Personne aveugle qui refuse le greffage d’yeux électroniques.

Aveugles de naissance ou ayant perdu la vue lors d’un accident, les noirouriens ou veilleurs de nuit sont des personnes qui refusent avec obstination de se faire greffer des yeux électroniques. Ils ne veulent pas être des êtres en kit avec des yeux machinaux, un cœur en plastique, une main synthétique…

Ils préfèrent garder leurs imperfections et faiblesses car pour eux ces techno-produits ne sont que des prothèses qui abusent de l’individu comme l’explique Max Leblanc, le président des noirouriens : “ Le principe est resté identique à celui mis au point en janvier 2000 par des chercheurs américains. Une caméra capte des images et les stocke dans un ordinateur qui les envoie à l’aide d’électrodes dans le cortex visuel. Même si le procédé est performant, la vue reste machinale donc nécessairement pauvre.”

Ce subterfuge, le noirouriens le récusent aussi par crainte de perdre leur identité. La défaillance de leur vision a provoqué un développement des autres sens. Ils entendent mieux, sentent mieux, leur sensibilité tactile est émoussée. De plus, ils ne sont pas victimes de l’agression permanente des images. Ne zappant pas en permanence de l’une à l’autre, leur réflexion peut se dérouler en continu, dans la douceur et la sérénité.

Les noirouriens estiment que ce refus d’œil électronique est un choix qu’ils ont fait et admettent que d’autres ne partagent pas leur conviction.




La rétine artificielle en bonne voie

Un article sur le site Physorg.com fait le point sur l’état d’avancement du Artificial Retina Project, piloté par le DOE (Department of Energy), le CEA états-unien. C’est le programme le plus avancé en matière d’œil bionique. Nous en avons déjà parlé ici. On trouvera ici une courte vidéo présentant la chose et là une plus longue. Le tout en anglais. Too bad.
Le papier rappelle que leur premier prototype de rétine artificielle, Argus One, a été testé à partir de 2002 sur 6 volontaire. Dont Terry Byland (photo). Elle comportait seulement 16 pixels, mais a néanmoins permis de tester les grandes lignes du concept tout en apportant un petit peu de lumière à des personnes plongées dans le noir, du fait d’une dégénérescence rétinienne. Elles ont pu à nouveau repérer portes et fenêtres, éviter des obstacles majeurs, et même lire des caractères de 30 cm de haut.

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