Contrat d’union solidaire entre un avatar ou un robot et un humain.

Depuis quelques années, les échanges entre les humains et les avatars et robots se sont multipliées. L’internaute passant en moyenne quatre heures par jour dans les univers virtuels, il a des relations personnelles et professionnelles avec des créatures technologiques. Dans ce contexte, des couples se sont formés.

Vu leur nombre, les associations se sont mobilisées pour que ces unions puissent s’inscrire dans un cadre juridique. Après de longues discussions, le Cusarh (contrat d’unions solidaire entre un avatar ou robot et un humai) est né. La principale disposition du Cusarh est favorable à l’humain, qui, en cas de séparation, récupère les biens virtuels ou réels acquis par l’humanoïde.

Le Cusahr a aussi ses détracteurs. En tête de liste, on trouve les associations religieuses familiales qui veulent interdire cette proximité humains/androïdes qui, selon eux, se traduit par une dégradation massive des relations dans les couples d’humains. A les entendre, 70 % des divorces entre humains résultent d’un sentiment d’être abandonné au profit d’un avatar ou un robot.

L’avatar étant l’incarnation du dieu Vishnou, si l’un devient notre moitié, on va devenir des demi dieux. Un jeu qui vaut peut-être le clic et le déclic.

INTIMITÉ VIRTUELLE

L’attirance de l’espèce humaine pour des non humains n’est pas nouvelle. Elle est même inscrite dans la mythologie. Pygmalion tombe amoureux de Galatée, la statue d’ivoire qu’il a sculptée. Mais, avec les nouvelles technologies, elle est en entrain de prendre un jour nouveau à en croire David Levy, un chercheur en intelligence artificielle. Ce britannique vient de défendre une thèse à l’université de Maastricht, intitulée « Relation intime avec un partenaire artificiel ». Il affirme que d’ici quelques décennies, les robots ressembleront tellement aux humains que des hommes et femmes tomberont amoureux d’eux et voudront les épouser.

David Levy base son propos d’une part sur l’observation de notre fascination pour les animaux virtuels, des Tamagotchi aux Aïbo, d’autre part sur l’évolution annoncée des robots : “La prochaine étape du développement des robots humanoïdes est de les doter d’émotions et de les rendre capables de détecter l’émotion des êtres humains. » Quand elle sera franchie, il n’y aura selon lui plus aucun obstacle à voir surgir des sentiments à l’égard des robots.

Quand à Henrik Christensen, fondateur du European robotics Research Network, il s’appuie sur l’apparition des robots sexuels sous forme de gadgets intelligents pouvant réagir à des commandes à distance pour affirmer que les relations sexuelles avec des androïdes seront bien réelles d’ici 5 ans. Il y aura ensuite union. Ce mariage, aussi étrange paraît-il aujourd’hui, semble à Christensen qu’une évolution logique de la société : « Il y a 100 ans, le mariage interracial et le mariage gay était interdit aux Etats-Unis. Le mariage interracial est légal depuis seulement 50 ans et le mariage gay n’est légal que dans certains états à l’heure actuelle. La tendance dans le mariage ira dans le sens ou les gens veulent décider d’eux mêmes avec qui ils souhaitent être unis légalement, dit-il en précisant que la question n’est pas de savoir si cela va se produire, mais quand est-ce que cela arrivera. Si David Levy ne répond pas à la question, en revanche il prédit que cela se produira dans l’état du Massachusetts (USA) car cet état est le plus libéral en matière de mariage homosexuel et il abrite beaucoup de sociétés de recherche hi-tech comme le MIT à Boston.