Qualificatif de la mesure interdisant aux vieux de fréquenter les jeunes et par extension toutes lois et mesures aussi stupides que discriminatoires.

 

2025, 30 % des Français ont plus de 60 ans… L’augmentation du nombre de personnes âgées étant problématique, diverses mesures ont été prises pour tenter de limiter la pression de cette classe d’âge. Toutes celles allant vers une discrimination par l’âge furent qualifiées de gazonnul. Le mot est au fil du temps utilisé pour désigner toute mesure aussi stupide que discriminatoire.

Avec le développement des contacts par réseaux virtuels , on a assisté à la multiplication de relations entre les générations. Des études ont montré que ces échanges avaient un effet bénéfiques sur la santé et donc la longévité des personnes les plus âgées. Les personnes en métissage générationnel fréquent ont une espérance de vie de cinq ans supérieure à celle de ceux qui vivent entre leurs pairs d’âge.

Avec les difficultés liées au vieillissement de la population, cet élixir de jouvence a commencé à poser problème aux autorités qui ont envisagé d’interdire aux plus âgés d’être en contact avec des plus jeunes.

Avant d’être mise en place, cette mesure a été qualifiée de gazonnul. D’une part parce qu’elle était justifiée par une étude sur les soft fly (mouches de gazon), d’autre part parce qu’elle se situait vraiment à hauteur de gazon.

 

Les jeunes plus efficaces que la DHEA

Selon une étude américaine réalisée sur des mouches, le secret de la longévité tient dans la fréquentation de la jeune génération. Pour leur étude parue dans les annales de l’Académie nationale des sciences, les chercheurs ont élevé une espèce de toutes petites mouches à l’espérance de vie très courte (sod fly) : un bocal contenait un groupe témoin, et un autre un groupe placé en compagnie d’un autre groupe de mouches plus jeunes, d’une espèce identique mais vivant plus longtemps. Les mouches élevées avec leurs cadettes ont vécu en moyenne deux fois plus longtemps que les autres. Et des tests ont ensuite montré qu’elles se trouvaient dans un meilleur état physique et étaient plus à même de survivre à des situations de stress dans leur environnement que les mouches témoins.

Ces résultats montrent que les interactions sociales avec des membres plus jeunes de l’espèce ont un effet bénéfique sur le plan physiologique, au moins pour ces petites mouches, a déclaré le principal auteur de l’étude, Chun-Fang Wu, professeur de biologie à l’université de l’Iowa.

L’expérience n’a cependant pas permis de comprendre les mécanismes en cause. Une réponse à cette question pourrait avoir des implications pour la santé humaine, et notamment dans la connaissance des maladies liées à l’âge comme celles de Parkinson, Huntington ou Alzheimer. « Cette étude montre que l’espérance de vie des “sod flies” est malléable et qu’elle peut être conditionnée par des interactions sociales, ce qui corrobore l’idée que l’environnement social peut avoir un impact bénéfique pour les personnes qui souffrent de maladies neurologiques liées à l’âge », écrivent les auteurs de l’étude.

Touche pas à mon vieux

Le chercheur Jérôme Pélissier dénonce « l’âgisme »


Comment est parti ce mouvement ?

En 2007, deux grandes enquêtes ont été publiées. L’une par l’Institut national des études démographiques (Ined) sur la sexualité des Français, l’autre sur les violences dont sont victimes les gens en France. La première n’interrogeait pas les plus de 70 ans. L’autre, qui concernait 17 000 ménages, ne comportait aucune donnée sur les plus de 60 ans. Deux ans plus tôt, une étude sur la violence et la maltraitance s’était cette fois arrêtée à 75 ans. La Cour des comptes s’était interrogée sur le pourquoi de cette limite d’âge. Il y a eu un ras-le-bol. Des chercheurs, des professionnels, qui travaillent sur les problématiques des personnes âgées, ont décidé d’écrire à la Halde pour dénoncer le fait que les organismes de recherche se rendent coupables de discrimination.

Suite de l’article sur le blog de Michaël Boutines.