191625-6Coach qui aide à programmer son habillement et avoir une cohérence vestimentaire entre vie réelle et virtuelle.

Pendant des années, se vêtir était une affaire simple pour un dirigeant d’entreprise. Les hommes enfilaient costume sombre, chemise claire, cravate qui leur donnaient un air de sérieux. Les femmes composaient dans la même gamme peu fantaisiste. A partir de 2015, l’affaire devint vraiment plus complexe car les décideurs commencèrent à devoir :

  • Composer avec les vêtements communicants qui diffusent des informations et visualisent des émotions.
  • Vêtir leurs avatars de manière à ce que ces représentations virtuelles d’eux-mêmes renvoient une image du même acabit.

Le netLookeur  aide le dirigeant à programmer son habillement de la vie réelle : type de messages à diffuser, choix des capteurs émotifs… Il adapte les choix quotidiens aux différents avatars afin d’éviter toutes dissonances entre habillement réel et virtuel.

  • Ce n’est pas encore demain

 

Dans un interview de fiction-prospective un netLookeur de 2025 raconte aujourd’hui

Dans la première décennie su siècle, si on n’hésitait pas à répéter que « l’habit ne fait pas le moine », il semblait n’en être rien dans les entreprises. Chaque endossait les vêtements en adéquation avec sa fonction. Peu nombreux ceux sont qui dérogeaient aux règles édictées par le top managers des entreprises. Est-ce que ce conformisme vestimentaire subsiste ?

Je me souviens. C’était tenue stricte quatre jours de la semaine, décontractée chic le vendredi ou lors des séminaires à la campagne. Le patron changeait de marque de cravate, ces vassaux l’imitaient. En 2020, ce conformisme subsiste et même il s’accentue. C’est logique. Comme l’ancestrale sécurité de l’emploi n’existe plus, les collaborateurs des entreprises évitent d’être par leur habillement le clou qui dépasse sur lequel chaque possesseur de marteau aura envie de taper. En revanche, la mode a évolué. Quelles sont les grandes tendances de la mode vestimentaire professionnelle ?

A la une, on trouve les vêtements communicants. Tout le monde ou presque porte un vetcran ou un vêtement qui intègre un ou des écrans souples en fibres optiques. C’est, à l’instar de la cravate d’hier, un peu l’apanage du vêtement professionnel. Même si cet écran ne sert à rien vu qu’il y a des écrans partout, il faut en avoir un sur soi. En revanche, les habiminés n’ont pas bonne presse dans l’entreprise.

Habiminé Vous pouvez me traduire ?

Un habiminé est un vêtement où des animations et messages défilent. Le tee-shirt intègre une puce qui communique avec des bases de données afin de proposer des messages personnalisés. C’est ainsi que si vous êtes dans la même pièce que l’amour de votre vie, votre tee-shirt peut faire défiler un « Je t’aime ». Vous conviendrez sans doute que ce manque de discrétion ne convient pas vraiment à la vie professionnelle.

La deuxième tendance consiste à utiliser des textiles interactifs qui réagissent à la lumière, un changement de température ou un différents contacts. Je crois que c’est une façon de dire aux autres que d’une part on parle le même langage mais qu’on a aussi sa propre personnalité.

Les vêtements changent de couleur ?

Oui, c’est assez sympathique quand les vêtements sont de bonne facture car les changements sont doux et créent une ambiance apaisante. En revanche, c’est très pénible lorsque on a affaire à de la confection médiocre. Cela devient vite aussi agressif qu’un mauvais parfum.

Est-ce que tout le monde porte des vêtements informatisés ?

Non, dans certains secteurs d’activité, vous n’en verrez aucun. Par exemple, dans la banque. Le culte du secret étant toujours aussi vivace, les banquiers craignent que ces vêtements servent d’espion. Si leurs craintes ne sont pas dénuées de fondements, ces vêtements espionnent en particulier ceux qui les portent. Certains peuvent surveiller leur mouvement et savoir s’ils marchent, courent, bougent…

Est-ce que ces vêtements sont confortables ?

Très, ils sont en général réalisés en fibres textiles d’origine végétale. Baobab, kapok, cisal, chanvre, viscose de bambou… Ce sont des fibres qui outre minimiser l’utilisation des produits polluants respirent, ne se chiffonnent pas. Associées à des algues, elles ont des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires, hydratantes et déstressantes. En prime des microcapsules greffées sur les fibres emmagasinent l’excès de chaleur corporelle et vous la restitue lorsque vous vous trouvez dans un environnement plus froid.

En quoi consiste votre travail de netLookeur ?

Mes clients possèdent des miroirs d’évolution qui leur permettent de voir comment ils seront s’ils changent physiquement – S’ils se greffent des cheveux, s’ils maigrissent, s’ils changent de nez…- ou leur permettent d’essayer des vêtements sans se déshabiller. Si ces miroirs sont très performants, ils ont du mal à s’envisager et s’accepter différent de ce qu’ils sont actuellement. Mon travail est de l’aider dans ce sens et de leur proposer un look en phase avec l’entreprise.

Quelle est votre méthode ?

Je fonctionne en leur faisant comprendre des principes basiques comme « Qui se rassemble, s’assemble » et leur demande de prendre des visages références de l’entreprise. Je peux vous l’avouer, les références sont souvent les patrons. On n’y peut rien, depuis la nuit des temps, tout le monde veut s’identifier à ses dieux.

Après avoir discuté de leurs choix, je leur propose quelques modifications de leur look. Vous savez aujourd’hui, le champ des corrections est large. Le clonage capillaire permet toutes les coupes de cheveux. Avec la chirurgie prothétique et esthétique notre corps peut être modelé à loisirs.

En clair, vous intervenez pour que tous les collaborateurs d’une entreprise se ressemblent ?

Oui. Cela semble vous choquer ! Pourtant, il n’y a rien de bien nouveau sous les Tropiques. Hier, l’entreprise conditionnait ces salariés de telle manière qu’ils arrivent à penser, s’habiller de la même manière, adopter les mêmes coutumes. Aujourd’hui, la technologie rend un peu plus évident le processus. C’est salutaire, car les seules choses étant clairement posées, on peut les accepter et les refuser.

Vous voulez dire que, par des effets de rétroactions, c’est grâce à des gens comme vous que le conformisme dans les entreprises recule !

Peut-être, mais vous comprendrez qu’il est préférable que je reste discret sur le sujet.