Action verte servant à communiquer et à faire croire à un engagement écologique

Le subvertcom est un moyen habile pour faire croire que l’on contribue activement au sauvetage de la planète alors qu’on cherche juste à faire parler de son entreprise.

L’écologie étant à la mode, les entreprises rivalisent d’imagination verte pour créer du buzz autour d’elles.Au menu des subvertcoms, on a :

  • les animaux qui remplacent des machines et diminuent la consommation énergétique et la pollution (les chèvres tondent les pelouses,
  • les chats servent de couverture, les chiens de coursiers, les chevaux tirent les voitures de fonction….),
  • les hommes contributeurs d’énergies propres (ils pédalent en travaillant, les couloirs récupérateurs d’énergies…),
  • les jardins d’entreprise (les salades de la cantine en direct du champ d’a côté)…

Les subvertcoms ont un impact écologique dérisoire et représentent souvent un investissement important. Ce sont des leurres qui donnent l’impression que l’environnement est une préoccupation qui s’intègre dans la stratégie globale de l’entreprise.

Origine : Subvertcom est un mot composé de subterfuge, vert et communication.

  • C’est déjà demain

Quand les entreprises communiquent sur leur action verte, il n’est pas inutile de se demander : « Est-ce que l’action médiatisée a un réel impact écologique ou est-ce juste un subvertcom ? »
  • Google recrute…200 chèvres

La région de Mountain View (Californie), qui abrite le Googleplex, siège social de Google. En plein dans la Silicon Valley, ces terres sèches sont sujets à de fréquents incendies. Pour réduire les risques, le numéro 1 des moteurs de recherche a opté pour une solution tout sauf technologique.
Malgré la crise et un chiffre d’affaire en baisse, le géant de Mountain View vient de recruter 200 nouveaux Agent de sécurité incendie. Google a annoncé la nouvelle sur son blog par le biais de Dan Hoffman, : « Nous avons certains terrains que nous devons tondre à l’occasion pour éliminer les mauvaises herbes et les broussailles pour réduire les risques d’incendie ».
Ce responsable du site poursuit en indiquant avoir choisis une solution avec un « impact carbone » minimum « Au lieu d’utiliser des tondeuses électriques bruyantes qui utilisent de l’essence et polluent l’air, nous avons loué des chèvres … pour faire le boulot à notre place ». Les petites bêtes à cornes sont louées à la société Californiagrazing, et sont surveillées sur site par Jen, un chien de berger de la famille des Border Collie.
Dan souligne qu’il ne paye pas moins que s’ils avaient engagés des humains pour passer la tondeuse, mais il est indiscutable que sur le plan « relation publique, « image de marque » et « ami des solutions vertes » Google y gagne ! Source Sicw-news