Pantalon dont les trous se réparent automatiquement

Samuel a six ans. Comme tous les garçons de son âge, ils trouaient en moyenne un pantalon par semaine. Du petit trou réparable au pantalon foutu, c’était le cauchemar de ses parents.

DSCN8658Avec le pantacrou, le souci a disparu. Quand Samuel troue son pantalon, il le met près d’une source de chaleur et le pantalon se répare. La durée de réparation d’un trou est d’environ une heure par centimètre pour les meilleurs pantacrous et de trois heures pour les autres.
Lors d’une réparation, les fils se tissent de manière plus serrée et font que l’endroit réparé est plus solide.

Après le lancement du pullotrou, les fabricants envisagent de fabriquer des baskotrous.

 

  • C’est déjà demain

Si la technologie nous permet de ne plus élever nos enfants dans du coton, nous évite un tissu d’inepties et ne nous met pas dans de beaux draps, on aura tout intérêt à ne pas lui tailler un costume. Et d’autant, quand elle s’engage à repriser tous nos vêtements.
  • Grâce à un nouveau caoutchouc, habits et chaussures se réparent tout seuls

Une nouvelle matière élastique qui se répare d’elle-même sans être collante et ouvre la voie à la fabrication de produits « autocicatrisants » a été mise au point par des chercheurs français.
Cette matière, synthétisée à partir d’acide gras d’origine végétale, est composée de petites molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires lesquels, s’ils sont rompus, se réassemblent d’eux-mêmes pour retrouver leur forme et leur élasticité initiales.
Parmi les applications possibles, des tissus pour des vêtements dont les trous se rebouchent d’eux-mêmes, des semelles de chaussures indéformables ou encore des jouets cassés qui se remettent en état tout seuls.
Certaines pièces détachées de moteurs pourraient également « s’autoréparer » sans avoir besoin de passer entre les mains du garagiste. « Si vous percez un joint d’étanchéité dans un mur, il va se réparer tout seul. Tout ce qui travaille dans la compression, comme les joints de structure, les revêtements susceptibles de se rayer, est concerné », a expliqué Ludwik Leibler, directeur du laboratoire Matière Molle et Chimie, une unité du CNRS, Centre national français de la recherche scientifique et de l’ESPCI, une école d’ingénieurs parisienne. Le groupe chimique Arkema (ex-pôle chimie de Total), qui mène avec le laboratoire Matière Molle et Chimie depuis 2000 des recherches conjointes dans le domaine de la chimie des matériaux supramoléculaires, envisage, grâce à la chimie supramoléculaire, la fabrication de « toutes sortes d’articles qui après s’être cassés ou fissurés, pourraient être réutilisés grâce à l’autocicatrisation ».
Deux catégories de produits devraient être mis sur le marché prochainement : les bitumes, qui utilisent comme dans le cas des caoutchoucs des molécules d’origine végétale, et les plastiques faits de molécules plus grandes, offrant une meilleure biodégradabilité et dont l’avantage d’être plus résistants aux solvants.