Gestion vertueuse d’un écosystème basée sur l’équilibre entre l’efficacité et la résilience.

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Un système est dit complexe (et non compliquée) lorsqu’il met en interaction plusieurs éléments. Un corps est par exemple un système complexe. Un mal de dent influence sur votre humeur. Ce dérèglement hormonal va se traduire par… (Je vous laisse continuer et agrémenter la suite en fonction de votre organisation corporelle)

L’évolution d’un système complexe est imprévisible. Une broutille peut, par le jeu des interactions, provoquer une catastrophe. C’est la fameuse métaphore du froissement d’ailes de papillon qui provoque une catastrophe à l’autre bout du monde.

Si la gestion d’un système complexe est délicate à cause de ces interactions en cascade, les scientifiques ont montré que, dans les écosystèmes, on arrive un équilibre en agissant de manière simultanée au niveau de l’efficacité et de la résilience.

  • Efficacité : on opère des choix rationnels qui diminuent les interactions et donc simplifie le système.
  • Résilience : on diversifie les propositions afin, en cas de choc, d’augmenter le nombre de possibilités de rebondir. (La résilience, définie au départ pour les matériaux, est la capacité à encaisser les coups

Cet équilibre entre des pôles antagonistes se nomme l’effilience.

Si la performance de l’effilience pour les écosystèmes est scientifiquement prouvée, elle s’avère un moyen pour résoudre toutes les crises inhérentes aux divers systèmes complexes. Quelques exemples :

  • Conflits personnels : l’effilience se traduit par une rationalisation des arguments et par un élargissement du champ des propositions. On se comprend mieux, on augmente les chances de trouver un terrain d’entente.
  • Entreprise : l’entreprise effiliente s’efforce, lors d’une crise, d’avoir un fonctionnement plus efficace et donc moins onéreux. Dans le même temps, elle met en place un plan d’innovation qui leur permet d’avoir un panel de nouvelles idées qui l’aide à rebondir.

L’entreprise effiliente sera attention à l’équilibre hommes et femmes. Les hommes ayant plus tendance à pratiquer l’efficacité, les femmes la diversité.


Des monnaies complémentaires
Bernard Lietaer Dr. Robert Ulanowicz Dr. Sally Goerner propose dans un livre blanc intitulé : Toutes les options pour gérer une crise bancaire systémique » l’utilisation de monnaies complémentaires pour gérer la crise.Ci-dessous un extrait du document qui présente l’effilience.

Des décennies d’étude d’écosystèmes naturels, en particulier, ont conduit à une compréhension mathématique très sophistiquée de la manière dont une structure de réseau affecte la viabilité à long terme d’un système, grâce à un équilibre entre son efficacité et sa résilience. Ces variables ont été définies plus formellement comme suit :

Des décennies d’étude d’écosystèmes naturels, en particulier, ont conduit à une compréhension mathématique très sophistiquée de la manière dont une structure de réseau affecte la viabilité à long terme d’un système, grâce à un équilibre entre son efficacité et sa résilience. Ces variables ont été définies plus formellement comme suit :

1) L’efficacité se réfère a la capacité d’un système de traiter des volumes appropriés de matière, d’énergie et/ou d’information. Elle mesure la capacité d’un réseau de fonctionner d’une manière suffisamment organisée et efficace pour maintenir son intégrité dans le temps (Mai 1972) ;

2) La résilience donne une idée de la capacité d’un système de se survivre à une perturbation. Elle mesure une réserve du réseau dans la diversité des actions disponibles pour être utilisées pour faire face aux exigences de nouvelles perturbations, et les innovation utiles pour son évolution (Holling, 1973, 1986 ; Walker, et autres, 2006).

Deux variables relatives à la structure d’un réseau

– la diversité (l’existence de différents types d’agents agissants comme ‟noeuds‟ dans le réseau) et l’Interconnectivité (le nombre de connections disponibles entre les agents ), jouent un rôle central dans l’efficacité et la résilience

– mais dans la direction opposée. En général la résilience d’un système est améliorée par une plus grande diversité et par un plus grand nombre de connections parce que plus de canaux alternatifs sont disponibles en cas de problème ou de changement.

L’efficacité, d’autre part, augmente par la rationalisation, ce qui veut généralement se traduit par une réduction de la diversité et de la connectivité.

Le point principal est que la nature ne choisit pas un maximum d’efficacité, mais un équilibre optimal entre les deux pôles opposés d’efficacité et de résilience. Comme tous deux sont indispensables pour la durabilité à long – terme, les systèmes de flux les plus sains sont ceux qui maintiennent une équilibre optimal entre ces forces opposées. Inversement, quand on a mis trop l’accent sur l’un des deux pôles mène à une instabilité systémique. Trop d’efficacité mène à de la fragilité ; et trop de résilience mène à la stagnation. La première est causée par trop peu de diversité et de connectivité ; et la seconde par trop de diversité et de connectivité.