Régime politique qui assoit son pouvoir en confiant d’importantes responsabilités à ses gamins. (Mot lié : sarkominateur)

La sarkominature est un système de diffusion du pouvoir par délégation familiale. Le sarkominateur fait pression sur les autorités pour qu’on donne d’importantes fonctions à ses enfants

La première sarkominature fut mise en place par le président Nicolas Sarkozy. Le mot  a été créé quand papa a demandé à ce que fiston, âgé de 23 ans, devienne président de l’Epad, un établissement public gérant le quartier des affaires de la défense. Le jeune homme était alors en train de redoubler sa deuxième année de droit.

La sarkominature a permis à Carlito Sarkozy (l’enfant de Nicolas et Carla Sarkozy) de devenir à quatre ans ministre du repérage de la délinquance en maternelle.

Le Net s’enflamme

Depuis vendredi soir, le conseiller général des Hauts-de-Seine est devenu le premier sujet de conversation des utilisateurs français de Twitter, qui utilisent le hashtag #jeansarkozypartout.

Les plus décapants sont recensés sur le site www.jeansarkozypartout.com, créé sur le modèle graphique d’une version du site du mouvement de Ségolène Royal, Désirs d’avenir, qui avait lui-même suscité beaucoup de parodies sur Internet. Le « tweet » le plus plébiscité est l’œuvre du conseiller municipal Vert à la mairie de Paris, Denis Baupin: « Il y a trois pays où on hérite du pouvoir de père en fils : Gabon, Corée du Nord et Hauts-de-Seine ».

Le Times de Londres est à peine moins tendre. Le quotidien britannique évoque « l’embarras » au sein de la classe politique dirigeante et les réactions mitigées de nombreux membres de l’opposition mais aussi de l’UMP. Pis, le journaliste rappelle que contrairement à son père qui « s’est frayé son propre chemin en se présentant aux élections locales« , Jean Sarkozy a quant à lui très largement bénéficié du réseau du président pour asseoir sa position dans les instances des Hauts-de-Seine. L’auteur enfonce un peu plus le clou en tançant le look de « golden boy » du jeune héritier.

L’affaire est reprise sur le blog de Charles Bremner, correspondant du Times à Paris, qui fustige la « république bananière » en voie d’instauration en France. Bremner ne mâche pas ses mots : il lie dans un seul billet l’affaire Clearstream, le scandale autour du livre de Frédéric Mitterrand, La Mauvaise Vie, et la nomination  de « Sarko Junior » à un poste-clé de « Sarkoland« . Il en profite pour préciser au passage que le jeune homme de 23 ans redouble actuellement sa deuxième année de droit. Moins virulent, The Independent mentionne rapidement la nomination du fils du président de la République au détour d’un article sur la controverse autour des écrits de Frédéric Mitterrand.

Source le Monde