Terme générique désignant des animaux d’appartement génétiquement modifiés pour avoir des ailes sustentatrices.

Le premier des pteropets, un chat volant, a remporté un succès immense au Japon où cet animal est considéré comme un porte-bonheur. Plusieurs laboratoires sont alors entrés en compétition pour produire des ptéropets.

Ainsi, après Ptérogat – le chat-volant – un laboratoire américain sponsorisé par Walt Disney a produit le Ptéromickey – la souris volante. Mais un jour, chez des familles américano-nipponnes, un ptérogat a rencontré un ptéromickey. Au milieu des ruines de l’appartement, on a retrouvé le ptérogat vainqueur en train de dévorer le ptéromickey. Cette fin était contraire à la culture américaine : les cartoons y montrent toujours la souris victorieuse du chat. Le laboratoire de la zone 21 répliqua en produisant le « Ptéromickey II » qui avait la taille d’un ptérogat et des griffes rétractiles.

Les lawyers embauchés par les Japonais arguèrent du fait que seuls les félins ont des griffes rétractiles. Le ptéromickey était donc illégal et devait être retiré du marché. Les tribunaux n’arrivaient point à trancher mais l’affaire se résolut lorsque les deux laboratoires tombèrent d’accord pour organiser sous marque commune des combats publics de ptérogats et de ptéromickeys.

Depuis lors, la taille de ces deux ptéropets n’a cessé d’augmenter et même les vidéos d’assassinats et de tortures en live ont perdu de considérables parts de marché. Le Ministre de la Justice a déclaré qu’on avait là enfin un véritable progrès, car la violence est détournée de l’être humain vers des artefacts.
Cependant on n’arrête pas le progrès : les dernières version de ptéropets sont dotés d’un appareil phonatoire qui leur permet de s’injurier pendant les combats.

Mot sorti de l’imaginaire en crise de sympathique délire du sérieux Thierry Groussin. Pour vous en convaincre, je vous invite à lire l’article de son blog Pourquoi n’entendons-nous jamais Cassandre ?. Il se demande pourquoi nous avons refusé ceux qui annonçaient le cataclysme financier actuel. En d’autres termes, il s’interroge sur les raisons de notre autisme.

 

La folie des félins fluo

http://youtu.be/9AaKvpktopE

En Corée du Sud, le professeur Kong est le premier à avoir cloné un chat. Depuis, il a fait encore mieux : en plus de les cloner, il a réussi à modifié leur code génétique. Le gène de la protéine fluorescente rouge a été ajouté à leur l’ADN.

En février 2007 naissaient trois Angoras Turcs génétiquement modifiés dans la chatterie de l’Université de Gyeongsang. Seuls deux chatons ont survécu et sont l’objet de toutes les attentions. Car selon les chercheurs coréens, cette prouesse technique pourrait permettre de soigner des maladies génétiques humaines.

A l’œil nu, on remarque à peine leur peau un peu trop rose. Mais dans la nuit et sous une lampe ultraviolette, les « chats OGM » rougeoient littéralement.

Plus fort que le maïs OGM, les animaux transgéniques

Alors que la France interdit les céréales OGM, les labos américains sont prêts à mettre sur le marché de drôles de zèbres.
Ils sont sur les starting-blocks, mais les autorités sanitaires américaines rechignent à donner le feu vert. Que de nouveautés en perspective ! Bacon bon pour le cholestérol, lait de chèvre analogue au lait maternel, lisier de porc moins nocif pour l’environnement, saumons à croissance ultra rapide, vaches prémunies contre les infections des mamelles…
Alors que la France vient de décider de suspendre la culture du maïs Mon810 pour l’année 2008, le seul OGM cultivé dans le pays, l’actuel débat français sur les OGM peut laisser croire que l’essentiel des enjeux réside dans les cultures. Pour les semenciers et les cultivateurs autres qu’états-uniens, oui, sans doute. Mais pour les labos, les firmes de biotechs, l’industrie agro-alimentaire américaine et même pharmaceutique, les plantes OGM, c’est presque du passé, c’est devenu la routine. Place aux bestiaux, on est dans un pays de carnivores, que diable ! Des porcins plein d’Omega 3 et qui urinent propres
Les cochons ont ouvert le bal. En 2001, des « Enviropigs » urinant 60% moins de phosphate que leurs ancêtres du XXe siècle étaient présentés par l’Université canadienne de Guelph. Les scientifiques avaient utilisé un gène conférant aux porcs la capacité de mieux digérer le phosphore. Depuis, en attendant l’autorisation de mise sur le marché de ces animaux susceptibles de réduire la pollution en nitrates des nappes et des rivières, quelques fermes canadiennes expérimentales entretiennent un petit cheptel d’Enviropigs. (J’aimerais beaucoup connaître l’avis de l’association Eau et rivières de Bretagne sur le sujet.)
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