personne de l’accuser d’un crime qu’elle pourrait avoir commis. Les spectateurs notaient les joueurs et les meilleurs accusateurs gagnaient des sommes importantes. L’émission fut interdite après que des dizaines de présumés coupables se soient suicidés ou furent assassinés par des spectateurs qui confondaient fiction et réalité.

Etymologie : Coupater a pour origine un certain Julien Coupat qui, fin 2008, fut accusé d’être chef d’un réseau de saboteurs de TGV. Après enquête, il s’avéra que le jeune homme avait commis comme principal crime de vivre dans une communauté de Corrèze après avoir fait des brillantes études.