Journalisme régressif qui consiste à couvrir un évènement en envoyant des messages dénués d’intérêt.Un événement qui bouleverse le mond. La terre twitte. Les journalistes se ruent sur cette actualité et utilisent Twitter pour couvrir l’évément.

Comme  il y a peu de chose à en dire,  les journalistes comblent le vide en envoyant des messages affligeants. Ils parlent d’eux-mêmes, livrent des informations sans aucun intérêt, filment leurs collègues, parlent au conditionnel… On dit qu’ils pratiquent du strausstwitisme.

Le strausstwittisme contribue à créer un tableau peu reluisant d’une profession.

Origine de mot : Le mot est composé du mot Strauss une abréviation de Strauss-Kahn, un politique qui a fait gloser la twittosphère en mai 2011.  Et de pointillisme, un courant picturale qui consiste à peindre par petites touches, par points de tons purs juxtaposés.

  • Actualité du mot

Alors que Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir violé une femme de chambre la presse pratique le strausstwitisme.

Quand les journalistes attendant son arrivée au tribunal, ils racontent qu’il pleut ou parlent d’eux : « Le juge sort de la salle. Moi je n’ose pas aller faire pipi de peur de perdre ma place au 1er rang. »

Ils livrent des informations du plus haut intérêt : « Les policiers sont tous costauds. La plupart ont les bras tatoués. Celui devant moi a deux toiles d’araignée de 20 cm sur les coudes. » « Une énorme Limousine passe devant le commissariat. Les blagues fusent… »

Ils se photographient quand ils sont nombreux à attendre et un peu moins nombreux. Ils parlent au conditionnel : « Selon ma voisine du New York Times, DSK aurait quitté le commissariat. »

On comprend néanmoins dans cette profusion de riens certains modes de fonctionnement : « La police vient de préciser aux photographes que DSK marcherait devant eux à sa sortie du commissariat, avant de monter dans voiture de police. » « Etonnant comme la police insiste sur le fait que les photographes auront le temps de photographier DSK. »