Création ou diffusion de technologies qui permettent d’aider les plus pauvres à répondre à leurs besoins. développement

Le technoveloppement regroupe le développement et la diffusion de technologies qui permettent de répondre aux besoins des pays pauvres.

Le technoveloppement s’appuie sur l’étude des usages et de la manière dont les régions les plus pauvres du monde s’approprient les TIC. Il intègre toutes les composantes spécifiques à une région (ou communauté) pour proposer des technologies qui satisfassent des besoins réels.

La grande difficulté du technoveloppemen est de projeter des visions et des pratiques des technologies sur des communautés qui ont leurs priorités.

 

Les pays pauvres réinventent le SMS

Les pays pauvres réinventent le SMS, et l’avenir des mobiles Il a fallu 15 ans pour que le quart de l’humanité soit doté d’un téléphone mobile, en 2003, et quatre ans seulement pour que la moitié de la population mondiale, soit 3,8 milliards d’individus, en soit équipée. La quasi-totalité des futurs nouveaux entrants résident désormais dans les pays du Sud, où les usages sont bien différents de ce que l’on connaît dans nos contrées dites “développées“.

InternetActu a déjà plusieurs fois relayé la thèse selon laquelle le futur des usages, innovations, technologies et marchés liés à la téléphonie mobile se dessinait notamment dans les pays pauvres, en évoquant par exemple ce qui se passe en Inde ou au Kenya.

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AFRICA’NTI

Africa’nti programme de recherche du Centre d’étude d’Afrique noire (Unité mixte de recherche CNRS – Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux-France)

Africa’nti , observatoire sur l’insertion des technologies de la communication en Afrique a été créé en 1998. L’objectif de ce programme est d’analyser comment s’insèrent dans les pratiques sociales et dans les territoires les moyens nouveaux d’information et de communication, (du téléphone à internet) et quel est leur impact. Il s’agit de suivre, à partir d’une analyse des politiques publiques, les grandes lignes de l’évolution des infrastructures et des équipements, de leur répartition spatiale et de leurs perspectives, dans le domaine des réseaux d’information et de communication qui permettent aux différents pays d’être reliés entre eux et de s’insérer dans « la « mondialisation ». A ce bilan sur les systèmes techniques est associée une analyse des enjeux, des stratégies, des atouts et des risques pour différents types d’acteurs, de l’échelle internationale à l’échelle locale.

On part de l’hypothèse que les pays des Suds se caractérisent à la fois par une « modernisation paradoxale » (JF Bayart) liée à l’importance de l’économie « informelle », par une vitalité des réseaux sociaux nationaux et transnationaux et par une faiblesse de l’Etat. D’autre part, la dématérialisation et la mobilité (relative) de systèmes nouveaux comme le téléphone mobile et Internet peuvent être des atouts dans des territoires où le maillage par les réseaux physique est déficient. Dès lors se pose la question de la compatibilité des technologies de la communication avec un tel contexte et des formes d’appropriation possibles dans le tissu socio-territorial dans une phase de transition vers la privatisation des opérateurs de réseaux et des fournisseurs de service. Les objets nomades d’aujourd’hui et les satellites de télécommunication offrent déjà la possibilité d’être relié de n’importe où à n’importe qui à travers le monde à condition d’en avoir les moyens, elles comportent le risque d’un contournement du territoire de l’Etat et peuvent être compatibles avec des économies non contrôlées (telles que celles de l’ex Zaïre ou du Libéria). Ainsi, cette mobilité est à la fois source de promesses et de dangers pour la gestion des territoires et la gouvernance des sociétés. La question des relations entre la régulation des nouvelles technologies et l’équité socio-spatiale est fondamentale.

http://www.africanti.org