Technicien utilisant des organismes vivants pour détecter et éliminer les pollutions.

C’est déjà demain

DEMAIN…
Les organismes et les insectes seront nos principaux alliés pour détecter et résoudre la pollution.

  • Phytorestore, utilise les plantes comme principal agent de traitement des pollutions.
  • Serpol  se sert des roseaux pour les lixiviats des décharges en fin de vie.

Maya l’abeille et ses cousines nous enverront des SMS pollution.

  • Apilab a adopté les abeilles comme outils de mesure de la pollution de l’air dans un périmètre de l’ordre de 3 kms (mesure de polluants spécifiques autour d’un site industriel, par exemple) Ces insectes, très sensibles aux métaux lourds, dioxines, pesticides et polychlorobiphényles (PCB) sont des détecteurs fiables de la pollution de l’air, de l’eau et du sol.
  • Elisol Environnement a adopté les vers microscopiques (la nématofaune) pour surveiller la qualité des sols.

Les crapauds clignoteront pour alerter les blanches colombes.

  • Watchfrog a opté pour les têtards fluorescents pour identifier les résidus médicamenteux.

Descriptif du métier

Le polluvivreur est un ingénieur environnement spécialiste des différentes formes de pollutions (atmosphérique, eau, sol, sonore…).

  • Ayant une formation en zoologie ou en entomologie, il observe comment les animaux réagissent aux diverses pollutions.
  • Il enregistre substances toxiques retrouvées chez des animaux qui, par leur fonction prédatrice, jouent le rôle de « biocapteurs » de contaminants.
  • Il met en place des dispositifs permettant d’enregistrer leurs comportements. Exemple : transformation des ruches en bio-indicateurs.
  • Il enregistre substances toxiques des animaux qui, par leur fonction prédatrice, jouent le rôle de « biocapteurs » de contaminants..
  • Il utilise des organismes vivants pour diminuer les pollutions.

Prospective du métier

Les animaux jouent depuis la nuit des temps un rôle de sentinelle. Au siècle dernier, le canari était utilisé par les mineurs pour détecter la présence de grisou dans les mines de charbon.

Comme certains animaux possèdent des facultés physiologiques étonnantes face aux pollutions ou dans l’annonce d’une catastrophe naturelle imminente, il serait regrettable de ne pas leur accorder de l’attention avant qu’il ne soit trop tard.

  • Aux Pays-Bas, des chercheurs comme le Pr. Marcel Visser soulignent l’impact du réchauffement climatique qui décale la cohésion de la chaîne alimentaire contribuant à l’extinction annoncée d’oiseaux migrateurs comme le gobe-mouche.

Enfin, le polluvivreur de demain pourra aussi utiliser des poissons-robots.

  • Les poissons-robots, conçus par des scientifiques de diverses universités européennes, font passer le temps J nécessaire à la détection d’un polluant de quelques semaines à quelques secondes. Cette réactivité permet d’intervenir efficacement dans des situations critiques telles que le nettoyage de déversement de pétrole ou encore au-delà pour la recherche et le sauvetage en mer. Les dispositifs ont été récemment soumis à une phase de test dans le port de Gijón, au nord de l’Espagne. Au total, cinq poissons-robots ont été mis à l’eau afin de tester leur efficacité. Ces prototypes, démunis de tout système de pilotage à distance, ont été programmés pour agir de manière autonome durant huit heures et retourner au port d’attache une fois ses batteries épuisées. D’environ 1,5 mètre de long, ils ont été conçus sous la forme d’une carpe et imitent à la perfection les mouvements des autres poissons pour se déplacer dans l’eau à une vitesse maximale d’un mètre par seconde. La détection de source de pollutions (carburants ou produits chimiques) se fait au moyen de capteurs spécifiques fixés à l’appareil.