Spécialiste de la récupération de l’énergie humaine

 

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C’est déjà demain ou des signes de changement

Demain, notre corps sera une usine électrique. On courra, dansera, pédalera pour produire du courant pour notre famille.

  •  La société POWERleap a créé un trottoir sensitif récupérateur d’énergie constitué de dalles et de revêtements de sol capables de produire de l’électricité à partir captation des mouvements liés à la marche des piétons. Demain, elles pourront être installées dans des lieux passants, les cours de récréation ou les salles de sport.
  •  Sur le même principe, le Sustainable Dance Floor a installé une piste de danse récupératrice d’énergie. Les capteurs situés sous la piste fournissent la boîte de nuit en électricité. Ce sol produit 4 à 8 watts par pavé de 65 cm2.

Des boîtiers nous permettront de stocker nos trop plein d’énergie.

  • Le physiologiste en biomédecine Max Donelan a imaginé un récupérateur portatif de l’énergie que l’on produit en marchant. Une minute de marche produit environ 10 W.
  •  Sivacycle  a mis point « Atom ». Ce générateur miniature qui se fixe à tout type de cadre de vélo délivre de l’électricité via un port USB pour recharger ses appareils électroniques.

On payera sa facture énergétique en pédalant.

  •    Adam Boesel, propriétaire de la salle de gym Green Microgym a installé un système de récupération d’énergie sur les vélos et tapis roulants de sa salle de sport.
  •  A l’hôtel Crowne Plaza de Copenhague, ces vélos d’entraînement sont branchés sur le circuit général. L’énergie dépensée par les client est réutilisée pour chauffer et éclairer leur chambre.
Pour motiver les récalcitrants, l’hôtel offre un repas gratuit à celui qui produira au moins 10 watts/heure.

Après l’effort, le réconfort. Les généreux producteurs seront récompensés par des cadeaux originaux.

  • Au Brésil, à Santa Rita do Sapucai, des coups de pédales servent à éclairer les lampadaires d’une petite ville de l’est du pays. Ces pédalages sont effectués par des prisonniers qui ont des remises de peine en échange de cette production d’énergie : 16 heures au compteur équivaut à un jour de remise de peine.

On pourra aussi laver son linge en famille en tirant quelques buts.

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  •  « GiraDora » permet de laver et d’essorer le linge en pédalant. On remplit un tube en plastique d’eau et de savon et on pose un couvercle sur lequel on s’assoit pour pédaler.
  • « Swirl » est une version ludique de la machine à laver. On met son linge dans un gros ballon remplit d’eau et de savon et on secoue le linge en jouant au foot.

 

Descriptif du métier

L’énergohomme

  • Conçoit des dispositifs permettant de récupérer l’énergie produite par l’homme lorsqu’il effectue des actions comme la marche, le pédalage. Il réalise des trottoirs sensitifs, des capteurs corporels…
  • Envisage différentes méthodes pour transformer cette énergie en électricité.
  • Met en place les usages de cette énergie humaine : chargement d’appareils numériques, éclairage d’une rue, alimentation d’une salle de sport, d’un hôtel…
  • Crée des nouveaux produits basés sur l’utilisation de l’énergie humaine : machines à laver, dynamo de rechargement des appareils électriques…

Prospective du métier

La  prise de conscience environnementale se traduit par l’apparition de nouvelles sources d’énergie. Après l’énergie solaire, les biocarburants, les éoliennes et bien d’autres encore, l’énergie humaine fait son entrée en tant que source de production.

Cette énergie a bien des atouts. Elle est écologique, renouvelable et inépuisable.

Ces qualités laissent supposer que demain tous les lieux où les dépenses en énergie sont les plus importantes (salles de sport, boîtes de nuit, cours de récréation… ) soient équipés en récupérateurs.

On peut aussi envisager qu’on incite par ce moyen à une pratique régulière du sport. On pourrait par exemple payer une partie de sa facture énergétique en pédalant quelques heures par semaine.

Les villes pourront organiser des manifestations régulières permettant de produire de l’énergie : courses  sur tapis de récupération ou marathon de danse.

Et rien n’interdit d’imaginer que l’appartement écologique de demain soit équipé d’appareils utilisant uniquement l’énergie humaine. On pédalerait pour consulter ses mails, ramerait pour faire la vaisselle, courrait pour chauffer sa douche… Heureusement après l’effort, on aura le réconfort d’avoir bonne conscience sociétale !