Pilule permettant de faire planer son avatar dans les univers virtuels.

 

Quand l’avatar avale un tripatar, les effets sont divers :

  • Il ne vole plus, il plane. Il va de manière imprévisible à droite et à gauche. Vous ne pouvez plus le téléporter où vous désirez.
  • Il se transforme en un animal extraordinaire ou un objet fantastique, se dédouble, s’effrite, change de couleur.
  • Il tient des propos incohérents et pose souvent des actes de même nature. Régulièrement, l’avatar sous youtrip  dépixelise ses proches ou, en d’autres termes, leur enlève leur substance.
  • Il a des hallucinations visuelles et tout son proche environnement se déforme.

Le tripatar mettant de l’animation dans les mondes virtuels, il fut rapidement la coqueluche des habitants des deuxièmes mondes.

Le bi-tripatar, dernier modèle du tripatar, fait planer tant l’avatar que son propriétaire. Des hommes et des femmes sous effet de bi-tripatar se sont jetés par la fenêtre en croyant qu’ils allaient voler.

Les drogues ne sont pas comme le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’arrêta à la frontière de la France, elles franchissent les barrières du réel pour entrer dans les mondes virtuels.

Jeux et drogues

Sur les centaines de jeux vidéo qui sortent chaque année, seuls quelques-uns évoquent la drogue ou permettent d’en consommer à l’écran : Grand Theft Auto IV et Orcs & Elves permettent ainsi de se bourrer la gueule, faisant tanguer l’écran.

Dans le prochain Fallout 3, un substitut de morphine, entre autres, sert à se soigner. Dans The Warriors, par les créateurs de GTA, c’était de l’herbe. Plus critique, Haze, où le héros utilise du «nectar» pour viser mieux, se déplacer plus rapidement et vivre dans un monde imaginaire sans effusion de sang et rempli de couleurs vives. Quant à Bioshock, on y passe l’aventure à se planter des seringues dans le bras pour gonfler ses capacités.

Source

Cosmique trip sur Second Life

On connaissait déjà la Salvia, plante mexicaine hallucinogène aux effets fulgurants, alias « drogue YouTube », qui fait sauvagement tripper les ados américains en mal de sensations. Mais qui a entendu parler de la Virta-Flaneurazine (VF), une drogue programmable conçue par les docteurs John Craig Freeman et Will Papenheimer pour divaguer dans les univers virtuels, et plus précisément dans Second Life ?

Notre avatar pousse les portes de la clinique fraîchement ouverte et se porte volontaire pour les essais. Après avoir rempli un questionnaire médical, il avale la VF, prometteuse gélule bleu et blanche (déconseillée aux moins de 18 ans) et percute d’entrée un banc de crapauds volants. Il s’agit non pas des premières hallucinations mais des cobayes utilisés pour les expérimentations qui ont proliféré dans le monde virtuel. « C’est une variété de crapauds qui sécrètent de la bufoténine », expliquent les médecins qui disent s’être intéressés à cette toxine pour synthétiser la VF dont les effets sont similaires. Batraciens que suçaient déjà les hippies pour décoller.

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