Concepteur de nouvelles solutions de paiement pour le domaine artistique.

Descriptif du métier

Le fondArteur

  • Identifie les pratiques artistiques qui ont besoin de diminuer les prix pour attirer de nouveaux amateurs.
  • Crée des algorithmes mettant en évidence les sommes que leurs aficionados sont prêts à investir
  • Met en place des plateformes permettant tant de récolter des fonds que d’attirer des clients.
  • Imagine des solutions de paiement faisant une large place à la gratuité.
  • Fait évoluer ces systèmes en fonction de l’offre et de la demande.

C’est déjà demain

My Major Company Babeldoor, Kisskissbankbank, Ulule… Depuis quelques années, nombreuses plateformes dites de financement participatif permettent de récolter des fonds pour favoriser des développements artistiques. Initialement dédiés à la production d’artistes musicaux, designers, illustrateurs et autres réalisateurs de cinéma, les sites de crowdfunding se sont depuis étendus à un financement plus large du secteur culturel et notamment d’artistes contemporains, à l’instar de Art For My Century.

Le géant My Major Company a même lancé une campagne d’appel à la générosité du grand public pour la rénovation de quatre monuments français en partenariat avec la Réunion des Musées Nationaux : le Panthéon, la Dame Carcas de Carcassonne, les statues d’Hippomène et d’Atalante du Parc de Saint-Cloud et le Mont Saint-Michel.

On trouve aussi d’autres propositions originales  :

  • Les prix élevés des billets peuvent parfois laisser des fans mécontents lorsqu’un concert est décevant. Pour éviter cet écueil, le promoteur espagnol Caravana de Emerxencia propose aux spectateurs de définir le prix du billet du concert quand ils partent. Le premier concert bénéficiant de ce nouveau modèle à eu lieu le 4 avril 2013 à Santiago, dans le nord de l’Espagne.
  • La ville de Nantes propose des paniers culturels qui contiennent 2 biens matériels et 2 biens immatériels. Dans un panier, on peut avoir un CD d’un musicien, deux invitations pour un spectacle, une BD… Ce contenu n’est pas choisi. Les acheteurs découvrent les produits culturels ayant la valeur de la somme versée à l’association.
  • À l’hôtel Clarion, à Stockholm, on peut régler sa chambre avec une œuvre d’art. L’hôtelier ne joue pas les critiques d’art. Croûte ou chef-d’œuvre, peu importe. La création doit être signée et tenir sur une feuille A4. Ce mode de paiement est néanmoins limité : les artistes ne peuvent l’utiliser que deux fois par an. L’hôtel entend reprendre le flambeau du légendaire Chelsea Hotel, à New York, où nombre d’artistes payaient leur chambre en œuvres d’art.
  • Le Ministère de la Culture a demandé au Domaine de Versailles d’étudier un système de tarifs modulables pour les particuliers en fonction de l’horaire de visite. L’objectif est de répartir les visites sur toutes les plages horaires et diminuer la concentration entre 11 h et 15 h.
  • Yahoo veut insérer de la pub (contextuelle) dans les livres numériques. On contrepartie de cette intrusion le prix des ouvrages diminuerait.  Les pubs pourraient apparaître sous forme de liens hypertextes, d’annonces en bas de pages, entre les chapitres et les paragraphes, d’images, d’animations, et même de vidéos ou de sons.

 

Prospective du métier

Dans des temps de crise, la culture est essentielle. Elle permet de s’évader et d’imaginer. L’imagination est la meilleure compagnie de transport du monde, car elle permet de voyager de manière riche et non polluante. De ce fait, plus cela va mal, plus la culture est incontournable.

Pour autant, dans des temps difficiles, il faut diminuer les coûts pour que cet essentiel soit accessible au plus grand nombre. C’est dans ce créneau que le fondArteur trouve cela place. Et au risque de se répéter, on peut même dire qu’il sera demain essentiel et incontournable. On espère juste qu’ils auront de l’imagination et ne se contenteront pas de polluer les objets culturels avec de la publicité.