2009_gratuite_busModèle économique basé sur la gratuité

Lorsque vous prenez votre douche, le robinet diffuse outre de l’eau un filet ininterrompu de publicités. Votre grille-pain commence à griller vos tartines lorsqu’il a vanté pendant trois minutes les mérites d’huiles 0% de graisse. Votre machine à laver ne fonctionne que si vous utilisez une marque précise de lessive. Vous notez et commentez chaque programme de télévision que vous voyez

On peut conclure que vous êtes un adepte du gratonomique.

En d’autres termes, vous achetez des produits gratuits.Vous ne payez pas l’eau, vos appareils ménagers ou votre télévision. Ils vous sont fournis gratuitement en contrepartie de publicité ou de travail. La gratonomique s’est développée avec la génération Internet ou ceux qui ont été élevés avec Internet à haut débit. Très jeunes, ils ont été habitués à ne pas payer pour leurs musiques, films et plus généralement leurs loisirs. Ils ont imaginé par la suite des systèmes qui permettraient de vivre sans argent.

La gratonomique est fortement critiquée par les adeptes de la décroissance qui considèrent qu’elle fait augmenter la consommation et contribue à la destruction de la planète.

 

  • C’est déjà demain

  • La gratuité est-elle l’avenir de l’économie ?

La gratuité est l’avenir de l’économie clame Chris Anderson, rédacteur en chef de la revue Wired. Outre la gratuité légendaire proposée avec succès par des entreprises comme Gilette en offrant ses rasoirs et en faisant payer ses lames, une nouvelle gratuité s’est développée avec Internet. Elle s’appuie sur des coûts de reproduction nuls du fait de la numérisation et une multiplication de l’offre qui tire les prix vers le zéro absolu.
Selon Anderson, le fossé psychologique entre “le presque zéro” et “le zéro” a sauté et il va être impossible de revenir en arrière.
Anderson met en scène 6 grands modes de financement de la gratuité

  • le modèle fremium : une version gratuite grand public couplée à une version payante, plus chère et plus évoluée pour un public restreint de plus exigeants.

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  • Gratuit

Chris Anderson, 47 ans, est depuis 2001 rédacteur en chef de Wired (lire son blog), un magazine doublé d’un site internet créé en 1993 consacré aux nouvelles technologies. Physicien de formation, il a travaillé au laboratoire de Los Alamos, avant de devenir journaliste au magazine britannique The economist, où il a été l’un des premier à « couvrir » le monde de l’internet. Wired milite pour la liberté d’entreprise, et pour limiter le plus possible l’intervention du gouvernement dans la vie publique.Ancré dans la culture de la côte ouest des Etats-Unis, Wired sert de bréviaire aux « techno-utopiens » qui voient dans la loi du marché et le progrès technologie, un moyen de libération de l’individu, et l’avènement d’une société post-industrielle d’abondance transcendant les clivages politiques.

Votre livre s’intitule « gratuit », mais bien sûr vous ne voulez pas dire qu’un jour tout deviendra gratuit ?
Je n’ai jamais dis ça. Je pèse mes mots. Je dis simplement que de plus en plus de choses deviendront gratuites. J’ai tout un chapitre qui traite de l’abus du mot « gratuit » pour égarer le consommateur, et je dresse un distinction très nette entre les arnaques et la réelle gratuité.

Vous dites qu’on est en train d’entrer dans une ère où la gratuité sera de plus en plus considérée comme la norme, et non l’exception. Comment est-ce possible ?
Il y a trois type de gratuité.

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