Aujourd’hui, je suis aux entretiens de Combloux. Après une journée de ski (temps pourri, neige extra… Décidément le monde n’est pas parfait), je vais avoir la chance d’écouter les meilleurs experts en énergie.

Pour être en phase, je vous propose une lettre qui lave plus vert. Au menu des mots en rapport avec les problématiques environnementales.

1. Toiterre ou jardin installé sur les toits des immeubles.

À New York, le PlaNYC 2030 -plan de développement durable-, lancé en 2007 par le maire, Michael R. Bloomberg, a stimulé les initiatives en offrant des abattements fiscaux pour l’installation des toiterres. Rien n’interdit de penser qu’il ne fera pas des émules. Résultat, demain on montera sur le toit pour planter ses choux à la mode de chez nous.

Comme sur certains toits, on pratiquera la culture aquaponique (L’aquaponie est la culture de végétaux en symbiose avec l’élevage de poissons. Les déjections des poissons qui servent d’engrais pour le végétal cultivé) on pourra ajouter dans son panier des poissons. Le toiterre ayant aussi un poulailler, on ne s’étonnera même pas si l’on croise des poules dans l’ascenseur. Dans l’ambiance, les moutons ne seront plus seulement égorgés dans les baignoires ou le cauchemar des femmes d’intérieur, mais bêleront aux étoiles.

2. Cravater ou supprimer la cravate pour faire des économies d’énergie.

Au Chili, le ministère de l’Énergie a lancé une campagne incitant le personnel de bureau à abandonner la cravate afin de limiter le recours à la climatisation. À en croire le spot publicitaire, le port de la cravate implique un refroidissement de l’air beaucoup plus important pour atteindre une température de confort. Les experts ont calculé que grâce à cette mesure la température de sortie des climatiseurs peut être augmentée de 1 °C à 3 °C et qu’on fait ainsi baisser de 3 % la consommation d’électricité. Cette mesure permettrait d’économiser 10 millions de dollars entre janvier et février, lors des fortes chaleurs. J’adore ces mesures qui se basent sur le bon sens. À mon avis, si on prend le temps de chercher, il peut avoir de nombreuses autres similaires.

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à nous les proposer. Le partage est l’écologie de la pensée.

3. Tractopen ou tracteur fabriqué par soi-même à partir de plans en libre accès

Vous ne le savez peut-être pas, mais les tracteurs sont chers et souvent de mauvaise qualité. Marcin Jakubowski, un ingénieur en chimie qui opéra un retour à la terre, en fit la douloureuse expérience. Après un nombre incalculable de pannes, il misa sur le système D : il construit en 6 jours, et pour un budget plus que raisonnable, son propre tracteur. Il partagea plans et tutoriaux permettant à tout un chacun de faire comme lui. Le tractopen (tracteur en open source) était né.

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, Marcin Jakubowski a fondé Open Source écologie, un réseau de fermiers, d’ingénieurs et de bricoleurs, plus une plateforme dédiée à la fabrication de machines agricoles low-cost et open source : le Global village construction set.

Le réseau planche sur 40 prototypes (trayeuses, bulldozers, fours à pain…), et publie les schémas de fabrication et les devis estimatifs de chacun. Selon les membres du collectif, construire une machine agricole open source est à peu près aussi simple que d’assembler des legos, et coûte 8 fois moins cher que du matériel classique.

Chers adeptes du doit yourself, quels sont les objets que vous aimeriez réaliser vous-mêmes . Faites vos voeux, ils seront peut-être exhaussés.

4. Arbipuce ou puce électronique pour arbre

Vous vous demandez sans doute pourquoi une puce électronique vient se glisser dans une lettre aux couleurs écologiquement correctes. Pour avoir la réponse, il faut faire un saut (de puce) jusqu’en Malaisie. Là le département des forêts teste la technologie RFID pour détecter des activités illégales d’exploitation forestière. L’objectif est de garantir que les produits du bois exportés ont été récoltés de manière durable et écologique manière.

Pour continuer dans la métaphore, on fait maintenant un saut (de puce) dans le futur proche. Demain, avec cette technologie, on pourra visualiser sur Google earth le lieu où a poussé l’arbre qui a servi à fabriquer sa table. Certains exigeront qu’il ait grandi dans nos terres. On est juste en droit de se demander si cela sera pour le meilleur ou juste pour se donner bonne conscience ?

Actualités

  • Un petit rappel. L’atelier pour inventer les mots de la ville de demain aura lieu à la Cantine le 25 Janvier entre 19 h et 21h30. (151 rue Montmartre, Passage des Panoramas 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris). Vous pouvez suivre de loin grâce à Twitter avec le hastag #dicodufutur
  • 1001 idées attend vos idées. La 237 ème idée est :

Créer une application permettant de photographier et localiser les personnes sans abri et en difficulté. Utiliser ces informations pour mutualiser et démultiplier les aides.

Futureusement vôtre

Anne-Caroline Paucot

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