Délinquance pratiquée par les personnes âgées

2020 Un homme de 82 ans braque une banque en fauteuil roulant. Il menaçait de dégoupiller une grenade si on ne lui donnait pas l’argent. Les employés ont cédé, car il hurlait qu’il n’avait plus rien à perdre. Les habitants de la maison de retraite de G. ont pris en otage le personnel. Ils réclamaient pour les libérer du Viagra et des jeunes hommes et femmes.

Les délits commis par des personnes âgés se répétant, on parle de sénioquance.

L’augmentation de cette nouvelle forme de délinquance résulte de plusieurs phénomènes :

  • L’augmentation des personnes âgées et le rejet par les plus jeunes de cette tranche d’âge trop nombreuse. Les séniors ont du mal à accepter le mépris dans lequel les tient leurs enfants et petits enfants.
    • La paupérisation de la générations des plus anciens. Les seniors ont des conditions de vie de plus en plus difficiles, et certains franchissent le pas, comme un geste désespéré.
      • La multiplication des drogues de rajeunissement qui provoquent des troubles psychologiques graves.
        • L’isolement. Des séniors commettent souvent un crime pour pouvoir parler.

          Étymologie : Séniquance vient du contraction des mots sénior et délinquance.

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          Les papys flingueurs

          Laurence Ubrich publie « Les papys flingueurs », une enquête sur la délinquance des seniors… Ils ont la réputation d’êtres bienveillants et inoffensifs…Pourtant, un beau jour, certains d’entre eux franchissent le pas de la délinquance. Coup de folie isolé ou gestes désespéré répondant à des causes sociologiques profondes, la journaliste Laurence Ubrich s’est penché sur un phénomène encore tabou et méconnu : la délinquance des seniors. Entretien.
          • On a du mal à imaginer que des seniors puissent devenir délinquants ?
          Il est vrai que c’est une réalité qui reste taboue, qui explique notamment le fait qu’il n’existe pas d’étude de victimologie sur le sujet. Selon les gens que j’ai pu rencontrer, beaucoup avancent l’idée que l’image que l’on se fait de la vieillesse provoque une sorte de repoussoir : nous n’avons pas envie de nous reconnaître en eux, et de fait, on leur déni la possibilité de basculer dans des actes jugés répréhensibles. En fait, à nos yeux, tant qu’ils restent des personnes victimes, fragiles ou vulnérables, on accepte cette image car elle nous renvoie à celle de nos grands-parents, à une certaine forme de sagesse. Mais, sorti de cette symbolique, c’est plus compliqué à accepter. 

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