impression-3D-figurineSpécialiste de tous les usages de la fabriquante ou imprimante 3D.

Description du métier

Une fabriquante et une imprimante qui fabrique des objets en les imprimant, d’où le nom.

Connectée à un ordinateur, la machine lit un plan tridimensionnel et matérialise, par couches de plastique superposées, un objet en trois dimensions. Les possibilités sont illimitées : objets du quotidien, bibelots et prototype divers, même l’industrie aéronautique recourt à cette technologie pour fabriquer certaines pièces.

Le fabriKant :

  • Conçoit des plans pour fabriquer des objets en 3D. Ils sont spécialisés dans un domaine. Un fabriKant orthopédiste fabriquera des pièces complexes et sur-mesure, comme par l’articulation d’un poignet ou des appareillages pédiatriques. Un fabriKant pâtissier réalisera des moules à gâteau.
  • Anime des communautés d’usagers et leur donnent les moyens de faire évoluer ces produits.
  • Aide les entreprises à faire évoluer leurs outils de production. Exemple : vente de plans de répliquantes ou imprimante permettant de se répliquer.
  • Démocratise l’usage de l’imprimante 3D.

C’est déjà demain

L’imprimante 3D est à la une de l’actualité. Les usages se diversifient.

  • Mary Huang a conçu des chaussures personnalisables à base de cuir et de caoutchouc qui sont imprimées via la plateforme Shapeways),
  • Au Japon, on a le premier photomaton à impression 3D. Vous pouvez avoir des miniatures de vos proches en trois tailles 10, 15 et 20 pour 200 à 400 euros.
  • Grâce à la 3D, les malvoyants peuvent enfin « voir » leur futur bébé du bout des doigts, grâce à une sculpture modelée sur l’échographie.
  • Un designer industriel brésilien, Jorge Lopes dos Santos, a eu l’idée de faire d’imprimer en 3D des fœtus afin que les malvoyants puissent toucher leur futur bébé. Pour créer le modèle, il utilise les données informatiques de l’échographie.
  • Enrico Dini, fondateur de Monolite UK et inventeur de l’imprimante , propose d’imprimer en 3D une base lunaire à partir des matières premières disponibles sur place. Cette méthode permettrait de résoudre le problème numéro un : le transport de matériaux de construction sur la Lune. Les astronautes seraient hébergés dans des structures ressemblant à des igloos recouverts d’une enveloppe constituée de sol lunaire. Xavier De Kestelier, co-dirigeant du groupe spécialisé en modélisation Foster+Partners, collabore au projet de l’ESA : « vous aurez une coquille très solide, en forme de cylindre, qui sera transportée depuis la Terre et que vous pourrez gonfler en quelque sorte une fois sur la Lune. Ce qu’on prévoit de faire au-dessus de cette structure qui sera notre support de base, c’est d’installer des robots qui pourront réaliser l’impression en 3D sur la structure. Cela vous donnera une coquille par-dessus le bâtiment qui protègera contre les radiations solaires, les rayons gamma et les impacts de météorites. »
  • EB-Futuretech à Baar et La Manufacture à Genève collaborent à la fabrication de bijoux ou de boîtiers de montre qui sont imprimés en 3D à partir de poussières d’acier, d’or et d’argent.
  • En plus, un brevet déposé par iRobot pourrait bien placer l’imprimante 3D au sein d’une véritable petite ligne de production. Le fabricant du Roomba, propose de permettre à son imprimante 3D d’assembler différentes pièces. On pourrait par exemple imprimer la carrosserie, les essieux et les roues pour ensuite assembler et livrer un objet parfaitement fini.

Prospective du métier

Le 12 février 2013 dans un discours sur l’état de l’Union, Obama a évoqué l’impression 3D en affirmant que cette technologie aurait « le potentiel de révolutionner notre façon de fabriquer presque tout ». Depuis cette déclaration, il y a encore plus d’émulation sur le sujet.

L’impression 3D est apparue dans les années 80. avec le dépôt de brevet pour les différentes méthodes d’impression. Technologie très coûteuse, elle était essentiellement utilisée par les industriels (automobile, aérospatial, etc.) pour la fabrication rapide de prototypes.

Aujourd’hui, les applications sont dans tous les secteurs, du design à l’alimentaire en passant par la mode, pour créer des petites pièces sur mesure. Les cabinets d’architectures vont pouvoir créer des maquettes de leurs projets très facilement et à moindre coût. D’autres voient plus gros : « imprimer » des navires ou encore des fusées.

Mais plus révolutionnaire est l’idée que demain on disposera de fabriquantes ou imprimantes 3D pour fabriquer chez soi divers objets. On pourra même imaginer que l’imprimante désagrège nos anciens objets et les recyclent.

Dans cette perspective, les fabriKants devraient être nombreux.