Antivirus leurre qui propage des virus. Par extension, promouvoir une chose pour imposer son contraire.

L’anonymat que confère Internet permet toutes les arnaques. On peut vendre un service qui non seulement s’avère totalement inefficace mais pire amplifie le problème qu’il doit résoudre.

Les premiers facticiels sont des antivirus. Alors que les internautes les achètent pour éliminer des virus, ils profitent pour contaminer les ordinateurs.

Dans le même esprit, on a les facticiels de protection de données qui rendent accessibles aux personnes mal intentionnées les données protégées. Ou encore de correction orthographique qui insèrent dans les textes des fautes.

Au fil du temps, la facticielerie s’est étendue dans tous les domaines. Le principe est de promouvoir une chose pour vendre ou imposer son contraire.

 

Les faux antivirus progressent sur Internet

 

En un an, Symantec a détecté 43 millions de tentatives d’installation de faux antivirus. Pour l’éditeur la menace est réelle car ces logiciels, bien que payants, sont inefficaces et permettent de collecter des données privées, notamment bancaires.

En avril, dans son rapport sur la sécurité informatique, Microsoft constatait un fort développement des escroqueries liées à de faux antivirus. Dans son étude annuelle consacrée à la cybercriminalité, publiée également en avril, Symantec faisait un constat analogue.
A l’occasion d’une conférence de presse le 19 octobre, l’éditeur est revenu plus en détails sur ce phénomène, selon lui en pleine expansion. Symantec évalue à 43 millions, en un an, le nombre de tentatives d’installation de ces faux logiciels de sécurité, baptisés pour l’occasion « facticiels » pour logiciels factices

Des logiciels vendus 30 à 100 dollars
Pour les cybercriminels, cette nouvelle forme d’escroquerie représente un marché lucratif. Selon Laurent Heslault, le directeur Europe des technologies de sécurité de Symantec, ces faux antivirus (principalement en anglais pour le moment) sont vendus en moyenne entre 30 et 100 dollars.

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