078930-610x259Imprimante à jet de cellules qui fabrique des organes humains

L’orgaprimante est une imprimante dotée de la technologie des imprimantes à jet d’encre pour imprimer différents types d’organes. Au lieu de gouttes d’encre, elle projette sur un bio-papier une solution contenant des cellules vivantes telles que des bactéries, des levures et toutes sortes de cellules animales (cellules ovariennes de hamster, neurones, cellules souches embryonnaires humaines, etc.) .

Le principe est d’accumuler des milliers de couches selon un arrangement bien précis reprenant l’architecture du tissu original à réparer, voire à reproduire.

L’imprimante cellulaire mise au point est capable d’ajuster le jet avec une précision d’un millième de millimètre et de construire un tube de cellules d’un centimètre et demi de haut en une minute.

  • C’est déjà demain

Paul Calvert, du département Matériaux et Textiles de l’université du Massachusetts (Etats-Unis), explique que plusieurs équipes dans le monde, y compris la sienne, s’activent à la mise au point d’imprimantes à «jet de cellules» !

Le chercheur japonais Makoto Nakamura, a découvert que les gouttes d’encre bombardées sur du papier par une imprimante à jet d’encre avaient à peu près les mêmes dimensions que des cellules, et que l’impression d’une photo en millions de couleurs n’était pas moins compliquée. D’où l’idée de reproduire sur des milliers de couches superposées le motif cellulaire d’un organe pour le reconstituer en trois dimensions.

Dans cette logique, une équipe londonienne cherche à imprimer des cellules cérébrales pour remplacer des zones endommagées du cerveau. Il lui faut encore réduire la taille des gouttes de cellules vivantes à quelques micromètres.

Pour en savoir plus

 

  • Est-ce une idée désirable ?

  • Oui

En réglant le problème crucial de la recherche d’organes compatibles, l’orgaprimante va sauver de nombreuses vies. Le bilan du don d’organes n’est en effet pas des plus réjouissant. En 2008, 13 698 patients ont été en attente d’une greffe d’organes. Parmi eux, 10 180 attendaient un rein. 4 620 d’entre eux ont pu être greffés à partir de 1 610 personnes décédées et 232 donneurs vivants, soit 33.7 % des patients. Plus de 200 malades décèdent, chaque année, faute de greffon.

  • Non

On peut craindre que les orgaprimantes fassent les choux gras des charlatans de l’esthétique. On ne se fera plus retendre la peau mais on s’en imprimera une nouvelle sur des organes refaits à neuf.  Les orgaprimantes deviendront un nouveau fleuron de ce délétère marketing du jeunisme.