Utiliser Twitter comme système d’alerte pour les épidémies443610

 

 

« J’ai de la fièvre, je pense que j’ai la grippe » « Mes enfants ont des poux »

Envoyer ces messages géolocalisés permet aux épidémiologistes de surveiller la progression d’une maladie.

Les chercheurs épidemiwitent quand ils effectuent un repérage de la présence de mots liés à une maladie dans des messages Twitter et en déduisent la progression des épidémies.

On épidemwitte aussi quand on pratique ce décorticage sémantique pour observer la progression des dégâts opérés par une catastrophe. C’était en particulier le cas lors qu’un volcan islandais a envoyé un nuage de cendres qui a paralysé le transport aérien.

La même technique d’analyste textuelle permet de prédire différentes choses comme le succès d’un film ou la réussite ou non d’un produit. On utilise alors, le verbe : « prémetwitter ».

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J’ai la grippe

Une équipe de chercheurs multidisciplinaires de la City University de Londres a trouvé qu’environ 3 millions de messages en anglais contenant le mot «grippe» avaient été postés sur Twitter entre mai et décembre 2009.

Les chercheurs veulent voir si ces données sont utilisables comme système d’alerte en amont», c’est-à-dire avant que les malades n’aillent consulter leur médecin.  Si c’est le cas, cela permettrait aux autorités sanitaires de réagir encore plus vite.

L’équipe de Patty Kostkova travaille avec les autorités sanitaires britanniques en prévision des jeux Olympiques de Londres en 2012. Avec Twitter notamment, le NHS pourrait connaître les besoins et renseigner les visiteurs au mieux sur les centres de secours, ou médecins, dentistes les plus proches par exemple.

Au box-office

Des chercheurs d’IBM ont pris en compte 3 millions de minimessages («tweets») en rapport avec vingt-cinq films avant leur sortie. «Notre intuition était simple: plus les gens tweetaient rapidement, plus ils étaient susceptibles d’aller voir le film. Nous avons développé des algorithmes pour analyser ces tweets et mesurer la vitesse  à la quelle ils ont été produits », explique Bernardo  Huberman, l’un des auteurs de l’étude.

Ainsi, le film «The Crazies» a rapporté 16,06 millions de dollars le premier week-end, alors que les chercheurs avaient prédit un chiffre de 16,8 millions. Ils ont fait encore mieux avec la tragédie romantique «Cher John»: ils avaient pronostiqué 30,7 millions, contre 30,46 millions de dollars avérés.

Les ingénieurs ont ensuite étudié la popularité des films sur la durée, à partir du second week-end. Pour ce faire, ils ont analysé si le contenu des tweets était positif, négatif ou neutre. «Il s’agit de puiser dans l’intelligence collective», a conclu le Dr Huberman. Selon lui, d’autres tendances, par exemple lors du lancement d’un produit, pourraient être estimées avec la même précision.

Crédit photo Anne-Caroline Paucot