Pathologie caractérisée par une confusion entre vie réelle et virtuelle

Apparue avec le développement des mondes virtuels, la schizavartoze se traduit par un transfert des modes opératoires des mondes virtuels dans la réalité.

Les personnes atteintes de ce syndrome se vivent comme des avatars et agissent  comme si elles étaient des êtres virtuels. Cette confusion peut avoir des conséquences dramatiques tant pour le malade que pour ses proches :

  • Plusieurs dizaines de personnes se sont jetés dans la vide depuis le toit d’immeuble ou du haut de falaise. Elles croyaient pouvoir voler comme dans la vie virtuelle. D’autres se sont ouvertes l’abdomen avec un couteau. Elles voulaient faire sortir le feu sacré qu’elles croyaient avoir en elles.
  • A Paris, un adepte d’un univers virtuel guerrier s’est mis à tuer tous ses voisins. Il pensait qu’ils appartenaient à une guilde ennemi.
  • Les malades ne font plus la différence entre les expériences de leur double numérique ont dans des univers virtuels et ce qu’ils vivent dans le monde réel. Fort de cette confusion, une américaine a braqué une banque pour récupérer une épée d’invisibilité. L’affaire s’est terminée par un carnage. La malade ne comprenant pas que ceux qu’elle prenait pour des joueurs se moquent d’elle, elle a sorti une mitraillette et a tiré dans le tas.

Si les médecins préconisent une dévirtualisation progressive pour soigner ces malades, ils sont de plus en plus désarmés devant cette pathologie qui commet chacun jour de nouveaux dégâts. Ils avouent être d’autant plus inquiets qu’un nombre croissant de personnes gagne sa vie en étant un avatar et donc en échangeant majoritairement avec des êtres virtuels.

Les germes de cette future pathologie dévastatrice se trouvent tant dans la technologie que la psychologie de l’individu. On espère juste que les poètes ne nous affirmeront pas demain que l’avatar est l’avenir de l’homme.