Spécialiste de l’intégration de nanoingrédients dans la chaîne alimentaire.

L’alministrateur

  • Détecte les aliments qui sont conçus en utilisant des nanoingrédients.
  • Identifie les nanoproduits alimentaires et en particulier ceux qui sont non étiquetés.
  • Repère et crée de nouvelles fonctions pour ces composants lilliputiens.
  • Exemples :ajustement de couleur, augmentation de la saveur, augmentation de la teneur en éléments nutritifs, suppression ou neutralisation des matières grasses et sucres, amélioration de la « consistance en bouche », adaptation d’un aliment à un individu, création d’emballages intelligents…
  • Crée et expérimentent des nouvelles fonctions
  • Exemples : solutions à des problèmes nutritionnels et/ou sanitaires (diminution de la teneur en graisse, en sel, en calories ou en émulsifiants…) diffusions de médicaments, lutte contre les intoxications alimentaires
  • Surveille les effets pervers des nanoparticules dans les aliments et met en place des processus d’alertes.

C’est déjà demain

Quelques éléments montrent que les nanotechnologies et l’alimentation tentent de faire assiette commune.

  • Des entreprises comme Kraft et Nestlé travaillent sur des aliments « intelligents » qui interagiront avec les consommateurs pour « personnaliser » la nourriture, changer sa couleur, saveur ou éléments nutritifs à la demande. Ils pourraient aussi détecter une allergie à un composant alimentaire et le neutraliser. L’emballage pourrait libérer une dose d’éléments nutritifs  pour ceux qui ont des besoins nutritionnels particuliers (par exemple des molécules de calcium pour les personnes souffrant d’ostéoporose).
  • Mars Inc. dispose d’un brevet pour un nano-emballage invisible et comestible qui enveloppe les aliments, empêchant les échanges gazeux et l’humidité. Cet emballage contient des nano-capteurs et des activateurs antimicrobiens. Il est capable de détecter la détérioration des aliments et libérer des nano-anti-microbes pour prolonger la durée de vie de la nourriture.
  •  Le think tank Woodrow Wilson Institute a recensé en 1 371 produits concernant des nanoparticules dans le monde, dont 367 en Europe. Près d’un sur dix concernait le secteur alimentaire : revêtement intérieur des bouteilles de bière Corona, eau pour femmes enceintes et bébés (La Posta del Aguila), nombreux compléments alimentaires, vitamines et produits amaigrissants…

 

  • La France est le premier pays à avoir exigé des industriels, depuis 2013, une « déclaration annuelle des substances à l’état nanoparticulaire ».
  • Les nanotechnologies sont en plein boom : selon la Commission européenne, les produits qui en découlent devraient connaître une croissance de leur valeur de 200 milliards d’euros en 2009 à deux billions d’euros en 2015. En 2010-2015, elles concerneraient l’emploi de 2 millions de personnes, selon une estimation de la National Science Foundation. Pour les seules applications alimentaires, la valeur du marché atteindrait 4,4 milliards d’euros en 2012, selon la FAO et l’OMS.

Prospective du métier

Aujourd’hui, les nanoparticules dans le champ alimentaire n’ont pas bonne presse. Si entreprises continuent leurs recherches, elles communiquent peu sur le sujet.
Pourtant, les nanostructures dans l’alimentation sont loin d’être une nouveauté. Pour preuve, le lait maternel est composé d’émulsions de protéines de lait de taille nanométrique. De même, les fabricants rendent la mayonnaise plus légère en incorporant de l’eau sous forme de gouttelettes nanométriques

Le brouillard peut se lever si les alminustrateurs d’aujourd’hui et de demain prennent le temps de se poser quelques questions.

  • Quels sont les atouts et faiblesses des nano-ingrédients utilisés pour l’alimentaire ? Sont-ils bénéfiques pour la santé publique et l’environnement ou servent-ils juste l’intérêt de quelques magnats de alimentaire ? Apportent-ils vrai plus ou sont-ils un cul-de-sac technique qui complète l’arsenal additifs, OGM ou irradiation des aliments.