Ruminant écologiquement modifié

Les rems sont des ruminants qui ont été génétiquement modifiés. La principale modification a consisté à modifier leur transit intestinal afin de les empêcher de lâcher des gaz qui augmentent l’effet de serre et contribuent au réchauffement planétaire.L’association « Laissez-les péter » s’oppose farouchement à cette transformation des animaux. Les militants considèrent que cette solution crée plus de problème qu’elle n’en résout.

Les écologistes pensent que les adeptes de ce procédé voulant satisfaire leur bonne conscience écologique ont volontairement ignoré les aspects négatifs de cette modification génétique. Pourtant, ils sont de taille à leurs yeux. Outre la diminution de la qualité de la viande et de la quantité de lait, les REM ne peuvent plus se nourrir d’herbe. Ils sont alimentés par de la nourriture industrielle fabriquée dans des usines dégageant des gaz à effet de serre. En résumé, pour eux, c’est de l’écologie autruche.

« On a un bien pour un double mal », explique Roberto Soon, le leader du mouvement.

 

Pour sensibiliser le public à la cause des bovins, « Laissez-les péter » organise régulièrement des manifestations bovines dans les rues de Paris.

 

  • C’est déjà demain


  • McDo veut des vaches qui rotent moins pour polluer moins

La firme veut s’offrir une image plus verte en finançant des études pour limiter les émissions de méthane par son bétail. Planté au beau milieu de la ferme du Salon de l’agriculture, le stand McDonald’s affichait fièrement sa « vraie nature », écologique s’entend. A l’appui de cette profession de foi, un dépliant coloré était distribué : papillons, petits oiseaux, bicyclettes, elle resssemble à une affiche électorale des Amis de la terre.
A sa décharge, la marque n’est pas la seule à repeindre en vert son image (les as du marketing parlent d’opération « greenwashing » ou mascarade écologique). Là où McDonald’s est le plus vulnérable écologiquement, c’est sur sa viande et qui la fournissent, les vaches.
Comme le rappelait récemment The Environmental Magazine, « l’industrie du bétail produit plus de gaz à effet de serre que les transports ». L’alerte est arrivée jusqu’au oreilles des dirigeants de McDo, qui ont décidé de se lancer dans la recherche sur l’alimentation animale. Objectif : réduire les pets et rots de vaches, émetteurs de méthane, un gaz très polluant.
La chaîne de restaurant a donc engagé une étude avec l’école vétérinaire de Purpan et son fournisseur de steaks hachés, McKey. L’enjeu est de taille : McDo prélève pour ses steaks hachés 60 kilos de viande sur 374 500 bêtes en France (sur un total de 672 800, le reste provenant d’Irlande et d’Hollande). McDo n’a en effet besoin que de certains morceaux de viande, les parties avant de l’animal, les moins nobles, d’habitude utilisées pour être bouillies (comme dans le pot-au-feu)Lire la suite de l’article sur rue 89

  • Des animaux fluorescents

La modification génétique concerne tout être vivant. Le principe est de modifier les gènes et donc les caractéristiques du sujet. On peut modifier génétiquement des fraises pour qu’elles restent fraîches plus longtemps ou le riz pour augmenter sa teneur en vitamine.Plusieurs solutions existent pour la modification génétique dont par exemple l’insertion d’un gène étranger. Si on choisit un gène d’une bactérie résistante au pesticide et on l’implante le code génétique d’une plante, on obtient une plante capable de résister aux pesticides. On peut transférer des gènes d’une espèce à une autre, car tous les gènes, qu’ils soient humains, végétaux, animaux ou bactériens sont fabriqués avec la même matière.

Une entreprise des USA vient de créer des poissons zèbre exprimant une protéine rouge fluorescente. Pour être fluorescents et montrer leur couleur rouge, les poissons doivent être éclairés par une lumière UV. Outre l’altération indéniable de leur santé, on peut s’interroger sur la nécessité de modifier la carte génétique des animaux pour des prétextes aussi futiles que le plaisir du collectionneur.
Plus sérieux est la modification génétique des souris par une équipe de scientifiques de l’Université d’Ottawa dans le cadre d’une étude sur le traitement de l’obésité. Ils ont découvert chez les souris mutante, un interrupteur moléculaire qui les rend plus maigres que des sourires ordinaires. Un gène nommé P107, fait qu’il se développe des cellules grasses brunes productrices de chaleur au lieu de cellules grasses blanches qui stockent les lipides.Le paludisme tue un million de personnes par an. Son vecteur, le plasmodium, infecte d’abord les moustiques avant d’être transmis à l’Homme par leur piqûre. D’où l’idée de chercheurs américains de créer des moustiques génétiquement résistants au plasmodium. Les premiers essais sont concluants : les moustiques « OGM » vivent plus longtemps que leurs congénères « Bio », et finissent par transmettre leurs gènes au groupe dans lequel ils sont introduits. Lâchés dans la nature, ils pourraient devenir l’espèce de moustique dominante, et interrompre la transmission du plasmodium à l’Homme.