ToitVert2

Jardin potager installé sur le toit d’un immeuble

Un toitager est un lopin de terre sur le toit d’un bâtiment situé en ville. La plupart du temps, il est entretenu par les habitants de l’immeuble. L’objectif est de produire des légumes destinés à leur consommation.

On trouve aussi des serres, des fermes aquaponiques et des ruches.

Outre produire des légumes locaux, le  toitager est  un excellent isolant thermique. Il  réduit  les coûts de chauffage et de climatisation

Synonymes : toiterre, végétoilien.

 

C’est déjà demain

A New York, le PlaNYC 2030 -plan de développement durable-, lancé en 2007 par le maire, Michael R. Bloomberg, a stimulé les initiatives en offrant des abattements fiscaux pour l’installation des toiterres.

Paula Crossfield qui édite Civil Eats, un  blog consacré à la politique alimentaire américaine, a construit un potager communautaire sur le toit d’un immeuble de six étages. « En 2008, j’étais une pionnière à Manhattan, aujourd’hui, il y a au moins 10 fermes de plus de 1 hectare à New York et, à chaque coin de rue ou presque, on trouve des potagers sur les toits », dit-elle.

Gotham Greens’ est un projet consistant à installer des serres sur des toits de Brooklyn.  Dans ces serres, on utilise le principe de la culture hydroponique. La terre est irriguée par une solution  qui apporte des sels minéraux et des nutriments essentiels à la plante.

Un reportage sur des toiterrien de Brooklyn.

Tokyo, du bio sous les toits

A Kanda, quartier universitaire de Tokyo, Kenji Takashio, directeur de projet d’environnement vert de l’entreprise Kuboco in Harmony et fondateur de l’association non lucrative Oedoyasai (“légume d’Edo”)  plante des végétaux et du gazon sur les dalles de béton couvrant les édifices. Il s’occupe aujourd’hui d’une trentaine de jardins en hauteur.

Dans ces potagers qui flirtent avec le ciel et qui s’étendent sur de petites superficies (entre 40 et 60 m2), asperges, épinards, poivrons, tomates, aubergines, courgettes, poireaux, potirons, maïs, shiso et basilic, mais aussi pastèques, mûres et myrtilles poussent en surplombant le macadam. La moitié de la récolte est vendue à une boutique voisine d’onigiris (boulettes de riz). L’autre est dégustée sur place lors des visites ou donnée au personnel.

Sans-abris sur le toit

Un  ancien sans-abri, épaulé par une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, a créé un jardin partagé sur le toit du Southbank Centre, afin d’œuvrer pour la réinsertion d’anciens détenus ou toxicomanes.

Le jardin anglais a été conçu par l’architecte paysagiste Eden Jane Knight en collaboration avec le designer Paul Stone.

Plus qu’un sanctuaire urbain pour les fleurs, plantes, insectes ce jardin est pour Paul Pulford et son équipe une véritable fierté. Ces plantations permettent   pour des personnes en situation de détresse de faire germer un possible avenir plus souriant.

A Paris, un jardin est installé  sur le toit d’un gymnase, 89 rue des haies, dans le vingtième arrondissement de Paris.  (Néoplanete)