4031673833_f92dc62203_oSupermarché qui vend des produits gratuits

Après les magasins discount, des supermarchés se mettent à la gratuité.

Plusieurs modèles économiques existent :

  • Financement par la publicité : Les clients s’inscrivent sur un site et ils sont bombardés par la publicité. Ils vont ensuite dans le magasin et subissent une deuxième avalanche publicitaire avant de pouvoir récupérer un nombre donné de produits.
  • Financement par les marques : le client s’engage à participer à une étude marketing.
  • Financement modèle prémium :  le sansousmarket offre des produits avec des très petites quantités, style échantillon.  Les clients peuvent acheter des grandes quantités.
  • C’est déjà demain

Es Lo Utimo est un supermarché qui propose aux Barcelonais des produits de beauté, de l’agroalimentaire, des produits d’entretien et même des téléphones mobiles gratuits.

Le gratuit est financé par la pub ! Les clients s’inscrivent sur un site. Moyennant 5 euros, tout de même, ils peuvent alors choisir 5 produits par mois, parmi des prototypes que les marques désirent tester avant de les lancer sur le marché.

Vous vous servez donc gratuitement en échange de votre participation à une étude marketing sur les produits que vous prenez. La gratuité est donc toute relative.

En Autriche :  Vinzimarkt est un supermarché associatif à vocation sociale . La carte de fidélité est réservée aux personnes gagnant moins de 800 euros par mois (1150 euros pour un couple).

Les produits proviennent d’invendus ou de lots contenants des petits défauts sans gravité (comme un paquet abimé). Tout est vendu au tiers du prix habituel, voire gratuit pour certains produits de première nécessité : le kilo de tomate à 30 centimes d’euros et le pain à 0 euros !

  • Est-ce une idée désirable ?

  • Oui

Le principe de la gratuité ne fait pas fonctionner la pompe à sous. Cet assèchement de la traditionnelle mécanique capitalistique peut obliger à innover pour le meilleur, c’est à dire le bien du plus grand nombre et non plus celui d’un nombre réduit de nantis.

  • Non

Quand la gratuité s’accompagne d’un  déferlement publicitaire, on peut estimer que c’est un leurre pour mieux gagner de l’argent et enrichir toujours les-mêmes. On peut donc nommer le sansoumarket, le gogomarket.

A vous de juger