S’inspirer des systèmes naturels pour  diminuer la consommation énergétique

Le zèbre a un système naturel de climatisation. Les insectes fabriquent des polymères, L’araignée est capable de produire 9 types de soies différentes, avec des qualités de résistance différente selon l’eau qu’elle y incorpore. Les systèmes naturels s’alimentent avec ses déchets organiques. Les fourmis s’associent pour se défendre contre une agression.
Naturospirer consiste à s’inspirer des systèmes naturels pour diminuer la consommation d’énergie et la pollution.

Histoire du mot :

  • 2009, des penseurs comme le Belge Günter Pauli incitent à s’inspirer de la nature pour produire mieux.
  • A partir de 2010, les idées de ces pionniers font leur chemin.


  • C’est déjà demain

  • Une armée de fourmis pour combattre l’ennemi

Aurait-on pu inventer l’avion sans savoir que les oiseaux volaient grâce à leurs ailes ? La nature constitue sans doute un réservoir incommensurable d’idées et de solutions pour nous. Regardez les fourmis par exemple, des animaux qui, rappelons-le, ne sont que des insectes. Pourtant, elles prospèrent depuis des millions d’années, et ce sans avoir besoin d’un cerveau aussi gros que le nôtre. C’est parce que prises ensembles, les fourmis forment une organisation intelligente, même si chacune d’entre elles ne pourraît prétendre à l’école des ponts et chaussées. Ca devrait faire réfléchir à l’heure ou la performance individuelle fait l’objet d’un véritable culte.

Mais revenons à notre histoire de sécurité informatique. Des Américains ont eu l’idée d’appliquer le magnifique exemple de la nature que nous offrent les fourmis au domaine de la technologie. Ils ont imaginé que des fourmis digitales puissent se balader dans les réseaux. La moindre anomalie ameuterait d’autres fourmis numériques, ce qui devrait engendrer une alerte chez l’administrateur du réseau. En somme, il s’agirait d’antivirus itinérants chargés de maintenir la vigilance sur l’ensemble du réseau. J’imagine en effet que dans les réseaux actuels, il y a toujours quelques machines qui sont négligées, genre l’ordinateur de la machine à café, et c’est justement ce type de point faible que recherchent les vers informatiques. Bref, pour l’heure, cette histoire de fourmis numériques n’est qu’une idée universitaire, mais attendons un peu de voir ce que ça va donner.

Source sujet du jour

  • Changer nos façons de penser

Il faut changer fondamentalement nos façons de penser. Nous devons créer des chemins pour que nos enfants imaginent un futur différent afin qu’ils ne répètent pas nos erreurs”, explique Günter Pauli. “Aujourd’hui, on donne des prix environnementaux aux hommes d’affaires qui disent qu’ils vont polluer un peu moins. Mais il ne faut pas polluer un peu moins : il faut arrêter de polluer.”

Günter Pauli est un industriel belge qui a lancé une société fabricant des produits biologiques pour la lessive et la vaisselle, Ecover. Son usine a été conçue pour être complètement biodégradable, tous les matériaux pouvant être démontés, réutilisés. Il innova même par exemple en payant ses employés, 50 centimes d’euros par kilomètre parcouru, pour qu’ils viennent en vélo à l’usine, jusqu’à ce que la justice belge le condamne pour cette initiative qui sortait des cadres du droit du travail… Il a tenu Ecover jusqu’à ce qu’il découvre que les produits qu’il utilisait (l’huile de palme notamment) étaient responsables de la déforestation et de la disparition des Orang-Outan en Indonésie. Il vendit alors son entreprise pour se consacrer avec l’aide de 300 chercheurs du monde entier à la recherche de solutions alternatives, rentables, non polluantes et créatrices d’emploi. Pour l’exposition universelle de Hanovre en 2000, il réalisa un pavillon (le Guadua Pavillon de Manizales) construit uniquement en bambou, afin de montrer que le bambou, le matériel de la pauvreté, celui avec lequel plus d’un milliards de personnes dans le monde construisent leur maison, pouvait être un matériel durable et de qualité. Un véritable acier végétal. Cette réalisation a changé le regard que les pauvres portaient sur ce matériau.

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