Mélange de  cupidité et de stupidité qui aboutit à la bêtise collective

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La scupidité est une  propension latente des hommes qui provient sans doute de la peur ancestrale de manquer et également de la mort.

Cette caractéristique est le résultat de la cupidité individuelle (aussi collective) qui a atteint son apogée à la fin du 20ème siècle et qui a conduit à une stupidité collective que nous vivons aujourd’hui et pour encore quelques années. Elle résulte aussi d’un monde dans lequel la recherche de « l’être » (plutôt que de « l’avoir »), du sens et de la spiritualité est passé au deuxième voire au dernier plan, un monde dans lequel l’émerveillement, le questionnement et le mystère sont devenus absents pour une trop large majorité de personnes. »
La scupidité est manifeste lorsque l’on n’agit plus que pour avoir et qu’il faut avoir pour pouvoir agir… la boucle est bouclée.
Dit autrement et au travers d’exemples:
– je travaille pour avoir de l’argent … et sans argent ou sans assez d’argent je ne peux rien faire
– je m’exprime pour avoir un nouveau mandat politique, il me faut un (ou plusieurs) mandat pour agir.
– j’apprends pour avoir une bonne note ou un diplôme, sans diplôme ou sans note je ne peux plus apprendre.

La scupidité s’exprime et se traduit par l’accumulation (de  biens, de mandats, d’argent, diplôme …) bien au delà du
nécessaire, du suffisant au détriment du collectif, des biens communs, de l’environnement.

Cette scupidité nous a conduit à des comportements collectifs aberrants, destructeurs et stupides en dépit du bon sens. Pour n’en citer que quelques-uns récents ou non voici quelques effets engendrés par ces comportements:
– la marée noire près de la Louisianne qui aurait pu être évitée si BP (comme toutes les autres entreprises) ne pensait pas uniquement en terme de profits) et si les règlements avaient été plus stricts.
– la crise monétaire et le système monétaire actuel qui conduit à laisser des populations dans la misère et d’autres dans l’accumulation
– la destruction des Indiens d’amérique et tous les massacres et génocides du 20ème siècle
– l’installation de centrales nucléaires sur des zones sismiques (ailleurs aussi)
– la destruction de la biodiversité (forêt amazonie, abeilles en danger, …etc)

« On assiste à une domestication de l’homme par l’homme ou plutôt par les institutions qu’il a lui-même créées et qui lui échappent. » écrit Thierry Gaudin dans « l’Avenir de l’Esprit » (http://www.cgm.org/Forums/Confiance/notes-de-lecture/avenesp.html)

Alors comment sortir de cette scupidité, de ce conditionnement de l’homme par l’homme, de cette domestication abêtissante, cet abrutissement généralisé ou l’homme s’est piégé par les institutions et le contexte qu’il a lui-même crée ?

Un mot proposé par Marc Tirel