Développeur de jeux vidéo et dispositifs ludiques améliorant les capacités cognitives des séniors.

C’est déjà demain

Demain, les séniors seront addicts aux jeux vidéo.

Toujours aux manettes, ils resteront jeunes.  

  • Selon une étude de la Nanyang Technological University de Singapour, une heure de jeu vidéo par jour permet au cerveau de développer certaines capacités cognitives. 75 personnes peu habituées à la pratique des jeux vidéo ont passé une heure chaque jour sur leur smartphone à jouer à des jeux de hasard, de mémoire spatiale ou encore d’action. Au bout d’un mois, les chercheurs ont constaté que les personnes ayant joué à des jeux de mémoire spatiale avaient amélioré leurs capacités visuelles tandis que celles ayant joué à des jeux d’action démontraient une meilleure aptitude à suivre plusieurs objets en même temps.
  • Des chercheurs de l’université de l’Iowa ont montré que les jeux vidéo aidaient les personnes âgées à améliorer leurs capacités cognitives. L’équipe a comparé pendant un an les évolutions cognitives de personnes de plus de cinquante ans jouant pour les uns à de simples mots croisés sur ordinateur et pour les autres au jeu vidéo Road Tour. Le principe de ce jeu est d’identifier un modèle de voiture affiché brièvement sur une plaque d’immatriculation. Après dix heures de jeu, le second groupe a montré une amélioration de 70 % de ses facultés de concentration, une plus grande facilité à passer d’une tâche à une autre et un accroissement de sa vitesse de réaction. La vision panoramique de ces personnes s’est également améliorée. C’est un gain non négligeable, explique Fredric Wolinsky, l’un des chercheurs, car « avec l’âge, le champ visuel se réduit. Nous voyons comme dans un tunnel. » Après quatorze heures de jeu, l’amélioration était encore plus nette. Au final, l’étude estime que les joueurs ont vu leurs capacités cognitives « rajeunir » de un an et demi à sept ans selon les individus. Ces exercices ont montré des améliorations réelles qui ont eu des répercussions dans la vie quotidienne des différentes personnes.

Les clics et déclics leur permettront d’avoir en permanence le sourire aux lèvres.

  • D’après une recherche menée par l’université de Caroline du Nord, aux États-Unis, les seniors qui jouent aux jeux vidéo font montre d’un bien-être émotionnel et psychologique supérieur à leurs congénères non gamers. L’enquête, qui s’est intéressée à 140 seniors âgés de 63 ans et plus, a évalué la fréquence à laquelle ils s’adonnaient aux joies de la manette avant de tester leur bien-être et la qualité de leurs relations sociales. Sur le panel interrogé, 61 % des personnes sont des joueurs « au moins occasionnels » tandis que 35 % d’entre elles jouent « au moins une fois par semaine ».
  • Les conclusions de l’étude s’avèrent aussi surprenantes qu’enthousiasmantes : les seniors gamers ont un niveau de bien-être particulièrement élevé. À l’inverse, les seniors qui ne jouent jamais disent éprouver davantage d’émotions négatives et manifestent une tendance plus élevée à la dépression.

Et, grâce aux jeux vidéo,  les plus âgés se souviendront qu’ils sont heureux.

  • Des jeux comme le célèbre Dr Kawashima, ou encore Cérébrale Académie incitent à la réflexion et contribuent à long terme à développer et à renforcer le sens logique, la mémoire, l’attention, la dextérité, la réflexion… Leur diversité et leur côté ludique évitent généralement l’ennui et l’impression de lassitude.
  • Le groupe Genious a lancé le serious game Az@GAME pour accompagner la mesure de la maladie d’Alzheimer. Dans ce jeu, le patient/joueur est aux commandes d’un sous-marin et navigue à travers mers et océans. Il doit gérer ses ressources, acheter des marchandises et affronter les autres joueurs pour devenir le plus riche des contrebandiers. Il affronte d’autres patients, mais aussi des personnes non malades.Ce jeu permet de :
  • mesurer l’évolution de la maladie d’Alzheimer et des pathologies assimilées,
  • favoriser l’activité physique des patients,
  • stimuler les capacités cognitives,
  • maintenir le lien social.

Descriptif du métier

Le jeurontologue…

  • Conçoit des jeux adoptés à toutes les pathologies du vieillissement.
  • Pense des outils permettant aux plus âgés de jouer confortablement : écran géant, boutons colorés…
  • Teste leur impact sur les capacités cognitives des séniors.
  • Évalue les gains sociétaux que la pratique des jeux a générés.
  • Élabore des campagnes d’incitation aux jeux vidéo.

Prospective du métier

GvujciTNQhDZWt7ZLIGqzzl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJAujourd’hui, les pouvoirs publics incitent à pratiquer une activité sportive quotidienne. Il y a de fortes probabilités que, du fait du vieillissement de la population, demain, ils encourageront les pratiques cognitives en revendiquant les bienfaits des jeux.

Vu le coût pour la société, il y a à parier que le jeurontologues seront  sollicités pour aider à retarder le déclin cognitif des plus âgés. En 2012, le coût de prise en charge des patients atteints de la maladie Alzheimer était de 200 milliards de dollars aux États-Unis. Avec le vieillissement de la population, il va augmenter d’année en année, donc toutes les options permettant de retarder l’admission des patients en établissement spécialisé seront les bienvenus. Dans ce contexte, jeux vidéo peuvent se révéler bénéfiques, dans la mesure où ils stimulent les cinq zones cognitives affectées par la maladie : le fonctionnement exécutif, la mémoire de travail, la concentration, la mémoire épisodique et les capacités psychomotrices